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INTRODUCTION A UNE PHENOMENOLOGIE DE LA VIE
BARBARAS
VRIN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782711619702
La question de la corrélation entre l'étant transcendant et ses modes de donnée subjectifs, question qui est au c?ur de l'entreprise phénoménologique, conduit inévitablement à aborder le problème du sens d'être du sujet de la corrélation en tant que celui-ci à la fois appartient au monde et est une condition de son apparaître. Conformément à cette double exigence, le sujet doit être caractérisé comme vivre, ce qui revient à dire que la phénoménologie n'a de sens que comme phénoménologie de la vie. La vie doit ici être comprise en un sens originaire, plus profond que la distinction de l'être en vie (leben) et de l'épreuve de quelque chose (erleben): elle échappe à l'alternative d'une vie intransitive et d'une vie transitive. Le but de ce livre est de jeter les bases de cette phénoménologie. Une telle entreprise requiert d'abord de mettre en évidence les limites et les présupposés des philosophies, phénoménologiques ou non, qui se confrontent à la question de la vie. Elle débouche sur une caractérisation positive du vivre comme Désir, autre nom de la corrélation, rapportant l'un à l'autre un sujet qui est Réalisation et un Être qui est Inachèvement.
L'oeuvre de Merleau-Ponty est tout entière commandée par le souci de mettre rigoureusement en oeuvre le mot d'ordre husserlien de retour aux choses mêmes, ce qui exige, conformément au geste amorcé par Husserl dans la Krisis, de reconnaître l'oeuvre de l'idéalisation - c'est-à-dire de l'objectivation - là même où elle se fait oublier, afin de la neutraliser. A l'instar de Bergson, pour qui la tâche de la philosophie était d'aller chercher l'expérience au-dessus du tournant où, s'infléchissant dans le sens de l'utilité, elle devient proprement l'expérience humaine, Merleau-Ponty définit la philosophie comme «réactivation totale, pensée de la sédimentation, contact avec l'Etre total avant séparation de vie préthéorétique et de Gebilde humain». La tâche de la pensée est de se situer à ce tournant où l'expérience s'accomplit et se voile à la fois dans des productions où elle se fait proprement humaine, de définir un sens de l'Etre antérieur à la bifurcation du préobjectif et de l'oeuvre idéalisante. Le but des recherches ici réunies est de tenter de clarifier la nature exacte du tournant de l'expérience et, partant, de prendre pleinement la mesure de la radicalité du projet phénoménologique merleau-pontien.
L'a priori universel de la corrélation entre l'étant transcendant et ses modes de donnée subjectifs dessine le cadre minimal de toute démarche qui se revendique de la phénoménologie. Il s'agit ici de montrer qu'une analyse rigoureuse de la corrélation se déploie nécessairement à trois niveaux et que la phénoménologie est ainsi vouée à se dépasser elle-même vers une cosmologie et une métaphysique. Un premier niveau d'analyse, proprement phénoménologique, permet d'établir que la transcendance pure du monde se donne à un sujet dont le mode d'exister est un certain mouvement, que nous caractérisons comme désir. Cependant, la corrélation présuppose également un mode d'être commun aux deux pôles, fondement de l'appartenance du sujet au monde. Pour autant que le sujet est mouvement, le monde auquel il appartient doit lui-même être compris comme une réalité processuelle : notre mouvement procède de l'archimouvement du monde ; la phénoménologie dynamique renvoie à une dynamique phénoménologique qui est synonyme d'une cosmologie. Dès lors, la différence du sujet, sans laquelle il n'y a pas de corrélation, ne peut que correspondre à une scission, plus originaire encore, qui affecte le procès même de la manifestation sans néanmoins en procéder. Cette scission au coeur de l'archi-mouvement doit être comprise comme un archi-événement : celui-ci fait l'objet d'une métaphysique en un sens très singulier, qui recueille l'ultime condition de possibilité de la phénoménologie elle-même.
Résumé : Renaud Barbaras compte parmi les philosophes vivants les plus importants. Il a reçu le Grand Prix de philosophie de l'Académie française en 2014 pour l'ensemble de son oeuvre. Cet ouvrage constitue un tournant dans l'analyse philosophique du désir, et noue un dialogue entre les traditions philosophiques (phénoménologie) et psychanalytiques (Freud, Lacan). Tout désir est désir du monde, non pas au sens où il se rapporterait à un monde déjà là, mais bien parce qu'il en est la condition d'apparition.
La rupture est généralement accompagnée de souffrances, d'angoisses et de peurs. Est-ce une fatalité? Rompre ou quitter, n'est-ce pas aussi changer, choisir? Simone Barbaras répond à toutes les questions qu'on se pose lorsqu'on est confronté à la rupture, qu'elle soit sociale, familiale, professionnelle ou amoureuse. Elle nous démontre, à travers de nombreux cas, que toutes les ruptures peuvent entraîner des forces de vie libératrices et créatives. Un guide précieux qui permettra à chacun de vivre la rupture en sauvegardant ce qui nous est essentiel.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.