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Koala
Bärfuss Lukas ; Felchlin Lionel
ZOE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782889273867
Lukas Bärfuss va dans sa ville natale pour donner une conférence sur un grand poète allemand, Kleist, dont la fin choisie nous est connue. Il y retournera quelques mois plus tard après le suicide de son frère. Comment expliquer un tel acte et le silence qui l'entoure ? Bärfuss cherche des réponses aux questions que son frère lui a laissées. Il passe de l'incompréhension à la colère, puis à la culpabilité, à la recherche de motivations et de points de comparaison dans l'histoire et dans la littérature. En se souvenant du surnom de son frère à l'adolescence, il part à la découverte du koala et de l'histoire tragique de l'Australie, comme si un nom pouvait influencer un destin. Tout en sondant l'insondable, il décrit l'occupation d'un territoire où s'affrontent hommes et nature. Un roman sur la violence, envers soi-même et autrui, qui remet en question notre ambition et notre mode de vie industrieux.
Des ballerines bleu prune, une fourrure, une nuit froide dans une voiture, un porte-monnaie égaré, une pie, une chaussure perdue, un mathématicien japonais décédé... Au fil du récit et de ces faits épars, le narrateur suit Philip, un promoteur immobilier dans la fin de la quarantaine, à travers Zurich. Lui-même suit, sur un coup de tête, une femme aux ballerines bleu prune, d'abord par jeu pour tuer le temps avant un rendez-vous professionnel, puis par obsession. Il abandonne sa vie ordinaire, mû par cette idée fixe, et perd tout au fur et à mesure que la batterie de son téléphone se décharge : son argent, une chaussure, sa voiture, le sens des réalités. Lukas Bärfuss livre un roman haletant et lucide sur notre dépendance à la technologie, l'individualisme de la société contemporaine, l'amour et le fil très ténu auquel tient notre existence.
Fille d'immigrés italiens et petite-fille d'un partisan de Mussolini, Adelina naît à Zurich dans les années 50. Elle a dix-huit ans lorsque, à la mort de son père, elle hérite de ses dettes. Forcée d'interrompre son apprentissage pour entrer à l'usine, elle rencontre Toto, un saisonnier dont elle tombe amoureuse. Mais peu après la naissance de leur fille, Toto disparaît. En ce début des années 70, dans une Suisse que l'essor économique rend impitoyable, Adelina n'a pas le choix : elle va devoir faire confiance à des hommes qui ne veulent pas tous son bien. En racontant tambour battant la vie quotidienne de son héroïne - mère célibataire, précaire et épuisée, mais qui ne se résigne pas -, Lukas Bärfuss brosse une redoutable fresque de la société libérale et signe un grand roman sur l'injustice et la dépossession.
Qui sont les Coré? Ils sont une famille. Ce postulat est bancal. D ailleurs Pierre, fils unique d Hélène et Simon, met en doute sa propre paternité et recourt à un test. Le résultat est évidemment dévastateur. Pour lui et pour le reste de la famille, dont les liens se délient aussi rapidement qu ils sont prétendument solides. Le Test révèle. Mais quoi? Une certaine vérité. La lâcheté des uns, l égoïsme des autres. La face cachée d un individualisme qui ronge depuis longtemps les fondations vieillies de la famille. Il fait d un politicien bien sous tous rapports, ce brave Simon Coré, un homme de chair et de sang en proie à la plus contagieuse des maladies: le doute.
Jenna et Joanna, deux écrivaines à succès, mènent une vie tranquille entre leurs familles et les plateaux de télévision. Dans le monde simplifié qui est le leur, les livres sont devenus de banals objets, dont la valeur et l'intérêt s'arrêtent à la couverture. Présentateur, acheteur ou écrivain, plus personne ne songe à les ouvrir. Le geste est tombé dans l'oubli. Mais cette simplification va plus loin et s'étend à tous les domaines de la vie. La musique est un objet. Les enfants peuvent être des autocollants. Les amis ne sont plus qu'un mot. Il n'y a plus de for intérieur. Satire du monde du livre ou fable hyperréaliste, ce roman est avant tout une réflexion sur les façons que nous avons de vivre aujourd'hui. Dans cet univers confiné aux accents futuristes on progresse entre inquiétude et rire, pour s'apercevoir enfin que c'est de notre quotidien qu'il s'agit.
Tout commence lorsque David Chariandy est victime, dans un restaurant éthique de Vancouver, d'un acte de racisme ordinaire en présence de sa fille de trois ans. Dix ans plus tard, l'élection de Donald Trump lui donne l'occasion d'adresser à sa fille désormais adolescente une lettre pour évoquer les questions universelles de l'identité et de la race. Chariandy puise dans son propre passé, dans celui de ses ancêtres afro-asiatiques et dans des épisodes concrets vécus en famille une réflexion sur l'héritage de l'esclavage, le statut de " minorité visible " et d'immigré de deuxième génération : que ressent-on lorsqu'on est considéré comme un étranger alors que l'on est né au Canada ? Lorsqu'on nous demande, inlassablement, " non, mais d'où viens-tu vraiment ? "
La France est secouée par des émeutes. Patrick, policier suisse dépêché par Europol, se trouve en Seine-Saint-Denis, département 9-3, dans la couronne parisienne. Il mène l enquête au c ur d organisations mafieuses chinoises, mais les circonstances vont le rendre témoin du fossé qui se creuse entre la police française et la population, notamment en banlieue. Patrick nous entraîne dans le sillage de bandes de jeunes Français et dans l univers d un commissariat, et il constate que son métier de flic de banlieue disparaît pour ne laisser place qu au seul maintien de l ordre, par une police qui se comporte comme une armée d occupation. Une histoire de flics, écrite par un flic, qui oscille entre la nostalgie des romans policiers style Quai des Orfèvres et les défis que doivent maintenant relever les polices d Europe. Troisième récit de Patrick Delachaux, Grave Panique est la véritable histoire de l une des dernières missions du policier Delachaux.
Ce petit livre reproduit une oeuvre presque inconnue: les trois premiers textes personnels de Nicolas Bouvier et douze gravures de Thierry Vernet, publiés en 1951 dans un portfolio à tirage limité. Les deux amis allaient le faire connaître à ceux qui croyaient en leur création et qui étaient prêts à les soutenir dans leur projet : le grand voyage vers l'Orient. C'est le point de départ de L'Usage du monde, le sceau d'une amitié infaillible.