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Cy Twombly. Sous le signe d'Apollon et de Dyonisos
Baqué Dominique
REGARD
46,00 €
Épuisé
EAN :9782841053520
Féru de littérature gréco-latine, de poésie et de mythes, Cy Twombly est un artiste raffiné et hédoniste, dont l'oeuvre est traversée par de multiples références à Platon, Virgile et Ovide, mais aussi à ces mythes fondateurs que sont Orphée, Narcisse, Léda et le cygne, la naissance de Vénus, mais encore à la poésie romantique de Keats et à celle de Rilke. Des toiles blanches aux sombres "tourbillons", des "gribouillis" à l'expansion chromatique des dernières peintures, sans oublier la sculpture et la photographie qui accompagnent son parcours, Twombly a incarné une oeuvre à la fois épurée et sensuelle, placée sous le double signe grec et nietzschéen d'Apollon et de Dionysos. L'érotisme irrigue un corpus qui chante l'existence et la chair, depuis les trois "Fuck" adressés rageusement à la.critique américaine et les représentations phalliques qui scandent toiles et dessins jusqu'à l'épanouissement poignant des roses - les ultimes peintures.
Il existe, en France notamment, un consensus chez artistes et critiques qui consiste à perpétuer l'idéal d'une oeuvre d'art susceptible d'éveiller les consciences aliénées, de modifier le cours de l'Histoire, de créer de la "reliance" là où le tissu social s'est déchiré. Ce livre émet une hypothèse radicalement autre, critique et polémique analysant les pôles de résistance que l'art oppose depuis une vingtaine d'années à l'effondrement du politique, l'auteure montre combien l'art contemporain se révèle souvent naïf, idéologiquement faible, encore pétri d'illusions humanistes, clivé entre les positions désormais caduques des néo-avant-gardes et les oeuvres dites "relationnelles", qui prônent une convivialité de bon aloi et occultent gravement l'extrême dureté des fractures sociales. L'auteure interroge les récentes pratiques de guérillas sémiotiques contre la mondialisation et récuse la supposée valeur de véracité que certains continuent d'attribuer au photojournalisme, en dépit de la spectacularisation de l'information. D'où ce constat: à la déréliction du politique correspond la défection de l'art à vocation politique ou sociale. Constat d'échec? Pas seulement. Car l'art pourrait passer le témoin à d'autres formes visuelles: le documentaire engagé, photographique et plus encore cinématographique, puissante "machine à penser" selon l'expression de Thierry Garrel. Ce livre se veut, au final, un hommage rendu à la modestie lucide du documentaire, au travail du temps, à la parole incarnée, à l'écart des bruyantes imageries postmodernes Biographie de l'auteur Ancienne élève de l'école normale supérieure, agrégé de philosophie et maître de conférence à l'université Paris-VIII, Dominique Baqué signe chaque mois la chronique "Photographie" de la revue Art Press. Elle est notamment l'auteure de Maurice Tabard (Belfond, 1991), Les Documents de la modernité (Jacqueline Chambon, 1993), La Photographie plasticienne. Un art paradoxal et Mauvais genre(s). Erotisme, pornographie, art contemporain (Éditions du Regard, 1998 et 2002)
Scénographe et photographe, né en 1960 à Paris, Thierry Dreyfus est réputé pour ses collaborations avec l'industrie de la mode. C'est en 1983, à la demande de Patrick Kelly, qu'il imagine pour la première fois l'éclairage d'un défilé. Il a depuis acquis une reconnaissance internationale. Des maisons comme Armani, Yves Saint Laurent, Helmut Lang, Louis Vuitton et Dior firent ainsi toutes appels à lui. Sa fascination pour la lumière, cette matière indicible qui jouit du pouvoir de " donner vie à ce qu'elle projette ", se manifeste également à travers d'autres procédés créatifs : expositions de photographies argentiques, mises en place d'installations, inventions objets qu'il nomme lui-même " éléments de lumière " - tables, lampes, suspensions. Son art, parfois comparé à celui de James Turrell, explore les différents tempéraments de la lumière et en révèle la puissance émotive. Il fut en outre chargé de l'illumination exceptionnelle de monuments parmi les plus emblématiques de Paris : Grand Palais en 2005, bassins du Château de Versailles et Bibliothèque Nationale de France l'année suivante, Cathédrale de Notre Dame en 2010.
Résumé : C'est un livre sur l'époque. Encore un direz-vous, lassés peut-être. Pourtant il est autre. Moins un pamphlet que la chronique, sous forme de fragments, d'une désolation. Décliniste ? Pas seulement. Si j'y analyse la déréliction du politique, l'effroi de Daech, l'intégration à reculons, la faillite de l'Occident, je veux mettre aussi au jour les " symptômes " d'un monde en proie au tourment. Un monde dominé par Trump, Poutine et l'islamisme radical. D'où mon parti de prendre en compte le " fait social total " conceptualisé par Marcel Mauss, et la low culture, aussi bien Kim Kardashian que la lutte des femmes kurdes, le gender fluid et le cinéma, la burka et les tweets, les Femen et les migrants, Beyoncé et la montée des extrêmes droites, la faiblesse insigne de l'art contemporain, une culture, la nôtre, en perdition. Ce sont nos nouvelles " mythologies ". Pas de programme, donc : je le laisse aux politiques, qui toujours le trahissent. Une humeur, des colères, une mélancolie. Mais aussi un combat, mon combat, au fil des pages, pour la cause des femmes et la défense de la laïcité. Ainsi, rêver peut-être - en dépit de tout.
Il est des artistes dont l'oeuvre, au-delà de ses multiples variations, est indissociable d'un matériau de prédilection. Le ciment sera la marque de fabrique et, bien plus encore, "l'amour" de la sculptrice Claude de Soria. Ne dit-elle pas "Je suis ciment". A partir de 1968, et sa rencontre avec l'oeuvre de Simon Hantaï, elle rejettera avec force toute figuration pour se consacrer à l'abstraction pure de formes intemporelles. L'artiste après avoir expérimenter la terre et le plomb qui suscite chez elle des mots aussi forts que "dégoût ou nausée" pense tout abandonner. C'est le hasard qui présida à la découverte du ciment et à son appropriation par de Soria. Le ciment qui contribue largement à la radicalité de l'oeuvre. Que des formes simples, élémentaires originelles même, sans aucune adjonction superfétatoire : cercle, boule, rectangle, tige.
Cet ouvrage constitue une occasion exceptionnelle de (re)découvrir certaines des oeuvres majeures du couple et l'impressionnante diversité des créations des Lalanne réalisées (sur une durée de) pendant cinquante années. Le Château de Versailles, avec la Galerie Mitterrand, présentait cette année les oeuvres des sculpteurs Claude et François-Xavier Lalanne dans un parcours allant du Petit Trianon au Hameau de la Reine en passant par le Jardin Anglais. L'exposition Les Lalanne à Trianon permettait alors de découvrir des sculptures animalières, poétiques et surréalistes mises en dialogue avec l'univers romantique du parc. Cet ouvrage constitue une occasion exceptionnelle de (re)découvrir certaines des oeuvres majeures du couple et l'impressionnante diversité des créations des Lalanne réalisées (sur une durée de) pendant cinquante années. Claude et François-Xavier Lalanne sont dorénavant célébrés dans le monde entier et fascinent les plus grands collectionneurs par leurs oeuvres inspirées par la nature. Elles sont faites d'associations ludiques, teintées d'humour et d'un charme unique. Les Lalanne ont poursuivi toute leur vie, et à travers leur oeuvre, un éloge à la nature en passant par l'évocation de sa faune et de sa flore avec les moyens de la sculpture. Claude est née en 1925 à Paris, France, et décédée le 10 avril 2019 à Ury, France. François-Xavier est né le 28 août 1927 à Agen, France et décédé le 7 décembre 2008 à Ury, France. Les Lalanne partagent le sentiment que l'oeuvre d'art peut avoir une fonction. Toute leur carrière est tendue par la volonté de restituer à la sculpture, trop longtemps sacralisée, une dimension familière, un éventuel usage. On la regarde mais on la touche aussi, on l'ouvre, on s'y assoit, on s'y allonge, on y mange, on la porte au cou : La nature, et plus particulièrement le monde animal, leur offre une infinité de formes reconnaissables par tous. Moutons, singes, rhinocéros, ânes, chameaux, crapauds, hippopotames etc. constituent un répertoire que les Lalanne soumettent aux contraintes de l'art décoratif avec beaucoup d'humour. Après une première exposition à la Galerie J à Paris en 1964, les Lalanne exposent leurs sculptures chez Alexandre Iolas à Paris, New York, Milan, Genève et Athènes de 1965 à 1979. Ils sont liés à la Galerie Mitterrand depuis le début des années 1990. Une rétrospective leur a été consacrée en 2010 aux Arts Décoratifs à Paris.
Depuis une quinzaine d'années, en Europe comme dans d'autres régions de monde, on constate que de nouveaux processus de commande ont encouragé les artistes à réaliser nombre d'oeuvres d'art public importantes. Les Carnets de la commande publique entendent évaluer par l'analyse de certaines de ces oeuvres comment la prise en charge de l'espace public peut engendrer de nouvelles attitudes. A l'occasion de réalisations ou d'expositions soutenues par la Délégations aux arts plastiques du ministère de la Culture, ces publications cherchent à déterminer les caractères spécifiques et les éventuelles conséquences esthétiques qu'entraînent les confrontation avec l'espace politique, socail de la ville, et une relation directe avec le public. Les Carnets de la commande publique, dans une double approche à la fois théorique et documentaire, proposent une analyse de ce corpus particulier, confiée à un historien ou à un critique d'art.
Résumé : L'art peut-il se passer de formes jusqu'à devenir invisible ? L'art peut-il être ? et jusqu'à quel point ? ? imperceptible ? Cet ouvrage propose une série de réponses à ces questions qui hantent l'histoire de l'art depuis ses origines et sont particulièrement prégnantes au XXe siècle comme dans la production à plus récente. Le terme inframince inventé par Marcel Duchamp, jusqu'à présent très peu étudié par l'historiographie, cristallise ces interrogations et les opérations artistiques qui leur sont liées. Il sert ici de point d'ancrage à une analyse au cas par cas d'oeuvres particulièrement exemplaires du devenir imperceptible de la plasticité. Ce livre, qui puise dans de nombreux exemples modernes et contemporains la matière de ses analyses (Piero Manzoni, Robert Barry, Ian Wilson, Max Neuhaus, Jiri Kovanda, Roman Ondák...), est cependant tout sauf encyclopédique : il propose une étude des singularités formelles et des disruptions qu'elles produisent sans souci d'exhaustivité. Comment l'oeuvre peut-elle être là sans insister sur sa présence ? Comment la disparition peut-elle devenir l'autre nom de la manifestation ? Autant d'interrogations auxquelles ces pages donnent une résonance théorique et historique. De l'inframince donc ou comment construire des intensités par soustraction.