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George Sand comique
Bara Olivier ; Kerlouégan François
UGA EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782377471829
Cet ouvrage collectif, original et novateur, étudie la place du comique, de l'humour et de l'ironie dans l'oeuvre autobiographique, romanesque, théâtrale et journalistique de George Sand (1804-1876). Fortement structuré autour de vingt-quatre études, une introduction théorique, historique et esthétique ainsi qu'un entretien avec le metteur en scène Hervé Charton (autour de la comédie improvisée de Sand, Pierrot comédien), il explore ainsi les enjeux littéraires, idéologiques et sociaux du comique sandien. Au croisement de la littérature, de l'histoire, de la stylistique et des études de genre (gender studies), cet ouvrage démontre comment l'étude du rire chez George Sand peut renouveler notre compréhension de son combat social, de sa lutte pour les droits des femmes et de sa recherche constante de nouvelles formes littéraires.
Spécialisée sur la période 1760-1830, Orages est une revue de référence en matière de liens entre littérature et culture. Chaque numéro est centré sur un thème particulier.Alors que nous célébrons le tricentenaire de la naissance de Rousseau, il est bon de rappeler qu il fut aussi compositeur (Le Devin du village; Les Muses galantes; Pygmalion), l auteur d un Dictionnaire de la musique, l inventeur d un système de notation musical très moderne, mais également le sujet de nombreux opéras comiques montés sous la Révolution. Les meilleurs spécialistes du sujet croisent leur regard pour analyser la postérité de l uvre musicale de Rousseau, son influence sur Berlioz ou Stendhal ou sur l apprentissage contemporain de la musique. Sont mis à jour des inédits comme six nouveaux airs composés par Rousseau pour son Devin du village ainsi que le livret de l opéra-comique L Enfance de Jean-Jacques, créé en 1794. Le volume est enrichi d un entretien exclusif avec le compositeur Philippe Fénelon, auteur de l opéra JJR (citoyen de Genève) qui sera créé au Grand Théâtre de Genève en septembre 2012.
De 1833 à 1876, George Sand a poursuivi une activité critique. Elle a présenté pour la première fris Maurice de Guérin et Adam Mickiewicz, elle a tôt reconnu et salué Eugène Fromentin, défendu les romans de Flaubert, soutenu les créations de Victor Hugo exilé. Balzac avait songé à lui demander une préface pour La Comédie humaine. Ecrivant sur la littérature de son temps et, plus rarement, sur la littérature du passé, George Sand apparaît dans une position d'autorité paradoxale qu'elle a pu construire grâce au succès de son oeuvre romanesque. Bien que femme, et souvent installée à Nohant loin de la capitale, elle sait utiliser avec beaucoup d'intelligence les nouveaux moyens médiatiques de l'édition et de la presse. Par la liberté du ton et des formes, ses articles participent de l'invention d'une critique d'écrivain, où l'empathie n'exclut pas la combativité. Le volume révèle combien fut déterminant le rôle joué par George Sand dans la vie littéraire et intellectuelle du XIXe siècle.
La police est aujourd'hui considérée comme une force exclusivement coercitive et répressive. Or cet " ogre bleu " présente une image à plusieurs facettes : police, gendarmerie, police judiciaire, experts scientifiques... La police est présente dans nos sociétés européennes dès la période antique et régule toute la vie urbaine. Ce n'est qu'en 1667 qu'est créée une institution véritable : la lieutenance générale de police de Paris. Censure, surveillance des moeurs, violence urbaine, incendies, gestion de la pauvreté et approvisionnement de la ville sont quelques-unes des pratiques policières d'Ancien Régime. Seule la période révolutionnaire mettra fin à cette institution, pour mieux la dépasser. C'est sur ce passage de l'Ancien Régime à la modernité que se penche Orages. Le rappel des charges et des pratiques policières, éclairées par quelques événements retentissants, fonde historiquement l'étude. Elle est prolongée par une analyse des représentations littéraires bientôt alimentées par le roman policier naissant. Avant la Révolution comme sous l'Empire et la Restauration, la surveillance serrée de quelques écrivains jugés dangereux par le pouvoir (Mme de Staël, Stendhal), la carrière étonnante d'un Vidocq entre haute pègre et basse police, ou la censure des spectacles nourrissent bien des fantasmes : de Mercier à Dumas, la police et son " oeil " fascinent ou médusent. Ce numéro a reçu les contributions de Catherine Denys, Vincent Milliot, Christophe Cave, Gérard Gengembre, Brice Frigau, Nicolas Gauthier, Henri Rossi. Les documents inédits présentés par Odile Krakovitch permettent de suivre un véritable feuilleton : la série des procès-verbaux de censure du Cid d'Andalousie (1823-1825) sous la Restauration. Dans le cahier annuel, l'on découvrira notamment une lettre inédite de Stendhal, avant le fil rouge de Jean-Noël Pascal et un entretien avec Bronislaw Baczko sur les journées des 5 et 6 octobre 1789.
Les orbites des astéroïdes sont chaotiques, ce qui signifie qu'un petit changement de trajectoire à un instant donné peut avoir un impact important plus tard. Le succès de la chasse et de la cartographie des astéroïdes ne signifie rien de moins que de sauver des vies sur Terre. L'auteure se plonge dans l'impact que les astéroïdes ont eu dans le passé : l'extinction des dinosaures, le trou de la taille de la terre laissé à Jupiter, l'impact surprise sur Tcheliabinsk en Russie qui aurait pu déclencher une guerre ou encore la malchanceuse Mme Anne Hodges - la seule personne (que nous connaissons) dans l'histoire moderne à être victime d'un coup direct. L'auteur nous révèle également le travail de pointe, les techniques, les télescopes qu'elle et sa bande de chasseurs utilisent pour traquer les astéroïdes.
Performance d'un conteur qui se produit dans la rue, le cantare est un récit chanté ou psalmodié qui peut aborder de nombreux sujets. De ce genre intrinsèquement oral, les témoins écrits sont très précieux : ceux du présent recueil sont inspirés par les adaptations italiennes de la matière arthurienne tout autant que par les contes merveilleux. Tristan et Lancelot se livrent à un combat sans merci au Perron de Merlin, dans un récit suivant d'assez près un épisode de la réécriture du Tristan de Rusticien de Pise ; la cour arthurienne est menacée par un chevalier inconnu aux armes enchantées dans les cantari de Lasancis et du bouclier traître. Dans un troisième texte au sujet comparable, Hector, ensorcelé par Morgane, abat ses compagnons sans les reconnaître ; c'est Galaad, devenu chevalier ermite, qui intervient pour briser le charme et, dans le cantare qui lui est consacré, est le héros d'un conte hagiographique qui condense nombre de traits folkloriques. Enfin, Carduino, dans le cantare homonyme, et Gauvain, dans celui de la Pucelle Joyeuse, partent à la conquête d'une vouivre en traversant forêts, villes ensorcelées et chäteaux enchantés peuplés de géants, magiciens, créatures métamorphosées. Les auteurs de ces deux beaux textes, forgés par l'intertextualité et par l'interpolation entre la culture populaire et la culture savante, adaptent dans une ambiance arthurienne leurs sujets, puisés à la source orale du conte.
Simon Jean-Paul ; Tozzi Michel ; Auriac-Slusarczyk
Cet ouvrage est le fruit d'un dialogue entamé par une vingtaine de chercheurs d'horizons géographiques différents (Belgique, Canada, France et Suisse), et de domaines de recherche variés (philosophie, sciences du langage, ergonomie, psychologie, didactique...), lors d'un séminaire d'automne organisé en octobre 2015 par le laboratoire LiDILEM : "Regards croisés de philosophes, linguistes, didacticiens, psychologues, ergonomes ... sur une discussion à visée philosophique : ''pourquoi on dit : c'est pas juste''" http : //lidilem. u-grenoble3. fr/actualites/seminaires-periodiques/seminaire-phileduc-axe-2/article/seminaire-d-automne-phileduc (Lien -> http : //lidilem. u-grenoble3. fr/actualites/seminaires-periodiques/seminaire-phileduc-axe-2/article/seminaire-d-automne-phileduc)
D'où viennent les ZAD (zones à défendre) ? Qu'est-ce que l'"autonomie politique" comme régime d'action ? En donnant à lire l'autonomie politique dans son contexte actuel puis s'appuyant sur une enquête menée en grande partie sur la ZAD Notre-Dame-Des-Landes, cet ouvrage analyse des occupations territoriales associant stratégie défensive et déploiement de formes de vie totales. Se plaçant en dehors du système marchand et capitaliste, l'autonomie politique défend jusque dans ses alliances les plus récentes avec l'écologie, l'idée que des formes politiques et sociales émergentes sont irréductibles et doivent résister à toute tentative de formalisation (notamment par la sociologie) ou d'institutionnalisation. L'étude menée par Sylvaine Bulle restitue l'épaisseur d'un monde, celui des ZAD, qui par sa nouveauté et sa radicale différence, échappe au regard de la sociologie classique et en questionne la posture. L'enquête permet d'identifier la diversité au sein des groupes autonomes et affinitaires, mais également les fondements normatifs, économiques d'un projet incarné spatialement et dont les grammaires sont structurées autour de principes : la non domination, la solidarité ainsi que le refus de toute extériorité renvoyant à l'Etat. Sylvaine Bulle tente une incursion dans ce que certains ont appelé la "zone du dehors", auprès d'acteurs qui bousculent l'ordre social jusqu'à la démarche sociologique même.