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L'idée républicaine dans le monde, XVIIIe/XXIe siècles : Nouveau Monde, Afrique, Monde musulman. La
Baquiast Paul ; Dupuy Emmanuel
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782296027961
Alors que le projet de constitution européenne a été rejeté par près de 55 % des Français, on est fondé à s'interroger sur les raisons de ce refus. L'une des explications ne serait-elle pas la crainte de voir le projet républicain français, en dépit de sa vocation universelle, se dissoudre dans un ensemble qui lui serait irrémédiablement étranger, voire hostile ? Il est classique, en effet, d'opposer l'exception française aux conceptions sociétales du reste de l'Europe et du monde. L'idée laïque, notamment, serait incompréhensible aux autres pays. C'est cette exception républicaine française que ce livre entend interroger. N'existe-t-il pas, ailleurs en Europe et dans le monde, des traditions et des forces politiques, minoritaires peut-être, mais entretenant avec l'idée de république des liens suffisamment forts pour qu'un dialogue fructueux puisse être établi entre-elles et ceux qui, en France, se revendiquent des valeurs de la République ? La réponse à cette question est bien évidemment lourde de conséquences politiques, surtout dans la perspective de l'élection présidentielle à venir. La politique de la France dans la construction européenne et dans la politique internationale peut en être profondément changée. Sur ce sujet neuf et important, cet ouvrage mobilise les compétences d'une équipe internationale, recrutée parmi les meilleurs spécialistes de la question républicaine dans les pays concernés. Le second volume interroge plus précisément la situation de l'idée républicaine dans le " nouveau monde ", en Afrique et dans le monde musulman. On y découvrira que, contrairement aux présupposés trop rapidement formulés, elle y est souvent riche et porteuse d'avenir.
Stiegler Bernard ; Baquiast Jean-Paul ; Didier-Wei
S'il est vrai que la raison est d'abord un motif, un mobile, le désir qui émeut l'esprit - et pour le mettre en mouvement -, une société qui engendre une démotivation généralisée des producteurs et des consommateurs est profondément irrationnelle. La démoralisante liquidation de l'aidôs (vergogne) qu'étudiait Constituer l'Europe 1. Dans un monde sans vergogne, résulte d'une idéologie de la performance basée sur le calcul des motivations comme fondement de techniques de management et de marketing, mais qui, calculant l'incalculable, élimine la singularité qui est cependant le seul objet possible de la motivation, et ruine ainsi les processus d'individuation. Ce sont ces modèles de direction de l'activité industrielle, devenus contre-productifs, qui engendrent la démotivation. Le présent ouvrage esquisse une analyse des techniques managériales de contrôle et de stimulation de la motivation et de la performance qui dominèrent le XXe siècle, et propose des éléments pour une politique industrielle européenne, appuyés sur une autre théorie de la motivation. Celle-ci en appelle au concept d'individuation pensée comme processus à la fois psychique et collectif, et où l'articulation des deux niveaux s'opère à travers l'organisation des échanges symboliques, eux-mêmes conditionnés par des mnémotechniques aujourd'hui devenues industrielles. Le processus psychosocial est générateur de motifs en fonction des conditions d'organisation des échanges symboliques, et la définition de ces conditions en vue de l'intensification des motivations constitue la question politique en propre. Or, le devenir technologique des mnémotechniques, qui s'est subitement accéléré et modifié avec la numérisation, signifie qu'une politique n'est possible qu'à élaborer et à mettre en ?uvre les critères d'une économie industrielle des mnémotechnologies culturelles et cognitives, qu'il s'agit de transformer ainsi en technologies de l'esprit. Seule une politique industrielle de l'esprit constituera un nouveau motif européen fondé sur une rationalité économique revisitée, réinvestissant une raison européenne qu'il faut concevoir comme une économie du désir que concrétisent les motivations psychiques et collectives propres à l'âge des technologies industrielles de l'esprit. Soit la constitution européenne sera l'invention d'une nouvelle civilisation industrielle, soit l'Europe politique ne verra jamais le jour.
Le Paradoxe du Sapiens propose une réponse surprenante à une question qui nous concerne tous : pourquoi les humains, capables de réalisations extraordinaires dans tous les domaines, se montrent-ils incapables de prévenir les catastrophes - catastrophes qui sont pourtant annoncées, tel le changement climatique ? L'auteur démontre que les véritables acteurs de l'évolution sont des superorganismes associant sur le mode symbiotique des primates encore très largement contrôlés par une hérédité génétique et culturelle de chasseurs-cueilleurs tribaux d'une part, et des technologies de plus en plus puissantes se développant selon des logiques spécifiques de moins en moins maîtrisables, d'autre part.
Résumé : De tous les pères fondateurs de la Troisième République, Jules Ferry (1832-1893) est sans doute le seul à s'être élevé à la dimension du mythe et à avoir gardé jusqu'à nos jours une force d'évocation intacte. Jules Ferry fut au pouvoir durant six ans, entre 1879 et 1885. En un temps court, il a accompli une oeuvre considérable, enracinant en France les libertés publiques (lois sur la liberté de réunion, sur la liberté de la presse, sur la liberté syndicale...), faisant de l'école laïque, gratuite et obligatoire l'un des fondements de la République et en multipliant par dix les dimensions de l'empire colonial français. Homme le plus haï de France de son vivant, sous les sobriquets de Ferry Famine, Ferry Kroumir ou encore Ferry Tonkin ; homme vénéré et statufié après sa mort pour ses réalisations scolaires comme pour son action coloniale mises alors sur le même pied ; homme vigoureusement contesté de nos jours par les tenants de la culture de l'effacement au nom de sa politique coloniale et certains aspects de sa politique scolaire (école sans mixité des classes sociales ni mixité des sexes, programmes différents pour les filles et les garçons, promotion du français au dépend des langues régionales), Jules Ferry n'a jamais laissé et continue à ne laisser personne indifférent. C'est la modernité de Jules Ferry et l'héritage profond qu'il laisse au sein de l'identité culturelle et politique de la France qu'il est proposé au lecteur d'appréhender à travers cet ouvrage. Dans l'objectivité des faits replacés dans leur contexte, loin de tout anachronisme, il est rappelé ce que fut l'homme et son action. Pour la première fois, il est aussi montré de manière précise et détaillée comment se sont construites les mémoires et légendes du personnage, aussi bien les dorées que les noires.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.