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La France au XIXe siècle 1814-1914. 5ème édition corrigée
Barjot Dominique ; Chaline Jean-Pierre ; Encrevé A
PUF
23,33 €
Épuisé
EAN :9782130531609
De Waterloo à Sarajevo, de la monarchie chrétienne à la république laïque, de la " Grande odalisque " d'Ingres aux " Demoiselles d'Avignon " de Picasso, un siècle seulement, mais décisif, où la France, empreinte encore d'archaïsmes, entre progressivement dans la modernité. Trois historiens, chacun dans leur spécialité, s'attachent ici à faire revivre ce grand siècle trop méconnu. Ce long XIXe siècle, de 1814 à 1914, est tout à la fois marqué par de profondes pérennités et par d'évidentes évolutions, ou révolutions. Dès lors, si différents découpages chronologiques sont envisageables selon les domaines, la coupure classique - de part et d'autre de 1848 - a été conservée. Elle permet de distinguer une France " romantique " encore massivement rurale, d'une France s'ouvrant progressivement à l'industrie et à la démocratie. Si bien qu'à la veille de la " Grande guerre ", la France, îlot républicain dans l'océan des monarchies européennes, ne cherche pas à faire oublier ses origines révolutionnaires. Forte des Principes de 1789, et s'estimant toujours investie de la mission de montrer l'exemple, elle vient de séparer les Eglises de l'Etat, affirmant ainsi qu'à ses yeux si les Eglises ont un rôle à jouer dans la Cité de Dieu, il n'en est pas de même dans la Cité des hommes. Cela ne va certes pas sans affrontements. Pourtant, au-delà de ses divisions et de ses injustices, à l'issue d'un siècle de paix, d'une relative stabilité des revenus et, dans bien des domaines, de réels progrès, la société française s'avère plus consensuelle qu'elle ne se l'imagine. Il faudra le massacre quotidien de sa jeunesse dans la boue des tranchées pour que ce temps apparaisse à plus d'un comme une " Belle Epoque ".
La première moitié du XXe siècle a été marquée par deux conflits mondiaux d'une gravité exceptionnelle au point que l'historien G. L. Mosse a pu parler d'un processus de "brutalisation" de la guerre. Celle-ci, à la fois dans ses réalités et ses représentations, s'est accompagnée de mutations sociales d'une ampleur inconnue jusqu'alors: pertes militaires et civiles jamais vues pendant un laps de temps aussi court, utilisation grandissante d'armes de destruction massive, mobilisation quasi totale des économies, déplacements eux aussi massifs de population, déportations, emploi de plus en plus systématique du travail forcé et, par-dessus tout, extermination délibérée de certains peuples - au génocide arménien, dès le premier conflit mondial, a fait suite, à un niveau d'horreur jamais égalé, celui des juifs et des tziganes. À cet égard, il existe un devoir d'histoire, qui, en soi, justifie le choix de la question traitée dans le présent ouvrage. Ce devoir d'histoire a suscité une immense production historiographique dont le livre se fixe pour objectif d'exposer, à propos de chacune des grandes nations concernées (Allemagne, Espagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie-URSS) les grands débats et les conclusions essentielles
Américanisation... un mot entré de plus en plus dans le langage courant : il exprime cependant des réalités fort diverses. Au sens large, il traduit une réalité culturelle profonde, celle de la généralisation d'un mode de vie, d'une civilisation née outre-atlantique par fusion d'apports multiples venus pour l'essentiel d'Europe. Cette américanisation résulte d'un transfert vers l'Europe occidentale des méthodes de production, des modèles de consommation, du mode de vie, des pratiques socioculturelles ou des cadres de pensée nés ou adoptés originellement aux États-Unis. Notamment parce qu'il n'a pas de concurrent à l'échelle globale, le modèle de modernisation américain s'est progressivement imposé en Europe, malgré de notables résistances, comme le prélude à la modernité conquérante. À cet égard, aujourd'hui l'Europe devient " génératrice d'américanité ". Issus d'une université d'été européenne tenue à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), les travaux rassemblés dans cet ouvrage livrent un aperçu des apports les plus récents de la recherche. La perspective adoptée est celle de la longue durée, à l'échelle du XXe siècle européen, mais aussi de la confrontation du mythe et de la réalité. Dans une première partie est évoqué le projet de l'Amérique. Passés selon les uns de l'isolationnisme au néo-impérialisme, les États-Unis sont à l'origine d'une certaine vision de l'Europe, mais aussi d'un vaste mouvement d'apprentissage des techniques et du management américain. La seconde partie de l'ouvrage évoque la question des relations entre l'Europe et l'Amérique. L'américanisation de l'Europe, dans ses diverses formes, a sans doute été accélérée par l'antagonisme Est-Ouest. En outre, l'américanisation ne s'est pas limitée à l'Europe des Six, comme le montre le cas de l'Espagne. Elle a pris des formes très diverses : politique autour du thème de la fédération, financière dans le cas de la City de Londres, militaire dans le cas de l'industrie française d'armement. L'américanisation a été économique et technologique, comme le montre la troisième partie de l'ouvrage. Visible au Maroc, elle a y été apprivoisée, de même que dans l'industrie pharmaceutique française. Elle s'est heurtée à des résistances comme le montre l'exemple de l'informatique en France. Enfin elle obéit à des processus complexes mettant en jeu de nombreux acteurs. En définitive, plutôt qu'une américanisation, il y a eu des américanisations. À cet égard, le livre constitue une contribution importante à l'une des problématiques essentielles du XXe siècle.
Ecrire l'histoire du libéralisme et des libéraux en Europe relève-t-il de la gageure ? De la Révolution française jusqu'aux débats actuels sur l'"ultralibéralisme", ce courant s'est nourri à tant de sources différentes, s'est appliqué à tant d'objets - économie, champ politique, domaines sociétal et culturel - que la tâche peut sembler infinie. Cet ouvrage se propose pourtant de relever ce défi, en tentant d'apporter des éléments de réponse à plusieurs questions fondamentales. Peut-on proposer une généalogie intellectuelle du libéralisme ? De quelle façon les moments de crise ont-ils donné lieu à une redéfinition et à une reconfiguration de la pensée libérale ? Comment expliquer la faiblesse persistante de partis et groupements politiques se réclamant ouvertement du libéralisme : existe-t-il un refus implicite chez les libéraux d'accepter les règles "classiques" de l'affrontement politique ? Enfin, n'est-il pas plus pertinent de penser le libéralisme en Europe comme des moments particuliers, des expériences souvent vite tempérées par le retour de l'Etat ?
Barjot Dominique ; Chaline Jean-Pierre ; Encrevé A
Présentation de l'éditeur Ce manuel est divisé en deux parties, de part et d'autre de 1848, distinguant une France « romantique » encore massivement rurale d'une France s'ouvrant progressivement à l'industrie et à la démocratie. Il en dresse le tableau économique, démographique et social, scientifique et culturel.Un ouvrage essentiel pour comprendre l'originalité de la France du XIXe siècle, la portée de son rayonnement dans le monde et les raisons de sa perte de vitesse.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.