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La position de schuss
Bardi Loris
LE DILETTANTE
17,50 €
Épuisé
EAN :9791030800210
Lorsqu'on se sent dépassé dans le cours du jeu, on privilégie les parois de côté, pas vrai ? J'ai toujours considéré que le rebond sur le côté était l'arme la plus efficace. Ce que vous faites de votre foie nous importe peu. Nous sommes assez intelligents ici à Saint-James pour savoir que votre consommation d'alcool - si c'est bien de cela qu'il s'agit - se cantonnera dorénavant à la sphère privée et qu'elle n'aura aucune incidence sur votre travail. Vous êtes l'un des meilleurs praticiens que nous connaissons et vos accointances avec les milieux sportifs et culturels nous permettent d'envisager un avenir commun. Quand le business rentre en jeu Thomas, on pose un voile assez facilement sur une conduite morale défaillante". Avec La Position de schuss, Loris Bardi signe son premier roman, qui déploie, sur fond de jet-set américaine, les délices amères d'une comédie mordante et désenchantée, riche de surprises, où se mêlent, avec brio, luxe, luxure et luxations.
Caria Bardi a grandi en Toscane, où elle a appris à cuisiner très jeune, entourée, dans sa famille, de nombreux cuisiniers talentueux. Après quelques années passées à voyager, elle vit dans une propriété viticole près du lac de Bolsena, dans le centre de l'Italie. Auteure prolifique, elle a déjà publié plus de 20 livres de cuisine à succès, traduits en 25 langues.
Si je comptais, les syllabes de mes sonnets ! Je vous soufflerais de somptueux triolets, Las odalisque, pas l'ombre d'un quatrain, Ni fine silhouette de l'alexandrin... Profanerais-je, des mausolées épistolaires ? Pillerais-je, un à un les mots des dictionnaires ? Violerais-je, par mes saillies règles de grammaire ? Souillerais-je, tombes des félibres, des trouvères ? Diable je le ferai ! Mais ma poésie doit plaire...
56 recettes mettent à l'honneur les pâtes et mêlent les grands classiques à des idées originales pour tous les amoureux de la cuisine italienne et, plus généralement, pour tous les gourmands:- Penne aux tomates et à la mozzarella, lasagnes au pesto, raviolis asiatiques, spaghettis à l'encre de calamars, Salade de conchiglies au bleu et aux pommes.Toutes les recettes sont illustrées et détaillées étape par étape.
- Mais regardez-moi qui voilà!? Ce ne serait pas ce grand dépendeur d'andouilles de Rodolphe? Où étais-tu, arsouille, ça fait plus d'une semaine que je te cherche?Il devait être 15 heures chez Maumo, le meilleur italien de Paris, dans le Marais, station Hôtel-de-Ville, juste derrière le Bazar, lorsque j'y suis arrivé. Auguste était à sa caisse, sous l'escalier au bout du bar.J'aime beaucoup Gus. On est devenus amis il y a sept ou huit ans après mon premier dîner chez lui. Je lui avais expliqué que son restaurant, si l'on s'efforçait de prendre de la hauteur, ressemblait à un point d'interrogation. La petite terrasse sur le trottoir était le point; l'entrée, un long couloir bordé sur sa gauche par le comptoir, la jambe; et la salle en arc de cercle, juste à la fin du comptoir après un escalier en virgule à gauche, la cursive étonnée. Et d'ailleurs, avais-je ajouté, tout est étonnement dans ce restaurant. Jusqu'à son nom: Maumo, qui n'est pas le diminutif d'Auguste.Il avait écouté en hochant la tête.- Maumo... Les juifs pensent que c'est le diminutif de Moïse, les Arabes celui de Mohamed et les mecs comme toi de Maurice. Tout le monde se sent chez lui et moi je sers tout le monde.Je passe le voir presque tous les jours pour discuter de nos avanies: moi accoudé au zinc et lui derrière sa caisse, juste sous le tablier de son escalier en virgule. Je ne sais pas comment nous en sommes arrivés à devenir confidents l'un de l'autre. Il me nourrit lors de mes vaches maigres et je lui rédige des suppliques pour les impôts, l'Urssaf, les affaires sanitaires, l'inspection du travail... Enfin, nous sommes amis.- Tu te souviens de Caroline?- La blonde? Celle qui a retourné une de mes tables parce que la sauce piquante était trop épicée?- Celle-là même.- C'est une plaie cette fille.- On s'est séparés.- Bonne nouvelle. Et ça t'a pris la semaine?- Laisse-moi te raconter. Tu connais Adam? L'autre soir, il m'a proposé une partie de poker.- Il organise des parties, Adam? Pourquoi est-ce qu'il ne m'invite pas?- Je ne sais pas... Et puis je m'en fous, ce n'est pas le propos. Tu veux que je te raconte ou pas?De la main et de la tête il m'invita à poursuivre.- J'en parle à Caroline qui saute de joie. J'ai toujours rêvé déjouer, qu'elle piaille! Parole, je n'arrivais pas à la tenir, elle voulait qu'on y aille de bonne heure. Avant le dîner même. A peine arrivée chez Adam, elle file vers la table sans même un bonjour ou un regard pour les autres. Rien. Une possédée du jeu. Don Carbino et François, déjà installés, la regardaient comme une extraterrestre. Je leur ai expliqué nos relations et qu'ils m'obligeraient en voulant bien la laisser jouer avec nous. Pendant ce temps, Caroline s'impatientait en tripotant les cartes...
« C'était le quatrième décembre. La neige poudreuse des hivers continentaux estompait nos silhouettes. Nul d'entre nous ne savait si demain serait un jour. Nous pouvions l'espérer, sans plus.Nous avions fini par nous accoutumer de ces hivers très rudes qui commençaient en octobre pour finir en mai. Nous avions connu le temps où une pomme de terre volée valait une fortune. Nous avions fait des festins de moineaux piégés, de frites cuites dans des huiles verdâtres destinées à lubrifier Dieu sait quels moteurs. Bref! nous étions des hommes pleins de sagesse et de connaissances, et nous regardions vers l'an neuf.»
Le pseudonyme Valet : je l'ai choisi pour ce qu'il signifie, je ne suis pas libre d'écrire ce que j'écris : la pensée va au-delà de la parole et, pour exprimer ma pensée, il faut que je la soumette aux lois de la parole. Je suis donc le valet de la parole, la valet de la poésie." Paul Valet, entretien avec Madeleine Chapsal, L'Express, 15 août 1963.
Les chevronnés adeptes du Pari Mutuel sont Urbains à un point que l'on n'imagine guère, d'une urbanité qui confine à l'intrusion voire touche à l'invasion. C'est ce qu'endure à la journée Anatole Bétancourt, héros de Fièvre de cheval, ancien consultant (en quoi ? Il a oublié) tourné maniaque du tapis vert pré, parieur compulsif et trinqueur frénétique. A peine a-t-il pénétré dans un café-turf, salué bas la tenancière et s'être mis, Bic en main, un oeil à l'écran, l'autre au carnet, en position de défricher la journée hippique que s'en viennent rôder puis le harceler pléthore de fâcheux en veine de confessions, de petites combines, de bons tuyaux ou de martingales infaillibles. Car notre homme raisonne, compute, déduit, pesant les chances au trébuchet des possibles. Un art de mettre le canasson en équation qui n'est pas toujours payant et l'oblige à quelques entorses avec la légalité. Et quand la patronne de l'hôtel pour une monte s'invitera dans son paddock et l'initiera à fouler le gazon et humer l'air des champs de courses, Anatole n'échappera pas à la sortie de piste. Monologue drolatique d'un turfiste stratège, Fièvre de cheval nous restitue avec brio le monde des bistrots attelés, le galop mental et les errances d'une vie sur terrain lourd. Rien ne me souciait plus dans une journée que ces quelques secondes, disséminées tous les quarts d'heure, à raison de quarante courses au quotidien cela représentait au final pas mal de minutes, ces quelques secondes donc, ces quelques secondes où le coeur palpitait, où un frisson me traversait quand le cheval sur lequel j'avais misé montait aux avant-postes et qu'il figurait dans les trois premiers aux abords de l'arrivée. Oui, un frisson. Un frisson enfin. En attendant celui qu'on appelle le dernier et que je ne redoutais même plus tant la vie avait cessé de me concerner.