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Echanger en Méditerranée. Acteurs, pratiques et normes dans les mondes anciens
Baroni Anne-Florence ; Bernard Gwladys ; Le Teuff
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753549012
Si les travaux abondent sur la place et la nature du marché dans l'économie antique, sur le poids économique de l'esclavage, sur la question des avancées techniques ou Scelles des circulations de marchandises, les conditions en elles-mêmes de l'échange n'ont que peu retenu l'attention des spécialistes, ou alors de manière ponctuelle et isolée. Et pourtant, la question de la langue dans laquelle se faisait et était libellée la transaction, celle de l'armature juridique qui encadrait cette dernière, ou encore celle des acteurs qui y prenaient part s'imposent comme des interrogations légitimes pour qui s'intéresse à la réalité de ces échanges en Méditerranée. Au travers des dix contributions qu'il réunit, cet ouvrage propose une approche historique et transversale de plusieurs problèmes économiques complexes dans diverses régions du monde antique, de l'Egypte à la péninsule Ibérique en passant par la mer Noire, l'Italie, le sud de la Gaule ou encore l'Afrique. En outre, en accordant la part belle aux sources, qu'elles soient dé nature littéraire, juridique, épigraphique ou papyrologique, son ambition est de présenter à un public averti ou simplement amateur, des dossiers de recherches et des réflexions innovantes et renouvelées sur la question des échanges en Méditerranée.
A nous deux maintenant !" Tel est le défi qu?Eugène de Rastignac lance à Paris après l?enterrement du père Goriot. Comme lui, Honoré de Balzac a été "un grand homme de province à Paris", un ambitieux avide de succès littéraires et mondains. Paris a représenté pour ses personnages comme pour lui une conquête et une inépuisable source d?inspiration. Du Marais de sa jeunesse au Quartier latin, de Montparnasse aux villages du grand Paris où il se réfugiait pour échapper à ses créanciers, ce flâneur a toujours observé avec passion les spectacles offerts par la capitale pour mieux la décrire et en saisir l?esprit. S?il a rêvé du faubourg Saint-Germain et de ses duchesses qu?il espérait séduire par sa célébrité précoce et sa particule postiche, il a été moins un mondain qu?un ermite. A son bureau jour et nuit, en robe de moine devant son légendaire café, dans des chambres décorées comme des boudoirs de sultanes, il poussait la folie des grandeurs jusqu?à s?obstiner sans répit dans l?écriture d?une oeuvre.
L'art a, bien souvent, à l'Ecole, été présenté comme " un supplément d'âme "... Ainsi l'a-t-on longtemps relégué au second plan, après les " apprentissages fondamentaux"... Ainsi l'a-t-on même, parfois, réservé aux bons élèves, à ceux qui pouvaient se permettre - parce qu'ils n'avaient pas de retard scolaire - de s'adonner à des activités " gratuites ". Fort heureusement, l'Education nationale n'en est plus là. L'éducation artistique s'est considérablement développée ces dernières années et la création, par Jack Lang, des Classes à projet artistique et culturel (PAC) a représenté une avancée décisive : en permettant des collaborations entre des artistes et des enseignants, en proposant de mettre en place des projets impliquant les élèves tout au long d'une année scolaire, en prévoyant un financement spécifique pour ceux-ci, l'on a impulsé une dynamique nouvelle particulièrement féconde. Les enseignants ne s'y sont pas trompés qui ont plébiscité en masse ce dispositif. Ainsi comprend-on aujourd'hui que, loin d'éloigner des apprentissages, l'art permet d'y (re) venir. Il donne sens à la culture et inscrit les savoirs scolaires dans une démarche qui permet leur appropriation. Il féconde les pratiques pédagogiques et redonne à l'enseignant une véritable fonction de " vecteur culturel ". Aussi, l'expérience de " Naître à l'art ", retracée dans ce livre, est-elle, à tous égards, exemplaire : voilà des enfants en grande difficulté scolaire, des enfants qui n'ont pas accédé, pour la plupart, à la lecture et à l'écriture. Voilà des enseignants, des éducateurs et des artistes qui décident de travailler ensemble pour leur offrir une " pédagogie du détour " leur permettant de se réconcilier avec l'apprendre. Voilà des praticiens qui collaborent avec des chercheurs pour mettre en place, réguler et évaluer des méthodes peu ordinaires. Voilà une démarche grâce à laquelle des exclus de la connaissance se reconstruisent, retrouvent une place à L'école, reviennent vers les apprentissages traditionnels mieux armés et plus motivés, et où les enseignants, les artistes, les travailleurs sociaux et les éducateurs pourront trouver, à la fois, des outils pour agir et des raisons d'espérer. Tant il est vrai qu'on n'en finit pas, à l'Ecole comme ailleurs, de naître : naître à la vie, naître à la connaissance, naître à soi-même. " Naître à l'art ", c'est tout cela tout à la fois " naître à l'expression artistique" et " naître par l'art ". Sans rien renier des exigences essentielles de l'art. Sans rien renier, non plus, des exigences fondatrices de l'acte éducatif. " Philippe Meirieu.
En 1819, M. et Mme Balzac installent leur fils ainé, âgé de 20 ans, seul, dans le Marais parisien. Une installation décisive pour le jeune Honoré qui a supplié ses parents de le laisser interrompre ses études de droit durant au moins deux ans, le temps, espère-t-il, de lancer une carrière littéraire. Il vit pauvrement dans une mansarde, traduit les premières pages de L?Éthique de Spinoza, rédige un essai philosophique sur l?immortalité de l?âme, et surtout, compose un drame théâtral sur Cromwell qu?il fait lire à un académicien. Verdict: « Ce jeune homme doit faire de tout, excepté de la littérature! » Heureusement il a d?autres satisfactions que l?écriture. L?année de ses 20 ans, il rencontre Mme de Berny. Elle a 42 ans, a déjà eu neuf enfants, et pourtant il en tombe follement amoureux. Maltraité par sa mère, il a besoin d?être l?enfant chéri d?une autre. D?ailleurs, il l?appelle Maman, elle devient sa protectrice. Elle a reconnu en lui le génie, elle l?encourage, le rassure: « Vous êtes un oeuf d?aigle couvé par des oies. » À son contact, il devient un expert de l?âme féminine. Sa rencontre avec Auguste Lepoitevin de l?Egreville, un littérateur qui achètera quelques années plus tard un tout jeune journal nommé Le Figaro, va lui mettre le pied à l?étrier. Ils rédigent à quatre mains (surtout celles d?Honoréen fait) des romans d?aventures publiés sous pseudonymes. Cela lui donne envie de devenir imprimeur lui-même. Catastrophe: en moins de trois ans, le jeune Balzac se ruine durablement. Il est maintenant condamné à écrire, toujours plus, toujours plus vite, pour rembourser ses créanciers. En 1829, l?année de ses trente ans et de la mort de son père, il publie Le Dernier Chouan, sa première oeuvre publiée sous son vrai nom, mais sans la particule qu?il y ajoutera par la suite.Lire Balzac à 20 ans, c?est découvrir le modèle même de tous les jeunes gens pauvres qui, dans La Comédie humaine, « montent » à Paris pour, comme Honoré l?a fait lui-même, y chercher la gloire littéraire et le succès auprès des femmes. Souvent en vain. Lui l?obtiendra de son vivant, car sa peinture de la société de son époque portera une telle vérité qu?elle fera de lui le grand romancier du siècle. Cette oeuvre visionnaire ne lui permettra ni de s?enrichir, ni de passer les portes de l?Académie Française, comme il l?espérait, mais fondera la littérature et le cinéma modernes, et surtout réalisera avec éclat son rêve le plus cher: illustrer glorieusement le nom de Balzac.
Nietzsche éducateur est une mine de renseignements non seulement sur l'un des "trois Grands" qui annoncèrent le vingtième siècle (Nietzsche, Marx et Freud), mais une approche originale des problèmes majeurs de notre temps, en particulier dans le domaine si complexe de l'éducation et de l'instruction, où la lucidité du philosophe allemand aide à dépasser les faux problèmes tels que contrainte/liberté, discipline/autonomie, respect/révolte... Christophe Baroni, dans un style limpide, nous présente avec objectivité les diverses facettes du philosophe, et le lave définitivement du soupçon d'avoir été l'inspirateur de la mégalomanie hitlérienne. L'auteur montre aussi comment Nietzsche est interprété par la Nouvelle droite française. Et il donne, sous le titre " Des Surhommes de pacotille", des exemples hallucinants de la mégalomanie délirante de sectes sataniques, en Europe et aux États-Unis - sectes où l'on croit pouvoir se réclamer de Nietzsche et où l'on vit volontiers dans un culte nostalgique des SS... Nietzsche fut au contraire un "bon Européen ", précurseur d'une nouvelle Europe enfin délivrée du " nationalisme de bêtes à cornes", des "folies nationales " : il pressentait que "l'Europe veut devenir une". Nietzsche fut aussi un précurseur de la psychanalyse (Freud se refusait le plaisir de le lire, de peur d'être influencé), un précurseur de la révolution sexuelle de Wilhelm Reich, un précurseur de l'antipsychiatrie et de la non-directivité.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.