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LES CHEVEUX DE LUCRECE
BARILIER ETIENNE
BUCHET CHASTEL
15,00 €
Épuisé
EAN :9782283028957
A l'origine de ce roman, la longue mèche de cheveux blonds de Lucrèce Borgia, qu'on peut voir à Milan, présentée dans un véritable ostensoir. Deux amis, Clément et Arnaud, qui se ressemblent comme deux frères, sont également fascinés par cette chevelure. Ils vont bientôt rencontrer une Lucrèce bien vivante, dans laquelle ils voudront retrouver, chacun à leur manière, celle de la Renaissance. Ils ne pourront s'accomplir qu'en la rejoignant, qu'en se faisant reconnaître d'elle, par l'amour ou par la force. Dans la lumière de Florence, puis de Capri, le courage et la lâcheté, le sordide et le beau vont s'affronter et se combattre. D'abord impalpable et légère, puis implacable et violente, cette brève tragédie n'est pas sans rappeler les récits d'amour et de mort dont un Stendhal a pu s'inspirer pour ses "chroniques italiennes". Mais les personnages qu'elle met en scène, avec leurs espérances, leurs passions, leurs abîmes, sont bien d'aujourd'hui.
Résumé : Les attentats de Paris de janvier 2015 se réclamaient d'un devoir religieux : venger " l'honneur de Dieu ". Il s'agissait donc de meurtres au nom du sacré. C'est que le sacré est plus ancien que la religion, plus ancien que tous les dieux. Le sacré, d'abord, est pure fascination devant une force qui n'entend ni raison ni humanité. Cette force où Simone Weil voyait, en chaque homme, la part d'inhumain. Cette force qui met à genoux, devant un Dieu dont on se fait l'esclave, et pour l'honneur duquel on réduit ses frères en esclavage. Si toutes les religions, y compris la chrétienne, ont pu adorer ce Dieu de la force, fût-ce au prix des pires distorsions de leur message originel, il reste que l'islam donne à la force et au triomphe de la religion par la force, de l'aveu même de ses docteurs les plus vénérables, une place éminente. Les civilisations, et singulièrement celle de l'Europe, surent opposer à la force ce qu'Etienne Barilier appelle ici la forme. Aussi bien celle d'une pensée humaniste, universaliste, que celle de la création artistique ou intellectuelle. Certains commentateurs, après les attentats de Paris, ont osé dire que si les tueurs adhéraient à un idéal meurtrier, cela pouvait se comprendre, puisque notre société consumériste, matérialiste et vide de toute conviction, n'avait rien de mieux à leur offrir. Cet essai nous démontre que notre société, ou pour mieux dire notre culture, notre pensée, nos oeuvres, a quelque chose à offrir : une idée de l'humanité qui prend forme dans toutes les créations de notre esprit comme dans toutes nos oeuvres d'art et qui a coûté des trésors de courage intellectuel et de courage tout court.
Il faut se pénétrer de l'idée que l'Aide, dans l'univers de l'informatique grand public, est purement factice. Elle fait penser à ces aliments en plastique ou en carton-pâte qui permettent aux petites filles de jouer à l'épicière. Mais les petites filles savent bien qu'elles ne peuvent pas manger ces objets. " Ici, l'auteur raconte les découvertes et mésaventures de l'usager moyen, et se demande comment faire pour que l'informatique et Internet, inventions géniales, ne servent pas à fabriquer des ignares et des aliénés. Comment éviter d'être les esclaves de ces machines. Bref, comment faire de l'ordinateur un domestique plutôt qu'un tyran.
La musique dans l'exil, et la musique de l'exil. Comment l'éloignement contraint de leur terre d'origine a-t-il affecté les oeuvres des musiciens qui ont vécu cette épreuve ? C'est à cette question qu'Etienne Barilier tente de répondre dans cet ouvrage, en scrutant les oeuvres qui expriment, voire thématisent l'exil. Selon le contexte historique (insurrection polonaise, révolution russe, stalinisme, nazisme...) ou l'"issue" de leur exil, il évoque ceux pour qui cela n'a pas eu apparemment grande conséquence sur la puissance créatrice (Stravinsky, Schönberg, Milhaud) et ceux chez qui il tarit peu ou prou la veine créatrice (Rachmaninov, Bartók) ; le retour peut être plus ou moins catastrophique (Prokofiev ou, dans des circonstances tout autres, Korngold). Un exil intérieur peut être contraignant jusqu'à la mort (Chostakovitch, Weinberg, Feinberg) ; il a été aussi prélude à l'assassinat en camp d'extermination, et suscitant des oeuvres de résistance (Ullmann, Schulhoff). Zemlinsky, Hindemith, Kurt Weill et bien d'autres illustreront ici comment le plus immatériel des arts, la musique, peut incarner le déchirement, la séparation et la permanence d'une identité. De cette fracture intime que le XXe siècle a lestée de sa douleur propre, Etienne Barilier développe des enjeux de civilisation qui, bien au-delà de la musique, touchent durablement notre époque.
Résumé : La Clairière, maison de campagne isolée, se trouve coupée du reste du monde à la suite d'évènements incompréhensibles. Pendant six jours, douze personnages s'agitent dans le désoeuvrement et l'inquiétude. Ils étaient partis en vacances ! Mais la contradiction des vacances n'est-elle pas d'offrir à des civilisés un retour à la vie naturelle ? Les Gens de la Clairière ont si bien retrouvé la nature qu'enfermés dans leur forêt, ils perdent, heure après heure, toute empreinte de civilisation. Alors, ces citadins se transforment. Du souci de la subsistance aux mystères de la Mort auxquels ils sont confrontés, ils revivent toutes les angoisses humaines avec une naïveté de primitifs. Ils recréent autour d'eux un univers. Ils ont leurs martyrs, leurs fantômes, leur prêtresse, leurs rites, leurs chants, leur façon d'adorer et de craindre le soleil ou le ciel étoilé. D'individus solitaires, ils mutent en une 'famille' d'un genre nouveau... Mais le septième jour, la Civilisation se rappelle à eux. Publié chez Buchet/Chastel en 1971, ce roman ''survivaliste'' de Régis Rivald est toujours aussi fascinant.
Résumé : Cette petite unité dense et solide, capable de voyager par les airs, sur terre, via l'intestin d'un animal, ou de naviguer sur l'océan, contient, bien à l'abri sous une cuticule inaltérable, un embryon de plante et toute l'énergie (sous forme de lipides, glucides ou proté- ines) nécessaire à son épanouissement : la graine est une étonnante invention de la nature ! De nos jardins jusqu'aux plantations de caféiers d'Amazonie, en passant par la route des épices, l'au- teur nous fait partager son émerveillement et nous entraîne dans un voyage extraordinaire : que sont les graines ? Comment les caractériser par delà leur immense diversité ? Comment sont-elles apparues et comment ont- elles conquis la Terre ? En quoi ont- elles participé à l'évolution du monde et à celle de l'humanité ? Pourquoi nous sont-elles indispensables ? Et pourquoi l'homme intervient-il aujourd'hui sur leur génome ? En chemin, nous rencontrerons des végétaux et des animaux fascinants, ainsi que de nombreux témoins dont l'histoire est, d'une manière ou d'une autre, liée aux graines : scientifiques ou cultivateurs, jardiniers, marchands, explorateurs ou cuisiniers. Et l'auteur de conclure que les graines sont " des merveilles de la nature, dignes d'être étudiées, glorifiées et admirées ! ".
Les mouvements en faveur de la nature se développent dans la plupart des pays occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle. Protéiformes et redoutables à définir, ils partagent finalement tous le même objectif : construire un monde meilleur. Cet enjeu, qui est avant tout politique, relève aussi de questions sociales, économiques, culturelles, car vouloir sauvegarder l'environnement, c'est s'interroger sur la répartition des richesses, le rôle des régulations, l'expression des citoyens, la modification des modes de vie, etc. Autant de thèmes qui sont abordés ici à travers l'analyse de la pensée d'acteurs incontournables ¿ de Reclus et Rousseau à Malthus ou Veblen ¿ et la présentation d'événements emblématiques ¿ comme la contamination au mercure du site de Minamata, au Japon, ou le périple du cargo-poubelle Khian Sea. Au final, c'est toute la question du progrès social que les combats pour la nature placent au c?ur du débat.4e de couverture : Les mouvements en faveur de la nature se développent dans la plupart des pays occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle. Protéiformes et redoutables à définir, ils partagent finalement tous le même objectif : construire un monde meilleur. Cet enjeu, qui est avant tout politique, relève aussi de questions sociales, économiques, culturelles, car vouloir sauvegarder l'environnement, c'est s'interroger sur la répartition des richesses, le rôle des régulations, l'expression des citoyens, la modification des modes de vie, etc. Autant de thèmes qui sont abordés ici à travers l'analyse de la pensée d'acteurs incontournables ¿ de Reclus et Rousseau à Malthus ou Veblen ¿ et la présentation d'événements emblématiques ¿ comme la contamination au mercure du site de Minamata, au Japon, ou le périple du cargo-poubelle Khian Sea. Au final, c'est toute la question du progrès social que les combats pour la nature placent au c?ur du débat.Notes Biographiques : Historienne des sciences et de l'environnement, Valérie Chansigaud est chercheuse associée au laboratoire Sphère (Paris Diderot-CNRS). Son champ d'études conjugue histoire des sciences, histoire culturelle et histoire environnementale et se préoccupe tout autant des plantes, des oiseaux, des invertébrés, que des relations entre l'homme et la nature.
Résumé : Smartphones, ordinateurs, tablettes, consoles de jeux, GPS, ils ont envahi notre quotidien. Chaque jour, nous les utilisons pour nous connecter internet, regarder la télévision, communiquer sur les réseaux sociaux, partager des photos, acheter un billet de train... Cet univers numérique grossit à une vitesse prodigieuse. Aujourd'hui, nous sommes en effet plus de quatre milliards à nous connecter, et la quantité comme le poids des données échangées ne cessent de croître : les 70 Ko qui ont permis d'aller sur la Lune en 1969 suffisent désormais à peine à envoyer un e-mail ! Cette boulimie a un coût environnemental considérable, notamment en matière d'émission de gaz à effet de serre. L'empreinte écologique de l'univers numérique global représente environ trois fois celle de la France, soit un 7e continent. Comment cet univers numérique a-t-il pu devenir aussi gras ? Dans quelle mesure est-il possible d'inverser la tendance ? Face à la crise écologique, comment faire du numérique un outil de résilience ? Quels sont les bonnes pratiques et les bons gestes ? Car tout n'est pas perdu, des pistes existent pour concevoir un avenir numérique plus sobre et responsable.