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Propos impitoyables sur l'époque
Baqué Dominique
REGARD
16,00 €
Épuisé
EAN :9782841053612
C'est un livre sur l'époque. Encore un direz-vous, lassés peut-être. Pourtant il est autre. Moins un pamphlet que la chronique, sous forme de fragments, d'une désolation. Décliniste ? Pas seulement. Si j'y analyse la déréliction du politique, l'effroi de Daech, l'intégration à reculons, la faillite de l'Occident, je veux mettre aussi au jour les " symptômes " d'un monde en proie au tourment. Un monde dominé par Trump, Poutine et l'islamisme radical. D'où mon parti de prendre en compte le " fait social total " conceptualisé par Marcel Mauss, et la low culture, aussi bien Kim Kardashian que la lutte des femmes kurdes, le gender fluid et le cinéma, la burka et les tweets, les Femen et les migrants, Beyoncé et la montée des extrêmes droites, la faiblesse insigne de l'art contemporain, une culture, la nôtre, en perdition. Ce sont nos nouvelles " mythologies ". Pas de programme, donc : je le laisse aux politiques, qui toujours le trahissent. Une humeur, des colères, une mélancolie. Mais aussi un combat, mon combat, au fil des pages, pour la cause des femmes et la défense de la laïcité. Ainsi, rêver peut-être - en dépit de tout.
Ces documents, articulés autour de la question de la modernité, proposent une anthologie critique des textes consacrés à la photographie en France entre 1919 et 1939.
Si La Photographie plasticienne. Un art paradoxal se proposait d'examiner les conditions de possibilité de "l'entrée en art" de la photographie, autour des années soixante-dix, et constituait le medium photographique comme l'un des plus puissants opérateurs de déconstruction du modernisme, Photographie plasticienne, l'extrême contemporain se donne pour enjeu l'examen attentif des différents pôles photographiques, souvent contradictoires, de ce qui serait "l'après post-modernisme", emblématisé par les années quatre-vingt-dix: les tropes du banal et de l'intime, la photographie érudite; l'esthétique de l'idiotie, le sérieux de l'objectivisme issu de l'école de Düsseldorf; les fictions prométhéennes du post-human, le renouveau de plus en plus affirmé d'une photographie documentaire qui ne doit plus rien à un photojournalisme frappé d'obsolescence, mais peut a contrario se comprendre en écho aux stratégies iconiques du retrait ". Dans un champ photographique éclaté, qu'il serait illusoire de vouloir unifier au détriment des différences et des fractures, l'auteure a conjointement mis en exergue les questionnements propres à l'extrême contemporain: soit l'impossibilité du paysage et la crise de l'urbanité, l'émergence de" non-lieux "et la tentative pour inventer des lieux où vivre, d'une part; l'inquiétude du sujet vis-à-vis de lui-même, d'autre part, comme si le portrait, loin d'être une évidence, achoppait sur une identité toujours plus précaire, qui fut déjà soumise à l'implacable déconstruction structuraliste du sujet. Au terme du parcours, c'est à une lecture subjective - et revendiquée comme telle - des oeuvres que le lecteur sera convié: constituer l'admiration comme passion joyeuse, active, nietzschéenne enfin."
Dans la pénombre des photographies d'Eric Aupol s'infiltre une lumière qui révèle la profondeur d'une architecture, l'intimité d'endroits vides, et l'épaisseur d'une histoire, les sédiments d'un lieu nu. En la penumbra de las fotografias de Eric Aupol se infiltra una luz que revela la profundidad de una arquitectura, la intimidad de lugares vacios y el espesor de una historia, los sedimentos de un lugar desnudo.
Jour après jour, notre regard soutient l'insoutenable des images: guerres, génocides, terrorisme, actes de barbarie, humiliations, injustices extrêmes. L'effroi du présent nous devient familier. Le monstrueux a même un pouvoir hypnotique. Cette usure et cette sidération n'appellent-elles pas un autre régime d'images? l'invention d'un regard qui ne soit ni trop proche ni trop lointain, ni obscène ni détaché? Dominique Baqué examine les représentations de la violence dans le photojournalisme, l'art engagé ou "caritatif", le témoignage amateur, la vidéo trash. Elle s'arrête avec émotion sur le cinéma et sur les oeuvres (photographie, vidéo, installation) qui évitent le piège de la compassion, réveillent les consciences par d'autres stratégies visuelles: l'appropriation, la théâtralisation, le retrait. Elle interroge la responsabilité de ceux qui font et de ceux qui regardent: peut-on "pactiser" avec l'inhumain? Est-il des situations où l'art doit se retirer? En définitive, quel rôle doit-il, veut-il et peut-il vraiment jouer? Avec cette ultime question: en ces temps où de nouvelles violences sont infligées aux femmes, pourquoi l'art reste-t-il quasi muet?
Résumé : Madeleine Castaing, antiquaire et décoratrice de renommée internationale, fut le mécène de nombreux peintres de l'Ecole de Paris et d'artistes de l'académie de la Grande Chaumière, ainsi que l'amie de nombreuses personnalités, elle a révolutionné le monde de la décoration. Madeleine Castaing (1894-1992), antiquaire et décoratrice de renommée internationale, fut le mécène de nombreux peintres de l'Ecole de Paris et d'artistes de l'académie de la Grande Chaumière, ainsi que l'amie de nombreuses personnalités, parmi lesquels Modigliani, Soutine ? qui réalisa son portrait en 1928, Erik Satie, Maurice Sachs, Blaise Cendrars, André Derain, Cocteau (dont elle aménagea la maison à Milly-la-Forêt), Chagall, Iché, Picasso, Henry Miller, Louise de Vilmorin et Francine Weisweiller (dont elle décora la villa Santo-Sospir à Saint-Jean-Cap-Ferrat). Personnalité originale, voire fantasque, elle a révolutionné le monde de la décoration. Le "style Castaing" fait aujourd'hui figure de référence. Madeleine Castaing s'inspire de l'esthétique néoclassique non sans l'interpréter à sa manière. Contemporaine de l'Italien Mario Praz qui s'éloigne des canons habituels de la décoration intérieure et se tourne vers le début du XIXe siècle, rivale d'Emilio Terry qui invente le "style Louis XVII", elle s'inscrit dans un même mouvement de renouveau par rapport à l'omniprésence de Louis XV ou de Louis XVI, tout en se distinguant par son mélange des genres. Il s'agissait, en premier lieu, de s'écarter des conventions pour "faire de la poésie avec du mobilier", selon sa devise. "Je fais des maisons comme d'autres des poèmes", disait-elle, et son disciple Jacques Grange évoque à son propos "des émotions que l'on ne connaissait pas jusqu'alors dans le monde de la décoration", émotions qui influencent les architectes d'intérieur encore aujourd'hui.
Depuis une quinzaine d'années, en Europe comme dans d'autres régions de monde, on constate que de nouveaux processus de commande ont encouragé les artistes à réaliser nombre d'oeuvres d'art public importantes. Les Carnets de la commande publique entendent évaluer par l'analyse de certaines de ces oeuvres comment la prise en charge de l'espace public peut engendrer de nouvelles attitudes. A l'occasion de réalisations ou d'expositions soutenues par la Délégations aux arts plastiques du ministère de la Culture, ces publications cherchent à déterminer les caractères spécifiques et les éventuelles conséquences esthétiques qu'entraînent les confrontation avec l'espace politique, socail de la ville, et une relation directe avec le public. Les Carnets de la commande publique, dans une double approche à la fois théorique et documentaire, proposent une analyse de ce corpus particulier, confiée à un historien ou à un critique d'art.
Résumé : Architecte d'intérieur, Henri Garelli est né à St-Tropez à la fin des années 40. Il se partage depuis lors entre le port mythique, la Provence, Paris, l'Europe et les Etats Unis. Chez Garelli, le récit est primordial, et c'est une histoire qui est mis en scène, jamais une anecdote. Un décorateur à cet égard a exercé sur lui une grande stimulation par son talent et un savoir faire hors du commun, Renzo Mongiardino. Garelli privilégie le jeu d'une couleur à l'autre, qui jamais n'est recherche du pur effet décoratif, mais traduction d'une intuition, d'une pensée, d'un état d'esprit. Autre idée séminale chez cet esthète, la symétrie le séduit, plus ancrée depuis le XVIIIe siècle dans le goût national. Il reste fidèle à ses lignes de force : personnaliser de la manière la plus aiguë la volonté de ses clients, accorder une attention au moindre détail. Développer enfin un vocabulaire stylistique qui réponde au langage de l'architecture, pour lui essentielle dans l'appréhension d'un projet. Garelli n'impose rien. Il joue le néoclassicisme et la douceur contre le baroque ou la froide ascèse. Ses convictions les plus intimes circulent entre les murs, les textiles, les objets en d'harmonieuses et vibrantes conversations. A travers les photographies de Roland Beaufre, se révèlent avec tact, l'univers et les créations d'Henri Garelli. José Alvarez, auteur de divers ouvrages dont : L'Art de vivre à Paris, Flammarion, 1991, Anna la nuit, Roman Grasset, 2009, Histoires de l'Art Déco, 2010, Un XXe Siècle artistique, 2012, Editions du Regard.