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Guide des sources de l'histoire du féminisme. De la Révolution française à nos jours
Bard Christine ; Metz Annie ; Neveu Valérie
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753502710
A la vérité, ce n'est pas une insignifiante besogne que celle qui consiste à rechercher, à apprendre ce qui a été fait, dit, obtenu avant nous. C'est un long travail de recherches, de lectures, de comparaisons, de méditations qui n'est pas à la portée de tous ". Ainsi s exprimait, il y a un siècle. Marguerite Durand, militante féministe, directrice d'un célèbre quotidien, La Fronde, et fondatrice de la bibliothèque parisienne qui porte aujourd'hui son nom. Les recherches sur les féminismes en France seront désormais plus faciles grâce à ce guide des sources, premier du genre. Fruit d'un travail collectif lancé par l'association Archives du féminisme, soutenu par le ministère de la Parité et de l'Egalité professionnelle, il a bénéficié de nombreuses contributions bénévoles. II donne une vision à peu près exhaustive des ressources existantes, dont beaucoup sont méconnues. " Féminisme " est entendu ici au sens large : le guide retient tout ce qui renseigne l'émancipation des femmes. Au-delà du mouvement féministe avec ses associations, sa presse, ses militant-e-s, t il inclut donc les formes politiques, syndicales, associatives, culturelles de l'émancipation des femmes. On y retrouve les femmes dans la résistance, les commissions féminines (dans les partis, les syndicats et les associations non féministes), ainsi que des personnalités liées à ce combat. En nombre conséquent (presque une centaine). les centres, archives nationales, départementales, communales, bibliothèques municipales ou universitaires, associations détenant des archives sont présentés. avec la liste de leurs fonds. La nature des documents qu'ils conservent est explicitée. archives imprimées ou manuscrites, documents iconographiques, objets, films... Les descriptifs des fonds sont particulièrement instructifs et peuvent se lire comme une introduction à l'histoire du féminisme. On trouve notamment un état complet des richesses conservées dans les deux bibliothèques historiques spécialisées : Bibliothèque Marguerite Durand et Centre des Archives du féminisme. Enfin, ce guide propose une webographie, une bibliographie, une liste des périodiques. une liste des associations et un index onomastique. On mesure ainsi la grande diversité des féminismes en France, ainsi que le chemin qui reste à parcourir pour mieux les connaître. Invitation à la recherche, ce guide vous réserve surprises et découvertes.
Successeur de la culotte, le pantalon symbolise la masculinité et, partant, le pouvoir, comme en témoigne l?expression « porter la culotte ». Au cours de la Révolution, il se charge d?une signification plus précise en exprimant les valeurs républicaines et devient un élément-clé du nouvel ordre politique. Mais l?Ancien Régime continue pour les femmes, qui n?accèdent pas, sur le plan vestimentaire (non plus que social), à la liberté et à l?égalité. Enfermées dans une altérité dite « féminine », les femmes, privées de droits, assignées à résidence dans leur genre, sont interdites de pantalon. Rien de tel qu?un interdit pour susciter le désir? Surchargé de fantasmes, le pantalon accompagne toutes les transgressions qui jalonnent la route de l?émancipation des femmes. Artistes, féministes, révolutionnaires, voyageuses, actrices, lesbiennes, sportives, innombrables sont celles, connues et inconnues, qui s?approprient l?habit masculin. Il faut attendre les années 1960-1970 ? séquence politico-vestimentaire décisive ? pour que le pantalon soit féminisé, pour qu?il devienne un vêtement mixte. Fin de l?histoire? Pas vraiment. Pourquoi l?ordonnance de 1800 interdisant aux femmes de s?habiller en homme n?est-elle toujours pas abrogée? Pourquoi les collégiennes ne portent-elles plus que des pantalons? Pourquoi une « journée de la jupe »? Et quid de la jupe pour hommes, qui symboliserait une véritable égalité entre les sexes? L?actualité des questions de sexe et de genre gagne à être située dans l?histoire longue de la peur de la confusion des rôles et de la contestation du pouvoir masculin.
Résumé : Oubliées, ou réduites au cliché de la suffragette, les féministes de la IIIe République sont encore largement méconnues. C'est tout l'intérêt de ce volume d'apporter des connaissances nouvelles, biographiques et prosopographiques, sur les actrices et acteurs de l'émancipation des femmes de cette époque. A travers les motivations et les modalités de l'engagement se révèle le visage particulier du féminisme dit de la "première vague", soit un cycle de mobilisation centré sur l'acquisition de droits et s'appuyant sur des associations telles que le Conseil national des femmes françaises, l'Union française pour le suffrage des femmes, la Ligue française du droit des femmes. Ce féminisme, partie prenante de la "nébuleuse réformatrice", donne à la question sociale une importance capitale et apporte une expertise sur la pauvreté féminine, la prostitution, la faiblesse des salaires féminins, l'accès aux professions qualifiées... De la philanthropie au féminisme, beaucoup de bourgeoises franchissent le pas dans les années 1900 et deviennent des militantes. La cause est défendue à un niveau international, dans les associations de femmes et dans les organisations supranationales. L'une des conditions de possibilité des progrès tant espérés est la paix : le conflit de 1914-1918 marque profondément le féminisme, générant des pacifismes aux vues parfois opposées. Si la conquête du droit de vote est désormais bien connue, sur le travail et la paix, ce livre apporte de précieux éclairages. Qui sont les féministes de la première vague ? Si le qualificatif de bourgeois n'est pas inexact pour la mouvance réformiste, il mérite des nuances qu'ignoraient ceux qui l'employaient pour disqualifier le féminisme vu comme l'expression d'une minorité privilégiée. Des profils variés sont ici dessinés, d'Hubertine Auclert la suffragette à Cécile Brunschvicg la secrétaire d'Etat, en passant par Germaine Malaterre Sellier l'héroïne de guerre catholique et pacifiste, Marguerite Thibert l'experte du travail féminin, Marya Chéliga la femme de lettres polonaise, Constance Pascal la psychiatre, Anna Lampérière l'intellectuelle solidariste craignant l'étiquette féministe, ou encore Jeanne Bouvier ancienne ouvrière défendant les ouvrières à domicile, Sarah Monod et Julie Siegfried, les protestantes du CNFF, Marguerite Brando Salvador et Clarisse Eugène Simon réformant le judaïsme français, sans sous-estimer la minorité masculine, avec un militant tel que l'avocat Georges Lhermitte. Cette diversité révèle la plasticité d'une cause déclinée dans tous les domaines de la vie politique, culturelle et sociale. Elle est interprétée in fine dans la trame même des vies.
S'il est un terreau fertile pour les idées reçues, c'est bien le féminisme et son histoire. Préjugés innocents ou délibérément antiféministes, ces idées reçues ont la vie dure et nourrissent les malentendus et les attaques qui impactent les luttes et les disqualifient. Des suffragettes à Nous toutes, en passant par l'incontournable MLF, ce livre dévoile des combats passionnés et passionnants, au coeur de controverses essentielles dans le débat public. Les divergences politiques et philosophiques traversant également les mouvements féministes, l'autrice entre dans le vif des querelles pour en expliciter le sens. Qu'il s'agisse de la laïcité, de la parité, de l'écologie, des normes corporelles, de la révolution sexuelle ou encore de l'écriture inclusive, des féminismes pluriels apportent des réponses plurielles, présentées ici avec nuance et pédagogie.
Résumé : Successeur de la culotte, le pantalon symbolise la masculinité et, partant, le pouvoir. Au cours de la Révolution, exprimant les valeurs républicaines, il devient un élément-clé du nouvel ordre politique. Mais les femmes, privées de droits, assignées à résidence dans leur genre, restent interdites de pantalon. Rien de tel qu'un interdit pour susciter le désir... Surchargé de fantasmes, le pantalon accompagne toutes les transgressions qui jalonnent la route de l'émancipation des femmes mais il faut attendre les années 1960-1970 pour qu'il soit féminisé et devienne un vêtement mixte. Fin de l'histoire ? Pas vraiment. Pourquoi les collégiennes ne portent-elles plus que des pan-talons ? Pourquoi une "journée de la jupe" ? L'actualité des questions de sexe et de genre gagne à être située dans l'histoire longue de la peur de la confusion des rôles et de la contestation du pouvoir masculin.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.