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Nasha
Barbulescu Mala
ATRAMENTA
22,10 €
Épuisé
EAN :9789524210072
Que ces -t-il de routes les rencontres, de tous les moments passés dans un an, dans deux, dans dix ans ? Beaucoup de souvenirs s'effaceront à jamais de ma mémoire, perdus dans les brumes du temps, comme le train qui m'avait laissée en ce lieu pour repartir et disparaître ensuite à l'horizon. Je n'en garderai que ce qui m'a touchée profondément. J'oublierai puisque les souvenirs sont des balises pour ne pas se noyer et seuls ceux qui sont des bouées de sauvetage comptent vraiment..." "... je voyais le temps et le chemin parcouru, le premier matin quand j'étais arrivée au village, des peines et des joie, des souvenirs entremêlés comme les reflets d'un serpentin en papier brillant avec lequel on décorait les salles des fêtes et qui restait ensuite dans l'espace vide et sombre comme des naïves traces anachroniques d'une histoire passée." Arrivée à 18 ans en France afin de suivre des études de Lettres, Ada retourne dix ans plus tard en Roumanie, son pays natal et retrouve sa Nasha (marraine), celle qui l'avait élevée après le décès de ses parents, Une visite d'une journée se transforme en un séjour de six mois pendant lequel elle découvrira les secrets enfuis dans la mémoire des autres...
C'est un fait historique avéré que la tribu des Bani Hasshass a mis à mort par le feu son esclave-poète Soheym, à cause de son libertinage à l'égard des femmes de la tribu ; ceci se passait en l'an 35 de l'hégire. Cela mis à part, nous ne connaissons de la vie du poète que des bribes éparses, dont la plupart ont un caractère légendaire. La principale source reste le recueil de poésie (diwan) de Soheym lui-même (édité au Caire en 1950). L'auteur de ces poèmes bilingues s'est appuyé sur cet ouvrage pour faire revivre cette histoire avec lyrisme...
Avec ses allures de garçon manqué, Khâtem, sixième et néanmoins unique fille du cheikh Nassib, dégage une mystérieuse ambiguïté. D?une écriture maîtrisée, par petites touches progressives, Raja Alem nous révèle son secret. Une énigme intime et douloureuse qui raconte aussi toute la société mecquoise traditionnelle du début du xxe siècle. Ayant perdu dans les guerres et les épidémies toute sa descendance masculine, le cheikh Nassib, à la tête d?une famille patricienne de La Mecque, finit par adopter le fils d?une servante afin de pouvoir perpétuer à travers lui son nom prestigieux. Et voilà que sa femme donne le jour à une sixième fille, qu?ils prénomment Khâtem (ce qui signifie en arabe ?sceau? ou ?ultime?). La vie de Khâtem est environnée de mystère. Elle est venue au monde sans l?intervention d?une sage-femme et, avec son corps trop mince et son visage trop pâle, elle a des allures de garçon manqué. Peu à peu, à travers des scènes de la vie quotidienne et au fil des dialogues, on commence à percer son secret, mais c?est seulement lors de sa rencontre inopinée avec une musicienne venue de Syrie qu?elle découvre elle-même, en même temps que le plaisir, sa propre ambiguïté sexuelle d?hermaphrodite. Lors d?un conflit violent qui agite la ville, elle se voit contrainte de quitter l?appartement des femmes où elle a toujours vécu. L?écriture maîtrisée de Raja Alem, d?une élégance classique, lui permet de conduire son récit comme la révélation progressive d?une énigme à travers laquelle est également dévoilée, dans un constant souci de précision dans la description des êtres et des choses, toute la société mecquoise traditionnelle du début du xxe siècle.
El-Daïf Rachid ; Barbulesco Luc ; Cardinal Philipp
Tantôt reclus, se débattant contre ceux qui investissent son domicile, tantôt fuyant, cherchant son salut dans un improbable passage au crépuscule, obsessionnellement, à Beyrouth, un homme bascule dans le labyrinthe du cauchemar. Telle est en effet la vision, presque une hallucination, que nous propose Rachid el-Daïf. Dans un récit hanté par l?angoisse de la mutilation et de la mort, nous découvrons la douleur intime d?un conflit jamais vraiment décrit, jamais explicitement circonscrit. Echappant aux catégories du politique autant qu?à celles du militaire, ce texte est, dans son irréalisme même, un témoignage de première force sur l?expérience civile de la crise libanaise.
Cet ouvrage regroupe, en les organisant de manière thématique, un ensemble d'hypothèses sur la question de l'écriture et de ses rapports avec l'oralité dans le cadre de la culture arabe considérée dans sa globalité temporelle. Les articles qui fondent ce recueil analysent en effet aussi bien les formes traditionnelles de la communication orale (sagesse populaire, épopée, transmission de contes et récits) que ses manifestations contemporaines de l'ère médiatique (images télévisées, messages électroniques). Ils questionnent également la culture écrite en se demandant quelles sont les chances de perpétuation de la culture écrite telle qu'elle a existé jusqu'à la fin du siècle dernier. Pour ce faire, les chercheurs réunis au sein de cet ouvrage étudient la diffusion du livre et de l'écrit depuis l'âge d'or de la culture arabe jusqu'à l'apparition de la diffusion de masse avec le phénomène du best-seller. Ces questions, et d'autres, invitent le lecteur à relativiser le discours dominant sur la fin de la culture écrite, et à reprendre sur des bases objectives l'analyse des rapports toujours renouvelés entre la main et la langue, lesquelles sont l'une et l'autre, il ne faut pas l'oublier, mises au service de la communication des idées.
Ma maman était dans un ménage polygamique. Et cette relation l'écartait définitivement du baptême catholique. Le message du Père Maurivin, relayé de paroisse en paroisse depuis toujours, était sans équivoque : Dieu n'acceptant pas la polygamie, quiconque souhaitait recevoir le baptême devait sortir d'une telle union réprouvée par L'Eglise et, durant de nombreuses années, travailler en tant que "catéchumène" au service de la paroisse, pour expier ses péchés. A force de supplier son époux, de faire intervenir ses parents et relations diverses, papa avait fini par marquer le premier pas consacrant son adhésion à la vocation de son épouse par Dieu : ne plus partager la même couche. L'adolescente avait rendu compte à sa mère : Père Maurivin voulait d'elle. En retour, investi de ses pouvoirs de droit divin, il accordera le baptême à sa mère à la prochaine fête de la Nativité. Le cas échéant, non seulement elle n'aura jamais accès à ce sacrement, du moins tant que le missionnaire sera responsable de l'église ; mais en sus, elle retournera occuper sa place de catéchumène à l'extérieur de l'église, en "représailles" . "Il m'avait accordé deux jours de réflexion". Elle en avait jusqu'à mercredi. "Quelle était ma consistance dans l'échelle des valeurs de cet homme de Dieu ?"
Résumé : Pour Jonas, sa fiancée, Mélanie, est la perle rare. Pourtant, il sait que Dieu a un autre plan pour lui. Mais il refuse de l'accepter, et endurcit son coeur. Samuel, quant à lui, a fait le choix de faire confiance à Dieu, d'attendre la conviction. Néanmoins, il a hâte. Il rêve du jour où il trouvera sa promise, du jour où il l'épousera. Et si elle était déjà tout près ? Peut-être l'a-t-il déjà rencontrée ? Ce roman raconte l'histoire de trois couples chrétiens qui sont à des stades différents de leur relation. Un parcours différent, mais une même question : "La Volonté de Dieu... ou la mienne ?"
Lire les nouvelles de Roger Angélo, c'est apprendre à se laisser surprendre. C'est accepter d'avancer à l'aveugle et découvrir des territoires insoupçonnés peuplés de créatures improbables. C'est aussi comprendre que chacun est libre d'interpréter ce que le texte lui raconte et qu'il n'existe pas une, mais des vérités propres à chaque lecteur. Ainsi, les objets comme une pendule à pièces, les animaux dans l'horreur d'un abattoir, l'esprit d'un vieil homme abandonné dans une maison de retraite ou celui d'une fillette égarée dans les allées tranquilles d'un cimetière, tous nous confient quelque chose. Ce qu'ils nous révèlent est de l'ordre de l'intime, du précieux, de l'inaltérable mystère de la vie. Et par-delà le fantastique, ces histoires nous touchent. Il importe pour cela d'accepter d'être porté par les mots et la poésie qu'ils véhiculent. Sans chercher d'explications rationnelles. Et la magie opère. Avec ses artifices qui sont tantôt effrayants, tantôt éclairants pour peu que l'on se laisse séduire. Et l'intention de l'auteur, quelle est-elle ? Nous offrir, tout simplement, un moment d'égarement pour mieux nous reconnaître par-delà ses nouvelles oubliées. Celles qu'il a d'abord rangées dans un tiroir, puis ressorties parce qu'elles réclamaient un peu d'air frais, libre. Comme son imagination !
Alors que nous étions à Lyon, le 21 octobre 2018, notre ami sri lankais Sudath m'a téléphoné. C'est du trafic d'enfants , a-t-il dit en anglais. Notre monde s'est alors écroulé". Quand Titania sollicite ses parents adoptifs pour l'aider à retrouver sa famille biologique, l'effroyable réalité surgit dans leur vie. Ils réagissent, partent tous les trois mener l'enquête au Sri Lanka et vont se confronter à l'administration locale, à la police, aux intermédiaires maffieux de l'époque. Que vont-ils découvrir ? Plus de trente-quatre ans après les faits, les parents de Titania décident de dénoncer ces pratiques illégales afin qu'on ne leur réponde plus qu'elles sont "abominablement normales" . Pour la première fois dans "Titania, histoire d'un baby business" une mère dévoile avec courage dans un récit émouvant, la terrible réalité de l'adoption internationale Ce témoignage prenant - qui paradoxalement n'est pas dénué d'humour - dans un style fluide et réaliste embarque le lecteur au fil d'une histoire humaine, tragique et inouïe. Véronique Piaser-Moyen "lanceur d'alertes" a témoigné des dérives de l'adoption internationale, dans l'Obs, sur le plateau d'Envoyé Spécial, dans le journal suédois Dagens Nyheter.