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Oeuvres choisies. Volume 4, Gertrude (Le cri) ; Le cas Blanche-Neige (Comment le savoir vient aux je
Barker Howard ; Menon Cécile ; Angel-Perez Elisabe
THEATRALES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782842603106
Dans Gertrude (Le Cri), Howard Barker revisite le Hamlet de Shakespeare et, dans Le Cas Blanche Neige, le conte des frères Grimm. Contre toute attente, il place au centre de ces pièces deux figures de reines, dont la sexualité et la fertilité incontrôlées les dotent d'un pouvoir irrésistible. Gertrude, la mère de Hamlet, vit une liaison torride avec Claudius. Cette passion sème force cadavres, victimes de leur quête obsessionnelle: capturer le cri de jouissance de Gertrude. La légendaire marâtre-sorcière de Blanche-Neige est ici une femme fatale, furieusement adultère, et qui subjugue sa jeune belle-fille. Cette dernière, devenue l'esclave sexuelle volontaire de sept inconnus, sera secourue par le prince d'Irlande qui, après avoir obtenu sa main, fécondera... la Reine. Barker explore la tragédie de la féminité en exposant des personnages extrêmes qui vont au bout de leurs passions. La langue envoûtante de l'auteur mêle les registres poétique, lyrique, impudique, voire obscène.
Barker Howard ; Déprats Jean-Michel ; Vaconsin Mar
Avec 13 Objets, Howard Barker signe une pièce ludique qui étudie, en une succession de saynètes, les servitudes de l'homme. De la pelle pour creuser la tombe de l'ennemi, jusqu'à la médaille militaire usurpée, en passant par l'appareil photo chargé d'histoire, les objets ont une âme et asservissent leurs possesseurs. Animaux en paradis nous entraîne dans un monde dévasté par la lutte sans fin entre frères ennemis. Dans une guerre opposant Danois et Suédois où les nouveau-nés sont de la future chair à canons, où le viol est une arme de domination et où la torture est avalisée par les philosophes, le racisme et la haine de l'autre détruisent des générations. La difficile construction du pont reliant les deux royaumes symbolisera une paix fragile basée sur le sacrifice. Sadisme, enjeux de pouvoir et sexualité violente: l'auteur propose une pièce aux séquences énigmatiques et à la langue ciselée. Avec ces deux pièces, nous entrons à nouveau dans le "théâtre de la catastrophe" où Barker, face à un monde usé, tente de renouveler sans cesse la langue de la tragédie. Ses personnages pervers, faibles et toujours torturés, son écriture poétique et pourtant crue, sa parfaite maîtrise dramaturgique en font, à coup sûr, un auteur majeur.
Dans une succession de 18 tableaux à la fois envoûtants, drôles et tragiques, Blessures au visage expose les relations que nous entretenons avec notre visage et son reflet dans le regard des autres. Un voyage à travers le miroir déformant des fantasmes, des passions et de la mémoire. "Le visage, dit Barker, est le siège du désir, et le désir ce qui fait dans mes pièces que les personnages transcendent la cruauté du monde." Tenna, une jeune fille de 17 ans, et Isonzo, un très vieil homme au bord du tombeau, viennent de se marier. Leur union, renforcée par leur cécité supposée, est mise en jeu dans un dialogue saccadé, plein de poésie brutale et d'érotisme. Les deux époux attisent l'atmosphère torride de cette Douzième Bataille d'Isonzo, quête d'amour absolu entre pulsion de vie et baiser de la mort. Ce deuxième volume des oeuvres choisies de Howard Barker, l'une des voix les plus fécondes de la scène anglaise d'aujourd'hui, permet de pénétrer au coeur de son "théâtre de la Catastrophe", viscéral et implacable.
Howard Barker est l'auteur d'une ?uvre aussi riche que percutante. Partisan d'un théâtre exigeant qui enfin traiterait le spectateur en adulte et cesserait de l'abreuver de recettes à penser, peintre, poète surtout, Barker place le langage au centre d'une forme dramatique nouvelle : le théâtre de la Catastrophe. A la croisée des regards entre théorie et pratique, ce livre entraîne le lecteur dans un voyage au c?ur d'une dramaturgie radicalement différente qui interroge le sens de l'humain. Les articles et entretiens proposés ici cernent les enjeux théoriques et esthétiques de cette tragédie d'un autre ordre qui dessine un espace théâtral rythmé, tout entier de beauté et de terreur, d'excès et d'imagination. Barker révolutionne les modalités du voir et de l'entendre, renverse les présupposés éthiques et esthétiques et fait éclore un théâtre viscéral et vital tout de secret et de liberté où se grave une parole à la fois révulsée et désirante.
Barker Howard ; Déprats Jean-Michel ; Vaconsin Mar
Avec 13 objets, Howard Barker signe une pièce ludique qui étudie, en une succession de saynètes, les servitudes de l'homme. De la pelle pour creuser la tombe de l'ennemi, jusqu'à la médaille militaire usurpée, en passant par l'appareil photo chargé d'histoire, les objets ont une âme et asservissent leurs possesseurs. Animaux en paradis nous entraîne dans un monde dévasté par la lutte sans fin entre frères ennemis. Dans une guerre opposant Danois et Suédois où les nouveau-nés sont de la future chair à canons, où le viol est une arme de domination et où la torture est avalisée par les philosophes, le racisme et la haine de l'autre détruisent des générations. La difficile construction du pont reliant les deux royaumes symbolisera une paix fragile basée sur le sacrifice. Sadisme, enjeux de pouvoir et sexualité violente: l'auteur propose une pièce aux séquences énigmatiques et à la langue ciselée. Avec ces deux pièces, nous entrons à nouveau dans le "théâtre de la catastrophe" où Barker, face à un monde usé, tente de renouveler sans cesse la langue de la tragédie. Ses personnages pervers, faibles et toujours torturés, son écriture poétique et pourtant crue, sa parfaite maîtrise dramaturgique en font, à coup sûr, un immense auteur.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!