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LE DESIR ET LA DISTANCE INTRODUCTION A UNE PHENOMENOLOGIE DE LA PERCEPTION
BARBARAS
VRIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782711613922
Bien que la perception soit ce qui nous initie originairement à l'Etre sous la forme d'un "il y a" primordial, la tradition en a le plus souvent manqué la spécificité. Il est donc nécessaire de repenser la singularité de l'événement perceptif, reconnue pour la première fois par Husserl sous le titre de "donation par esquisses", au lieu de la soumettre à la loi de l'objet. Une telle exigence requiert une réduction radicale, qui ne va pas de la suspension de la thèse d'existence du monde à la subjectivité transcendantale mais de la critique du néant - toile de fond de toute ontologie de l'objet - au monde comme a priori de tout apparaître. A ce monde, totalité imprésentable, correspond un sujet dont le sens d'être fait problème puisqu'il est à la fois un moment du monde et en rapport avec la totalité comme telle. Un tel sujet doit être abordé à partir du mouvement vivant et son être caractérisé comme désir.
La rupture est généralement accompagnée de souffrances, d'angoisses et de peurs. Est-ce une fatalité? Rompre ou quitter, n'est-ce pas aussi changer, choisir? Simone Barbaras répond à toutes les questions qu'on se pose lorsqu'on est confronté à la rupture, qu'elle soit sociale, familiale, professionnelle ou amoureuse. Elle nous démontre, à travers de nombreux cas, que toutes les ruptures peuvent entraîner des forces de vie libératrices et créatives. Un guide précieux qui permettra à chacun de vivre la rupture en sauvegardant ce qui nous est essentiel.
La question de la corrélation entre l'étant transcendant et ses modes de donnée subjectifs, question qui est au c?ur de l'entreprise phénoménologique, conduit inévitablement à aborder le problème du sens d'être du sujet de la corrélation en tant que celui-ci à la fois appartient au monde et est une condition de son apparaître. Conformément à cette double exigence, le sujet doit être caractérisé comme vivre, ce qui revient à dire que la phénoménologie n'a de sens que comme phénoménologie de la vie. La vie doit ici être comprise en un sens originaire, plus profond que la distinction de l'être en vie (leben) et de l'épreuve de quelque chose (erleben): elle échappe à l'alternative d'une vie intransitive et d'une vie transitive. Le but de ce livre est de jeter les bases de cette phénoménologie. Une telle entreprise requiert d'abord de mettre en évidence les limites et les présupposés des philosophies, phénoménologiques ou non, qui se confrontent à la question de la vie. Elle débouche sur une caractérisation positive du vivre comme Désir, autre nom de la corrélation, rapportant l'un à l'autre un sujet qui est Réalisation et un Être qui est Inachèvement.
L'a priori universel de la corrélation entre l'étant transcendant et ses modes de donnée subjectifs dessine le cadre minimal de toute démarche qui se revendique de la phénoménologie. Il s'agit ici de montrer qu'une analyse rigoureuse de la corrélation se déploie nécessairement à trois niveaux et que la phénoménologie est ainsi vouée à se dépasser elle-même vers une cosmologie et une métaphysique. Un premier niveau d'analyse, proprement phénoménologique, permet d'établir que la transcendance pure du monde se donne à un sujet dont le mode d'exister est un certain mouvement, que nous caractérisons comme désir. Cependant, la corrélation présuppose également un mode d'être commun aux deux pôles, fondement de l'appartenance du sujet au monde. Pour autant que le sujet est mouvement, le monde auquel il appartient doit lui-même être compris comme une réalité processuelle : notre mouvement procède de l'archimouvement du monde ; la phénoménologie dynamique renvoie à une dynamique phénoménologique qui est synonyme d'une cosmologie. Dès lors, la différence du sujet, sans laquelle il n'y a pas de corrélation, ne peut que correspondre à une scission, plus originaire encore, qui affecte le procès même de la manifestation sans néanmoins en procéder. Cette scission au coeur de l'archi-mouvement doit être comprise comme un archi-événement : celui-ci fait l'objet d'une métaphysique en un sens très singulier, qui recueille l'ultime condition de possibilité de la phénoménologie elle-même.
La philosophie de Merleau-Ponty est commandée tout entière par le souci d'assumer aussi rigoureusement que possible la définition grecque de la philosophie comme étonnement : fidèle au mot d'ordre husserlien de "retour aux choses", elle suspend notre relation familière avec le monde pour le faire paraître et c'est pourquoi elle est une philosophie de la perception. Mais si l'expérience est ce qui va de soi, revenir à l'expérience est la chose la plus difficile qui soit. Aussi Merleau-Ponty consacre-t-il l'essentiel de son oeuvre à frayer des chemins vers le monde perçu, ce qui exige de découvrir, afin de les déraciner, les présupposés qui en commandent la thématisation. C'est en menant à bien cette réduction radicale que Merleau-Ponty parvient à penser le sensible au lieu de le considérer comme cette présence à la fois évidente et impénétrable dont il n'y aurait rien à dire. Le sensible est "la forme universelle de l'Etre brut" — forme en laquelle se préserve son mystère — et c'est pourquoi il contient tout, y compris l'intelligible.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.