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Du texte à l'image. L'interprétation savante des oeuvres d'art
Baridon Laurent ; Vaisse Pierre
PU LYON
24,00 €
Épuisé
EAN :9782729709273
Fonder la signification des oeuvres d'art sur des sources historiques, les étudier avec la même rigueur philologique que des écrits, telle est la méthode de François Fossier. Les contributeurs du présent recueil, de formations et de spécialités diverses, ont choisi de le suivre dans cette voie. S'il s'agit d'interroger les notions de "texte" et d'"image", il s'agit surtout d'étudier comment des artistes les ont utilisées et confrontées, mais aussi comment les historiens de l'art, à leur tour, peuvent procéder pour écrire sur le visuel. Les études rassemblées explorent toutes les périodes, de l'Antiquité celte jusqu'au XXe siècle, et s'intéressent à tous types d'oeuvres : sculpture, peinture, décor, photographie et illustration. Les unes s'intéressent au texte de l'oeuvre, à son discours ; d'autres montrent l'importance du texte comme source de l'élaboration d'une image ou d'une généalogie de représentations ; certaines explorent les parentés esthétiques entre littérature et arts visuels ; d'autres enfin montrent comment le texte s'anime pour devenir visuel. L'ensemble constitue un volume d'une érudition foisonnante qui contribue avec bonheur à la réflexion contemporaine sur les méthodes de l'histoire de l'art.
Fleury François ; Baridon Laurent ; Mastrorilli An
Résumé : Il est aujourd'hui plus que jamais nécessaire de penser l'activité liée à la construction et de la déployer de manière responsable. A l'heure de la mondialisation, des crises de civilisation, du changement climatique et de la révolution numérique, l'éclairage historique est une source d'inspiration technique, esthétique et éthique. Cet ouvrage rassemble les contributions écrites du Deuxième congrès francophone d'histoire de la construction qui a réuni des chercheurs venus de 19 pays répartis sur quatre continents. Les résultats présentés sont issus de toute la variété des points de vue, qui contribuent à donner du sens aux données historiques concernant l'acte de bâtir. A travers cette diversité, cet ouvrage s'adresse bien entendu aux chercheurs, architectes du patrimoine, enseignants de construction, archéologues du bâti, ingénieurs de génie-civil et autres spécialistes du domaine. Mais un public plus vaste, curieux de construction, découvrira au fil des articles une variété de cultures constructives, des enjeux insoupçonnés, des éclairages nouveaux, qui lui feront observer différemment son environnement construit.
Tillier Bertrand ; Baridon Laurent ; Claustrat Fra
Pensée dans une perspective internationale ouverte sur l'Europe au sens le plus large (pays scandinaves et Europe de l'Est compris) et sur l'Amérique du Nord, cette ambitieuse synthèse revisite plus d'un siècle de création (1789-1914). Rompant avec le découpage classique "peinture/sculpture/ architecture/arts décoratifs/photographie", elle envisage une approche transversale élargie. Le XIXe siècle est, en effet, le moment où se développe une réflexion théorique et où s'amorce une véritable démocratisation de l'art, des oeuvres, du patrimoine. La formation des artistes, les réformes du Salon, l'émergence du marché de l'art, l'inflation de la critique, la naissance du musée, la conception de l'architecture et de l'urbanisme, la sculpture publique, le développement de la photographie... sont autant de dimensions où est impliqué le public auquel les oeuvres sont destinées. De "l'art pour l'art" à "l'art pour tous", les artistes modernes ou académiques se trouvent confrontés à la nécessité de promouvoir leur création, de l'exposer, de la diffuser. Avec près de 700 illustrations, cet ouvrage fait donc l'état des connaissances actuelles sur l'art du XIXe siècle et donne au lecteur à réapprécier ses chefs-d'oeuvre, mais aussi à découvrir les visages internationaux de la modernité qui s'y distinguent.
Le terme " caricature " est souvent appliqué sans distinction à la gravure de moeurs, aux cartoons, voire au dessin d'humour en général. Son étymologie indique cependant qu'il vient de l'italien caricatura et du latin caricare qui signifie, au propre comme au figuré, "charger". La caricature attaque donc le corps et le visage par l'exagération de leurs singularités ou de leurs défauts, à des fins comiques ou satiriques. Si ce corps est celui des individus, il peut également accéder à une dimension symbolique et représenter une entité abstraite ou collective. Faire l'histoire de la caricature consiste donc à en suivre les déclinaisons. Le plus souvent, elles transgressent les règles ou les conventions du grand art qui aspire à l'idéal. Mais elles contribuent aussi à le faire évoluer vers des modes d'expression nouveaux.
Le terme "caricature" est souvent appliqué sans distinction à la gravure de moeurs, aux cartoons, voire au dessin d'humour en général. Son étymologie indique cependant qu'il vient de l'italien caricatura et du latin caricare qui signifie, au propre comme au figuré, "charger". La caricature attaque donc le corps et le visage par l'exagération de leurs singularités ou de leurs défauts, à des fins comiques ou satiriques. Si ce corps est celui des individus, il peut également accéder à une dimension symbolique et représenter une entité abstraite ou collective. Faire l'histoire de la caricature consiste donc à en suivre les déclinaisons. plus souvent, elles transgressent les règles ou les conventions du grand art qui aspire à l'idéal. Mais elles contribuent aussi à le faire évoluer vers des modes d'expression nouveaux. La caricature comme genre spécifique fondé sur la déformation de la figure humaine apparaît en Italie à la Renaissance avant de se propager à l'Europe entière, puis au-delà. Une de ses spécificités réside d'ailleurs dans l'importance de sa diffusion, largement favorisée par les nouvelles techniques de gravures apparues au même moment. Depuis la Réforme, l'estampe a été le vecteur de la caricature, qu'elle soit religieuse ou politique, tout comme l'imprimerie a été celui de la fustigation par le pamphlet. La lithographie a ensuite joué un rôle central dans l'essor de la presse satirique au XIXe siècle, tandis que les nouveaux procédés de reproduction ont permis la démocratisation des images. Dans ce contexte, il n'est guère étonnant de compter quelques caricaturistes parmi les premiers photographes. Ces nouvelles formes de reproductibilité induisaient une conception de l'art moins élitiste qui faisait écho aux préoccupations des théoriciens de l'art et des penseurs politiques. Autour de 1900, être caricaturiste de presse fut souvent un engagement. Parce qu'elle remettait en cause les principes de la représentation traditionnelle, la caricature intéressait les artistes des avant-gardes. Mais elle fut surtout le creuset de la bande dessinée et du dessin animé, deux formes emblématiques de la culture visuelle populaire. Depuis lors, la caricature a constamment été enrichie par d'autres techniques, jusqu'à celles du numérique, dans des médias toujours plus variés, pour une diffusion sans cesse accrue.
Invisibles, niées ou condamnées, les amours clandestines durables n'en sont pas moins bien présentes dans la vie sociale. Elles sont le quotidien de nombreux hommes et femmes en couple hétérosexuel ; elles occupent des esprits, des coeurs, des agendas et des hôtels. Ce livre invite à explorer ces " jardins secrets " à partir de l'analyse d'une trentaine de récits de vie et d'un corpus de témoignages recueillis sur Internet, traités sous l'angle de la sociologie du genre et des socialisations. L'auteure montre principalement que l'extra-conjugalité durable se caractérise par la transgression de deux normes fondamentales du couple contemporain : la norme de véracité et l'égalité des sexes. Mais au-delà de la démarche scientifique, elle propose des clefs pour la compréhension de ces liaisons, à la fois fascinantes et repoussantes, et plus largement de l'amour et de la sexualité des couples hétérosexuels. Avec une préface de Philippe Combessie, professeur de sociologie à l'Université Paris Ouest, spécialiste de la déviance, de la répression, du contrôle social et des comportements sexuels.
En 2008, une enquête sociologique révélait qu'en France, un tiers des hommes et un quart des femmes avaient déjà trompé leur conjoint.e. Les amours clandestines constituent ainsi le quotidien de millions de personnes. Dans une enquête initiale (Amours clandestines. Sociologie de l'extraconjugalité durable, 2016), Marie-Carmen Garcia recueillait la parole de ces hommes et de ces femmes adultères et faisait de l'infidélité conjugale un objet sociologique. Dans cette " nouvelle enquête ", elle se penche sur des thèmes renouvelés comme la naissance d'un enfant, la famille, l'argent... et adopte une approche délibérément féministe pour comprendre les formes de domination en action dans les couples illégitimes.
C'est un fait, l'enseignement, et plus largement le système éducatif, constituent en France un secteur professionnel féminisé. Est-ce à dire que femmes et hommes connaissent les mêmes évolutions de carrière dans ce domaine ? C'est la question que pose Gilles Combaz dans cet ouvrage. Pour y répondre, le sociologue s'intéresse à trois fonctions : les directeurs/trices d'établissements dans le premier degré, les inspecteurs/trices du premier degré, les directeurs/trices d'établissements du second degré. Mobilisant les statistiques nationales existant sur le sujet et réalisant des entretiens complémentaires pour affiner son propos, Gilles Combaz scrute ces postes à travers trois thématiques clés : le recrutement, la mobilité, l'avancement. Ses conclusions sont claires : au-delà d'une féminisation réelle des fonctions d'encadrement de l'éducation nationale et si, en deux décennies, les écarts se sont considérablement réduits, des inégalités demeurent cependant entre femmes et hommes dans l'accès aux postes à responsabilités et dans le déroulement des carrières. Toute l'analyse de Gilles Combaz vise à révéler comment sont produites ces inégalités.