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Bêtes des tranchées. Des vécus oubliés
Baratay Eric
CNRS EDITIONS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782271074362
Chevaux, mulets, ânes, chiens, pigeons: des millions d?animaux ont été utilisés pendant la Première Guerre mondiale, pour transporter hommes ou matériel, guetter l?ennemi, informer du déroulement des batailles. Se sont également retrouvés coincés au milieu du front des milliers de bestiaux ou animaux sauvages venus de l'arrière: chiens attirés par l'aubaine, rats pourchassés, tués ou gardés, apprivoisés, câlinés. Certains aident les hommes à survivre dans l'enfer, occupent leur temps, permettent de se raccrocher à la vie. Les soldats, puis les anciens combattants, ont exprimé leur reconnaissance à l'égard de ces compagnons à poils ou à plumes en les décorant, en leur dédiant des livres, des monuments? Ce livre propose de retrouver les "soldats à quatre pattes" ainsi que tous les animaux qui ont vécu avec les hommes dans les tranchées. Une approche originale pour mieux saisir les points de vue, les émotions et les comportements des militaires au front.
Longtemps les historiens n?ont pas pensé aux animaux. Mais qu?on y réfléchisse quelque peu et leur importance émerge,grandit, s?impose. Ils sont partout. Rien de ce qu?ont fait les humains au cours de leur histoire ne l?a été sans eux, promus dans toutes les civilisations et jusqu?à nos jours.Quinze historiens, dont Robert Delort, Daniel Roche, Michel Pastoureau ou encore Jean-Marc Moriceau, nous expliquent comment on a domestiqué le cheval ou comment les rats sont entrés dans Paris. On découvre aussi la saga du chien, le rôle du dromadaire dans le peuplement du grand désert d?Afrique du Nord ou les extravagants procès d?animaux au XVIe siècle. On apprend à quel point, au Moyen Âge, les textes, les images et le folklore sont peuplés de bêtes, et on s?interroge enfin sur la proximité de l?homme et du cochon dès l?Antiquité.Grâce aux textes réunis dans cette édition et à de savoureuses anecdotes, Éric Baratay nous révèle comment les humains ont été fascinés par les animaux et comment ils se sont apprivoisés réciproquement.Notes Biographiques : Éric Baratay est membre senior de l?Institut universitaire de France, professeur d?histoire contemporaine à l?université Lyon-3 et spécialiste de l?histoire des animaux. Il a notamment publié Le Point de vue animal (2012), Biographies animales (2017) et Cultures félines (2021).
Le pape Jean-Paul II appelait récemment au respect des animaux. Or la prise en compte de la nature et notamment du monde animal est un phénomène récent. Le discours de l'église catholique permet de retracer cette évolution des mentalités et des comportements, et d'en construire une histoire. Il s'avère que la transformation des sensibilités, depuis un XVIIè siècle encore empreint des conceptions médiévales, fut marquée par de brusques évolutions, des glissements insensibles, des permanences et des reflux. On peut en effet discerner quatre manière successives d'appréhender l'animal. D'abord considéré comme proche de l'homme et missionnaire de dieu (1600-1670), ensuite ravalé au rang de machine, puis rejeté hors du domaine religieux (1670-1830), il est en partie réhabilité (1830-1940), avant de faire l'objet d'approches contradictoires (1940-1990). Derrière ces pulsations se dessinent deux tendances profondes. La première, qui court depuis la fin du XVIIè siècle, désacralise l'animal et contribue à la rupture entre l'homme et la nature. La seconde, du XIXè siècle à nos jours, se caractérise au contraire par une valorisation croissante de cette nature et du monde animal. Cette histoire permet une lecture nouvelle des phénomènes religieux (la réforme catholique du XVIIè siècle représente la contribution cléricale au mouvement naissant de libération vis-à-vis des contingences naturelles), tout en révélant les évolutions des sensibilités à propos de la relation à dieu, de la place de l'homme dans la création et de sa compréhension des autres. Voici un ouvrage novateur, et d'une grande actualité.
Comment comprendre la nature et le monde animal au regard de ce que dit la Bible et le christianisme ? Quelles évolutions a connu le regard de l'Église catholique sur les animaux ? Leur a-t-elle d'ailleurs toujours bien rendu le respect dû au titre de créatures de Dieu ? Quelles ont été ses positions sur la question animale ? Quelles conceptions a-t-elle véhiculées à travers les siècles ? Quels comportements a-t-elle elle-même prescrits ? Tels sont les éléments qu'Éric Baratay interroge pour retracer cette histoire des représentations et des comportements, d'un xviie siècle encore empreint des conceptions médiévales jusqu'à l'encyclique du pape François Loué sois-tu. Scandée par de brusques évolutions, d'imperceptibles glissements, des permanences et des reflux, les sensibilités n'ont cessé d'évoluer. D'abord considéré comme proche de l'homme et missionnaire de Dieu, ensuite ravalé au rang de machine puis rejeté hors du domaine religieux, l'animal est en partie réhabilité avant de faire l'objet, depuis plusieurs décennies, d'approches multiples et contradictoires. En fond, la permanence d'une double tendance : l'une, depuis la fin du xviie siècle, qui désacralise l'animal et contribue à la rupture entre l'homme et la nature ; l'autre, à partir du xixe siècle, qui valorise au contraire de plus en plus le monde animal. Une histoire unique et magistrale de la place de l'homme dans la création et de sa compréhension des autres créatures. Éric Baratay, professeur d'histoire contemporaine à l'université Lyon 3, est spécialiste de l'histoire des animaux. Il a dernièrement publié Le point de vue animal, une autre version de l'histoire (Seuil, 2012), Bêtes des tranchées (CNRS Éditions, 2013) et Des bêtes et des dieux (Cerf, 2015).
11 millions d'équidés, 100 000 chiens, 200 000 pigeons : les animaux ont été enrôlés en masse dans la Grande Guerre, pour porter, tirer, guetter, secourir, informer... Les tranchées ont également abrité des milliers d'animaux domestiques ou de ferme, abandonnés par des civils en fuite, d'animaux sauvages coincés au milieu du front, mais aussi des rats, des mouches, des poux, attirés par l'aubaine. Parfois pourchassés, plus souvent gardés et choyés, ils ont fréquemment aidé les soldats à survivre dans l'enfer, à occuper leur temps. Mais, alors que les combattants de tous bords ont beaucoup évoqué ces compagnons de guerre, nous les avons oubliés. Ce livre invite à retrouver tous ces animaux ayant vécu la guerre en empruntant leur point de vue, de manière à restituer leurs vécus, leurs actions, leurs coopérations ou leurs résistances, leurs souffrances et leurs destins, afin aussi de mieux comprendre les attitudes et les sentiments des soldats. L'auteur nous convie à suivre l'itinéraire de ces bêtes des tranchées, de leur enrôlement à leur sortie de guerre, dans un panorama international des deux côtés du front ouest.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Résumé : Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.