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Roman russe. "Pour présager les tourments à venir"
Barbero Alessandro
GALLIMARD
29,50 €
Épuisé
EAN :9782070755745
Comment Viktor Nikolaïevitch Obiline, paisible Moscovite et professeur d'histoire, peut-il se repentir d'avoir confié à sa jeune étudiante, Tatiana Borisovna, une thèse au sujet anodin: « Les cadres du Parti dans la région de Bakou de 1945 à 1953 »?Nous sommes en 1988: entre glasnost et perestroïka, Gorbatchev a entrepris de réformer l'État, entrouvrant la boîte de Pandore. L'immense échafaudage de l'empire soviétique commence à vaciller. Dans les archives officielles, la vigilance se relâche, la paresse fataliste de l'âme russe se régénère après les ivresses du socialisme, et des fissures lézardent l'édifice du secret. C'est en s'y engouffrant que Tatiana entre en contact- par curiosité, par hasard, par entêtement vengeur - avec des vérités embarrassantes, périlleuses, mortelles...Comme elle, le juge Nazat Kallistratovitch Lappa, qui enquête sur l'assassinat d'un imam, ne veut pas lâcher prise. Entre Azéris, Arméniens et populations anxieuses, toujours plus éloignées d'un centre qui se désintègre, les puissants trament leurs complots: doublement compromis - lorsqu'ils étaient jeunes dans la répression stalinienne, aujourd'hui avec les groupes armés intégristes qui pullulent à la périphérie de l'empire -, ils organisent la lutte pour leur survie, en dépit des lois et des intentions du Kremlin. Ils sont poussés par de puissants mobiles le pouvoir, l'argent, le pétrole, Dieu...« Pour présager les tourments à venir », dit un vers d'Ossip Mandelstam, le grand poète déporté en Sibérie. Quels tourments se profilent derrière les énigmes dont Alessandro Barbero tisse les fils avec une habileté diabolique? Avec des rebondissements incessants, dans des tonalités inspirées des grands Russes, de Gogol à Boulgakov, avec ce souffle à la fois épique et familier qui rend sa lecture irrésistible, le romancier pose une dernière fois les grandes questions politiques et éthiques du XXe siècle. Derrière les papiers poussiéreux des archives, il montre la chair et le sang, les victimes et les assassins: des hommes qui ont assassiné il y a cinquante ans et qui sont, aujourd'hui, de nouveau prêts à tuer.
C'est en entendant le franc-parler du pape François, écho des accents virulents de ses prédécesseurs du Moyen Age, qu'Alessandro Barbero a entrepris, du XIe siècle à nos jours, ce voyage à travers les paroles pontificales qui ont marqué l'histoire. Grégoire IX qui, au XIIIe siècle, instaure la primauté de l'Eglise sur les rois en excommuniant l'empereur Frédéric Il ; Léon XIII qui, en 1891, aborde la réalité de la question ouvrière et appelle les patrons à ne pas trop rechercher le culte du profit ; Jean XXIII qui, en 1963, réaffirme les concepts de dignité de la personne humaine et de droit des peuples à disposer d'eux-mêmes - ceux-là et d'autres, que l'on retrouvera dans ce livre, nous permettent de mieux comprendre, à chaque époque, le poids de l'Eglise dans le monde.
Barbero Alessandro ; Farazzi Patricia ; Valensi Mi
Le 7 octobre 1571, au large des côtes grecques, dans le golfe de Lépante, l'aube se lève sur une mer couverte de bateaux: d'un côté la flotte de l'Empire ottoman, de l'autre les galères de Venise, de l'Espagne de Philippe II et du Saint-Siège, unies sous la bannière de la Chrétienté. Ces deux immenses armées s'apprêtent à livrer la plus importante bataille navale de l'histoire moderne. Quel formidable jeu d'alliances politiques et militaires, d'intérêts économiques, d'ambitions personnelles, de hasards géographiques et d'aléas climatiques a conduit à cet affrontement? Comment les visées de l'ambitieux Sélim II, de l'obstiné Pic V et du prudent Philippe II se sont-elles mêlées pour faire converger les destins de milliers de marins et de soldats vers Lépante en cet automne 1571? C'est ce que raconte cette fresque magistrale. Multipliant les points de vue, faisant dialoguer avec brio les sources turques et occidentales, Alessandro Barbero tisse le récit de la fascinante montée vers la guerre qui mobilisa, deux années durant, toutes les rives de la Méditerranée. Délaissant le mythe qui a voulu voir en Lépante un "choc des civilisations" avant l'heure, il met en scène à part égale pachas ottomans et marins vénitiens, ambassadeurs espagnols et espions romains en une grandiose épopée, qui compose un tableau extraordinairement vivant de l'Europe de la Renaissance.
Résumé : Dans la Florence du XIVe siècle, un riche marchand prend la plume pour raconter ses années au pouvoir dans la commune déchirée entre Guelfes noirs et Guelfes blancs. A Sienne, une certaine Catherine fait voeu de chasteté à l'âge de six ans. A Orléans un siècle plus tard, Jeanne assiste au procès qui la conduira au bûcher... Six vies, six portraits esquissés avec tout l'art d'Alessandro Barbero, et nous voilà au coeur du Moyen Age. Qui étaient ces hommes et ces femmes ? Quelles étaient leurs peurs, leurs ambitions ? De quelles vies rêvaient-ils ? Il paraît loin, le temps des prophéties, des ordres religieux, des processions, des preux chevaliers, des croisades, des femmes au rouet et des apparitions ! Pourtant, il suffit de six coups de pinceaux pour qu'il se rapproche et revive sous nos yeux.
Résumé : Six vies, six aventures humaines, six portraits esquissés, et nous voilà au coeur du Moyen Age. Trois hommes, trois femmes, témoins de leurs temps, figures illustres ou méconnues, exceptionnelles par leur destin, mais semblables en tous points à leurs contemporains. Qui étaient-ils ? Quels étaient leurs peurs, leurs ambitions, leurs désirs ? A quelle morale obéissaient-ils ? De quelles vies rêvaient-ils ? C'est ce que nous racontent les écrits qu'ils nous ont laissés, et c'est tout l'art d'Alessandro Barbero de réussir à nous donner l'impression qu'ils nous en parlent eux-mêmes. Comme il paraît loin, pourtant, le temps des prophéties, des ordres religieux, des processions, des femmes au rouet, des preux chevaliers, des galères, des croisades, des pénitents et des apparitions. Et comme il suffit de six coups de pinceaux vigoureux pour qu'il se rapproche, nous rattrape et revive sous nos yeux.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : A la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d'informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d'écrivain. Car elle s'affirme comme une auteure importante et l'écriture l'occupe de plus en plus, au détriment de l'éducation de ses deux filles, Dede et Elsa. L'histoire d'Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d'une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix. Après avoir embrassé soixante ans d'histoire des deux femmes, de Naples et de toute l'Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L'enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du XIXe siècle, un monde qu'on n'oublie pas.
Quatrième de couverture «Autrefois on disait déjà la colline comme on aurait dit la mer ou la forêt. J'y allais le soir, quittant la ville qui s'obscurcissait, et, pour moi, ce n'était pas un endroit comme un autre, mais un aspect des choses, une façon de vivre. [...] J'y montais le soir pour éviter le sursaut des alertes : les chemins fourmillaient de gens, de pauvres gens que l'on évacuait pour qu'ils dorment au besoin dans les prés, en emportant un matelas sur leur vélo ou sur leur dos, criaillant et discutant, indociles, crédules, amusés.» Cesare Pavese, La Maison des collines, 1948.
Résumé : Une femme, Miriàm. Un homme, Iosèf. Un jeune couple d'amoureux. Ils se sont rencontrés en Galilée, au Nord d'Israël, et vont se marier à Nazareth. Quand Miriàm annonce à son fiancé qu'elle attend un enfant dont il n'est pas le père, Iosèf ne la dénonce pas aux autorités, comme la loi le prescrit. Il croit en sa parole. Il croit qu'elle est enceinte d'une annonce, il croit à une vérité invraisemblable. "C'est l'hiver en Galilée, mais entre eux deux, c'est le solstice d'été, le jour de la lumière la plus longue". Avec Une tête de nuage, Erri De Luca poursuit sa relecture de la Nativité, abordée précédemment dans Au nom de la mère. Structuré en trois actes, le texte assume une forme dramatique parcourue par des dialogues intenses, non dépourvus d'ironie. Derrière la figure du Messie, Erri De Luca brosse le portrait intime de Marie et Joseph, ici présentés dans leur simple humanité : deux jeunes parents qui s'apprêtent à élever leur enfant, Jésus, dans mille difficultés. Un homme et une femme, liés par un sentiment qui dépasse les faits et s'inscrit dans les mots. "En amour, croire n'est pas céder, mais renforcer, ajouter quelques poignées de confiance ardente".
Résumé : Après L'amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d'histoire italienne et d'amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila. Pour Elena, comme pour l'Italie, une période de grands bouleversements s'ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s'annoncent, les mouvements féministes et protestataires s'organisent, et Elena, diplômée de l'Ecole normale de Pise et entourée d'universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d'amour et de haine, telles deux soeurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix. Celle qui fuit et celle qui reste n'a rien à envier à ses deux prédécesseurs. A la dimension historique et intime s'ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l'Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.