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Dictionnaire des feministes. France XVIIIe-XXIe siècle
Bard Christine ; Chaperon Sylvie
PUF
32,00 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 19 février 2026
EAN :9782130832799
Le combat continue Qu'est-ce que le féminisme ? Ce dictionnaire apporte une réponse large (la contestation de l'inégalité entre les sexes), plurielle (les mouvements de femmes, les philosophies ou idéologies qui les nourrissent) et contextualisée, sous la forme de près de 6 entrées. Biographiques, car le féminisme est fait de grandes figures, égéries conscientes ou non de la cause, et thématiques, car il est porteur d'une identité politique et culturelle qui a marqué la plupart des grands mouvements sociaux, politiques et philosophiques. Issu de recherches universitaires récentes, ce dictionnaire rend compte, avec méthode et pédagogie, de toute la richesse du mouvement féministe en France. Contre-mouvement qui suscite polarisations et crispations, le féminisme reste en réalité peu connu ; il est pourtant à l'oeuvre dans l'une des plus profondes transformations sociétales des deux derniers siècles : le recul de la domination masculine, les progrès de l'égalité des sexes et des libertés, la mise en question de la différenciation hiérarchisée (le genre). Il fait aujourd'hui encore, par nécessité, partie de l'histoire en mouvement. C'est ce que nous démontrent les 2 collaborateurs de cet ouvrage, qui parcourt l'ensemble des thèmes liés à la cause des femmes, réaffirmant, parce qu'il le faut, qu'aucune question sociale ne se résoudra sans elle.
Figure phare des "Années folles", la garçonne a gravé dans l'imaginaire collectif sa silhouette androgyne et ses cheveux courts. Symbole d'une émancipation controversée, elle cristallise les tensions d'une société ébranlée par la guerre, partagée entre fièvre de liberté et retour à l'ordre moral. En nous propulsant au coeur d'une décennie fantasmée, Christine Bard analyse une révolution des représentations. Elle en saisit les déclinaisons, de l'univers de la mode à la scène lesbienne en passant par la littérature et le célèbre roman de Victor Margueritte. La garçonne incarne avec force l'ambivalence d'un monde en plein bouleversement. L'essai réunit la culture des apparences, l'histoire politique et l'histoire sociale pour mieux cerner la puissance de cette figure entre subversion et modernité.
De la Grande Guerre au temps présent, cet ouvrage place les femmes au coeur des évolutions de la société française. Loin d'étre le récit euphorique d'une libération, le livre s'attache à montrer comment les rapports entre les sexes placent les femmes en position d'objet, discriminées dans le monde du travail, accaparées par leurs tâches maternelles et domestiques, minorisées dans la création artistique, exclues jusqu'en 1944, puis marginalisées dans le monde politique, souvent réduites aux seuls rôles d'épouse et de mère. La régression de leur situation entre les années 1930 et les années 1960 atteste la force du système patriarcal. Mais cet ouvrage montre aussi les femmes, sujets collectifs, partant à la conquête de droits et de libertés nouvelles. L'égalité des sexes, aujourd'hui acquise sur le plan juridique, est un des grands combats du 20e siècle qui demeure cependant une révolution inachevée dans la réalité sociale. Si nombre de femmes sont convaincues de leur irréductible singularité individuelle, il n'en demeure pas moins qu'elles ont une histoire commune fabriquée par la loi et les moeurs. L'ouvrage insiste sur l'effet du "genre féminin", mais sans négliger les différences sociales et culturelles qui traversent cette "minorité paradoxale'. L'approche choisie est celle de l'histoire politique, culturelle et sociale à la recherche des changements et de leurs contextes (idéologiques, démographiques, économiques, culturels...). Les sources sont variées: archives, enquétes, discours, sondages, films, affiches, romans, mémoires, entretiens... Élaboré dans des cours d'histoire, cet ouvrage synthétique est un support pédagogique pour le public enseignant et étudiant. Il est aussi un appel en faveur d'une histoire mixte qui, quel que soit le sujet étudié, devrait prendre en compte la différenciation sexuelle. Biographie de l'auteur Christine Bard, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'Université d'Angers, a publié Les Filles de Marianne. Histoire des féminismes 1914-1940 (Fayard, 1995), Les Garçonnes. Une mode, un mythe (Flammarion, 1998). Elle a dirigé Un siècle d'antiféminisme (Fayard, 1999). Elle appartient au comité de rédaction de Clio. Histoire, femmes et société et préside l'association Archives du féminisme."
Relire l'histoire du féminisme à la lumière de celle des féministes, telle est l'ambition de cet ouvrage. Il s'agit de réfléchir aux actrices (et acteurs, moins nombreux) du féminisme dans sa deuxième vague, postérieure à Mai-68. La tâche est bien nécessaire, car du féminisme, on retient surtout les "acquis", dans les domaines de la loi ou des mentalités, en les attribuant à une évolution quasi naturelle de la société vers le "progrès" et l'on oublie vite celles et ceux qui ont milité pour ces changements. L'ethos militant, valorisant l'anonymat et le collectif, ainsi que les lacunes des sources documentaires contribuent à effacer de l'histoire la part qu'y prennent les engagements individuels, à de rares exceptions près. En s'intéressant aux féministes, les travaux regroupés dans cet ouvrage offrent un nouvel éclairage sur leurs combats. Qui est féministe? Pourquoi? Quelles sont les motivations personnelles de cet engagement si particulier, qui implique l'ensemble de l'existence, jusqu'à la vie intime, comme l'indique le célèbre slogan du Mouvement de libération des femmes, "Le privé est politique"? Quelles sont les ressources utilisées par les militantes? L'ouvrage insiste sur la diversité des féministes en France, au-delà de son noyau dur, le MLF. Il montre aussi la diversité des analyses possibles, issues de toutes les disciplines des sciences humaines et sociales. Les prosopographies cohabitent avec des études de parcours singuliers. La cause féministe se construit grâce à de multiples voix de militantes associatives, d'artistes, de syndicalistes, d'intellectuelles, toutes attachées également à d'autres causes, groupes, classes, identités... Unies? Non, pas toujours. S'ignorant même, parfois. C'est pourquoi ce livre réserve quelques surprises.
Alors que la jupe a longtemps été subie et vécue comme l'attribut d'une féminité imposée, elle est aujourd'hui reconquise par les femmes, mais aussi par les hommes. Symbole des stéréotypes de genre pour les uns, symbole d'une libération nouvelle pour les autres. Le Girl Power, Ni putes ni soumises, le Printemps de la jupe et du respect sont autant de manifestations d'une mutation à l'oeuvre: la jupe est-elle forcément le signe de la soumission à l'ordre masculin? Pour résister à la stigmatisation et au sexisme, pourquoi certaines filles choisissent-elles la jupe, et d'autres le pantalon? Que penser des pressions diverses pour contrôler, voire réglementer le vêtement à l'école, au travail ou dans l'espace public? Et que dire de la jupe pour homme? Provocation pure et simple, ou désir d'égalité entre les sexes? Identités, transgressions, résistances... La jupe est à l'évidence au coeur des débats sur les identités de genre. Vêtus d'un tailleur, d'une mini, d'une jupe punk ou d'un kilt, les enfants et petits-enfants de Mai 68, garçons et filles, qu'ils soient hétéros, homosexuels ou transgenres, réinventent le port de la jupe, pour séduire, provoquer, pour cacher ou pour montrer...
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).