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Répression et discrimination syndicales
BARNIER LOUIS-MARIE
SYLLEPSE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782849503249
Chaque jour, quatre dossiers de licenciements de représentants du personnel sont déposés. Des syndicalistes devant les tribunaux, du fait de leur action syndicale pour sauver des emplois ? Cela devient de plus en plus fréquent. Presque banal. Des syndicalistes poussés dehors, par tous les moyens, même les plus bas, par la direction des entreprises, c'est maintenant monnaie courante. Exit ceux qui dérangent, qui alertent, qui résistent. L'heure est à l'employeur-roi. Sans entraves, sans limites, sans contre-pouvoirs. Dans tous les domaines. Par ailleurs, répressions et discriminations syndicales sont des phénomènes très inégalement pris en compte par les organisations syndicales. Dans ces conditions, le risque est grand d'assister dans les années à venir à leur augmentation, probablement à bas bruit. De même, comparativement à d'autres pays, le fait syndical en France est globalement nié et source d'affrontements. Cette Note de la Fondation Copernic entend produire un état des lieux documenté sur un phénomène inconnu, invisible, dissimulé, censuré, en tout cas insuffisamment étudié. Pour mieux mettre en valeur les luttes et les victoires menées dans ce domaine. Pour avancer également des premières propositions, aptes à protéger l'activité syndicale de résistance au libéralisme, de résistance aux licenciements et de résistance aux harcèlements dans l'entreprise.
Le métier de PNCDix-sept heures. L'heure de se préparer pour le départ. Natacha soupire en pensant aux trois jours qui s'annoncent: un aller vers Bangkok (douze heures de vol), un jour et demi pour récupérer puis retour... Laisser donc sa famille, sa maison, son confort pour trois jours complets. Heureusement, ce n'est pas le départ de chez soi à cinq heures du matin, comme pour les vols plus courts. Mais c'est aussi la perspective du voyage qui émoustille. Avec un peu de chance, l'arrivée se fera au soleil. Les passagers sur cette destination sont plutôt sympas en général, s'imaginant déjà sur des ruines, sur la plage ou à la découverte d'un pays. Peut-être quelques rencontres intéressantes en perspective au détour d'une conversation. Prévoir sa valise avec des vêtements correspondant à la température de Bangkok, laisser un mot avec les coordonnées de l'hôtel (toujours le même, heureusement) et un gros bisou pour sa fille, quelques rappels aussi pour son mari qui va gérer la maison pendant deux jours: penser au rendez-vous chez le médecin de la petite, acheter du lait, etc.Départ de la maison. Une journée normale commence, normale pour un Personnel Navigant Commercial (PNC).PRÉPARATION DU VOLArrivée à l'aéroport. Natacha se gare dans l'immense parking. La voiture est souvent nécessaire car, suivant les horaires, il n'existe pas toujours de transport en commun. Puis elle retrouve ses collègues, eux aussi encore un peu enchifrenés. Un café à la cafétéria, puis commence le briefing dans une petite salle delà direction des opérations de la compagnie. Autour du chef de cabine principal se regroupe l'équipage commercial, ceux qui seront chargés des passagers durant le vol. C'est le moment où ce collectif de quinze PNC se découvre, car l'équipage est reformé à chaque mission au hasard des affectations. Un chef de cabine principal, deux chefs de cabine, douze PNC. L'équipage technique (le commandant de bord et le copilote), est un peu plus loin à la PPV (service de préparation des vols) et prend connaissance des éléments pratiques du vol. Quelques plaisanteries permettent de détendre l'atmosphère dans la salle de briefing. Natacha ne connaît aucun des présents, sauf Jean et Bruno, avec qui elle a déjà volé deux fois. Elle se rappelle aussi avoir partagé avec Bruno un incident, un conflit avec un passage» énervé. Incident sans importance heureusement. Elle commence déjà à classer les présents, ceux sur lesquels elle pourra s'appuyer en cas de problème, ceux qui seront plutôt des gêneurs, ceux avec qui elle pourra aller boire un verre en escale pour ne pas se retrouver seule à se morfondre le soir loin de chez elle. Le moment est un peu froid, on se regarde, on s'évalue. Mais Natacha sait que dans la cabine, quand on vérifiera la mise en place ensemble, on aura le temps d'échanger et de se connaître.Elle observe la maîtrise, les chefs de cabine et le chef de cabine principal (CCP): c'est sur eux qu'elle devra se reposer en cas de problème durant le vol, aujourd'hui c'est bon, ils assurent. Rencontrer le commandant de bord et le copilote, qui passent les voir, rassure encore plus: on sera en de bonnes mains durant le vol.
Vergne Francis ; Barnier Louis-Marie ; Canu Jean-M
Résumé : Défaire l'emprise néolibérale sur toute la société appelle la "convergence des luttes". L'exploitation, les oppressions, les injustices, les catastrophes écologiques ne sont pas isolables les unes des autres. Chacun·e dans sa vie le ressent. L'exigence d'une vie digne, le féminisme, l'antiracisme, l'écologie, la démocratie, les droits individuels et collectifs sont d'ores et déjà des causes partagées dans de nombreuses organisations syndicales. Mais une étape doit être franchie en tirant toutes les implications de cette transformation des pratiques et des représentations. Il en va de l'efficacité de leur action dans la société. Pas de convergence des luttes sans intégration des causes. Tel est le message de ce livre-manifeste écrit par des syndicalistes qui ont entamé depuis plusieurs années une réflexion sur le renouvellement de l'action dans le monde professionnel. Le temps de la mise en commun est venu pour le syndicalisme comme pour toutes les autres formes de mobilisation engagées dans une lutte globale contre le néolibéralisme mortifère. Le syndicalisme en-commun est le nom d'une refondation qui a déjà commencé.
Résumé : Ce manuel présente l'ensemble des notions d'analyse micro-économique indispensable à tout étudiant en économie. S'appuyant sur une démarche pédagogique progressive, les auteurs exposent successivement : les théories de la demande et de l'offre fondées sur les analyses du consommateur et du producteur ; l'analyse des structures de marché et des stratégies de prix en concurrence pure et en concurrence imparfaite ; une introduction à la stratégie d'entreprise : la théorie des jeux ; la détermination du prix des facteurs de production ; l'analyse intertemporelle des choix économiques : l'arbitrage consommation-épargne et le choix des investissements ; les traits fondamentaux de l'équilibre économique général et de l'économie du bien-être ; les marchés atypiques (asymétries d'information, biens publics). Cette 3e édition mise à jour comprend de nouveaux développements sur les monopoles naturels et les dysfonctionnements du marché du travail. Des fiches techniques concises aident le lecteur à approfondir certains concepts et notamment : les travaux de Paul Krugman (Nobel 2008) et de Joan Robinson sur la concurrence imparfaite, l'apport de Arrow et Debreu l'équilibre général, le théorème de Coase, etc.
Biographie du dernier maire français d'Alger, passé de l'Algérie française à l'Algérie aux Algériens après avoir tenté de sauver les relations franco-algériennes par le fédéralisme et négocier les accords entre l'OAS et le FLN, rééditée et augmentée à la veille du 60e anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie. - Biographie rééditée et augmentée d'un personnage d'exception : le dernier maire français d'Alger Jacques Chevallier, passé de l'Algérie française à la prise de la nationalité algérienne - Etude très fouillée d'une auteure née en Algérie et qui a déja beaucoup publié sur le sujet avec le concours du chercheur Benjamin Stora notamment - Préface de Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d'Etat parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite. Que s'est-il donc passé? ? fabio luis barbosa dos santos tente d'y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le "bras gauche" de l'ordre en vigueur au cours des années 2000. Essai sur l'histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.
L'année 2015 marquera l'histoire de la Grèce, de l'Europe et de la gauche. Ce livre constitue un guide pour les lecteurs et les lectrices qui ne se contentent pas de la narration dominante présentée par les grands médias et les créanciers, qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des finances du premier gouvernement Syriza, dans son livre Conversations entre adultes et adapté au cinéma par Costa-Gavras. Il est essentiel de prendre le temps d'analyser la politique mise en oeuvre par Yanis Varoufakis et le gouvernement d'Alexis Tsipras car, pour la première fois au 21e siècle, un parti de gauche radicale a été élu en Europe pour former un gouvernement. Comprendre les échecs et tirer les leçons de la manière dont ce gouvernement a affronté les problèmes qu'il a rencontrés sont de la plus haute importance si on veut éviter un nouveau fiasco. Eric Toussaint, qui a coordonné les travaux de la Commission d'audit de la dette mise en place par la présidente du Parlement grec en 2015, a vécu de près les évènements qui ont secoué l'Europe cette année-là, il en maîtrise les tenants et les aboutissants. Comme l'écrit l'historien britannique Adam Tooze, auteur de Crashed : " Que l'on sympathise ou non avec l'orientation qui y est défendue, le livre de Toussaint permet à tout un chacun d'approfondir la compréhension de la scène politique grecque dans laquelle Varoufakis et Tsipras ont opéré. " Un objectif majeur du livre est de montrer qu'à chaque étape cruciale du chemin de croix qui va de février à juillet 2015, il y avait la possibilité d'opter pour une alternative. Les mesures qu'il aurait fallu mettre en pratique et les initiatives qu'il était possible de prendre sont bien identifiées et clairement argumentées. Elles dépassent le cadre national et alimentent la réflexion stratégique sur les batailles politiques pour l'émancipation sociale. L'auteur démontre de manière convaincante qu'une victoire était possible et que ce qui s'est passé n'était pas inéluctable.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.