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Howard Barker et le théâtre de la Catastrophe
Barker Howard ; Angel-Perez Elisabeth
THEATRALES
19,50 €
Épuisé
EAN :9782842602185
Howard Barker est l'auteur d'une ?uvre aussi riche que percutante. Partisan d'un théâtre exigeant qui enfin traiterait le spectateur en adulte et cesserait de l'abreuver de recettes à penser, peintre, poète surtout, Barker place le langage au centre d'une forme dramatique nouvelle : le théâtre de la Catastrophe. A la croisée des regards entre théorie et pratique, ce livre entraîne le lecteur dans un voyage au c?ur d'une dramaturgie radicalement différente qui interroge le sens de l'humain. Les articles et entretiens proposés ici cernent les enjeux théoriques et esthétiques de cette tragédie d'un autre ordre qui dessine un espace théâtral rythmé, tout entier de beauté et de terreur, d'excès et d'imagination. Barker révolutionne les modalités du voir et de l'entendre, renverse les présupposés éthiques et esthétiques et fait éclore un théâtre viscéral et vital tout de secret et de liberté où se grave une parole à la fois révulsée et désirante.
Barker Howard ; Déprats Jean-Michel ; Vaconsin Mar
Avec 13 Objets, Howard Barker signe une pièce ludique qui étudie, en une succession de saynètes, les servitudes de l'homme. De la pelle pour creuser la tombe de l'ennemi, jusqu'à la médaille militaire usurpée, en passant par l'appareil photo chargé d'histoire, les objets ont une âme et asservissent leurs possesseurs. Animaux en paradis nous entraîne dans un monde dévasté par la lutte sans fin entre frères ennemis. Dans une guerre opposant Danois et Suédois où les nouveau-nés sont de la future chair à canons, où le viol est une arme de domination et où la torture est avalisée par les philosophes, le racisme et la haine de l'autre détruisent des générations. La difficile construction du pont reliant les deux royaumes symbolisera une paix fragile basée sur le sacrifice. Sadisme, enjeux de pouvoir et sexualité violente: l'auteur propose une pièce aux séquences énigmatiques et à la langue ciselée. Avec ces deux pièces, nous entrons à nouveau dans le "théâtre de la catastrophe" où Barker, face à un monde usé, tente de renouveler sans cesse la langue de la tragédie. Ses personnages pervers, faibles et toujours torturés, son écriture poétique et pourtant crue, sa parfaite maîtrise dramaturgique en font, à coup sûr, un auteur majeur.
Barker Howard ; Angel-Perez Elisabeth ; Déprats Je
Dans Gertrude, Howard Barker réécrit le Hamlet de Shakespeare, et dans Le Cas Blanche-Neige, le conte des Frères Grimm. Contre toute attente, il place au centre de ces pièces deux figures de Reines, incarnations exacerbées de la féminité, dont la sexualité et la fertilité incontrôlées les dotent d'un pouvoir irrésistible. Gertrude, la mère de Hamlet, vit une liaison torride avec Claudius. Cette passion sème force cadavres, victimes de la quête obsessionnelle des amants : la capture du cri de jouissance de Gertrude. La petite Jane, née de leur union, achève d'insupporter Hamlet et d'exacerber la relation ?dipienne qui le lie à sa mère. La légendaire marâtre-sorcière de Blanche-Neige est présentée comme une femme fatale, furieusement adultère, fascinante, et qui subjugue sa jeune belle-fille. Cette dernière, devenue l'esclave sexuelle volontaire de sept inconnus, sera secourue par le Prince d'Irlande qui, après avoir obtenu sa main, fécondera... la Reine. Ces deux pièces explorent la tragédie de la féminité en exposant des personnages extrêmes qui vont au bout de leurs passions. Elles sont servies par une langue envoûtante, où se mêlent les registres poétique, lyrique, impudique, voire obscène. Du très grand Barker.
Résumé : Un vieil homme passionnément amoureux d'une femme encore plus âgée que lui. Elle est mariée. Lui met tout en oeuvre pour la convaincre de le suivre. C'est un hymne au désir à un âge avancé qui s'écrit, en contrepoint de la vision qu'a Dante de son amour éternel Béatrice, toute de grâce et de pureté. L'héroïne de Howard Barker, elle, se caractérise par sa sexualité, la conscience aiguë qu'elle a de son apparence, et les calculs qu'elle fait pour parvenir à ses fins. Ce poème narratif du grand écrivain britannique Howard Barker explore les relations entre amour, désir et douleur dans une langue ciselée et déroutante. Intensément troublant.
Résumé : Dans ces deux puissantes partitions pour actrices, Howard Barker s'affirme de nouveau comme le dramaturge du détour historique, interrogeant les grandes oeuvres et leurs mystères avec un regard neuf. Ne délivrant aucun message moral ou politique, son théâtre y est d'une radicalité artistique affirmée. Loth et son Dieu reprend l'épisode biblique de la destruction de Sodome pour en explorer un détail énigmatique : pourquoi la femme de Loth s'attarde-t-elle dans sa fuite pour jeter un dernier regard sur la ville ? Pourquoi un tel châtiment pour ce geste nostalgique ? Que refuse-t-elle de quitter, dans cette ville dépravée, qui puisse valoir plus, à ses yeux, que la vie même ? Marcella de Ulloa plonge au coeur des Mâtines, de Vélasquez, l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de l'histoire de la peinture. Barker s'intéresse à la scène cachée que le peintre espagnol est en train d'exécuter. Marcella est une fascinante érudite de 70 ans que tous admirent et recherchent, sauf Vélasquez. Quand ce dernier est contraint par le roi de la peindre nue, il se découvre un tel attrait pour ce corps que révéler son oeuvre pourrait bouleverser l'esthétique et le cours du monde. Par ces deux textes où la mort et la sensualité se côtoient, Barker demeure le peintre dramatique de la mise en doute des conventions, du mystère et de la violence du désir.
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.
Grosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.