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L'acteur qui ne revient pas. Journées de théâtre au Japon
Banu Georges ; Tschudin Jean-Jacques
FOLIO
12,00 €
Épuisé
EAN :9782070327720
Voir le théâtre japonais en Européen. Le vivre au jour le jour tout en saisissant ce qu'il engendre comme souvenirs du théâtre de Genet, Mnouchkine, Brook ou Vitez. "Les mythes se re-pensent entre eux", dit Lévi-Strauss. Les théâtres aussi. Dans des séquences brèves, Georges Banu surprend les moments d'un art porté à son comble - la disparition de l'acteur de nô, les exploits des maîtres de kabuki, la grâce de Tamasaburo ou les danses de Ohno - tout en révélant ce dont on ne parle jamais : la salle et ses passions. Son sommeil et son agitation, ses cris et ses cadeaux. Salle de spécialistes qui saluent l'art d'un acteur et la gloire de son nom. Si le Japon est l'empire des signes, son théâtre est l'empire du nom. C'est lui qu'on honore là où l'acteur s'en va sans plus jamais revenir. L'acteur qui ne revient pas - récit-aveu dans l'intimité d'une image : l'acteur du non-retour. Un aperçu historique présente les principales formes de théâtre traditionnel japonais : le nô, le kabuki et le bunraku.
La quête d'un théâtre d'art traverse le siècle et, de Moscou à Paris et de Berlin à Milan, les grandes figures de la mise en scène se sont réclamées de cette notion aux contours flous et au contenu incertain. Certains des meilleurs spécialistes européens la précisent ici en dégageant les directions empruntées et les stratégies adoptées car, depuis les débuts, c'est toujours d'un combat à mener qu'il s'agit. A travers le continent, dans des contextes jamais les mêmes, le théâtre d'art s'est employé à accorder à la scène sa dimension artistique, au texte sa place première, à l'acteur sa dignité, à l'école sa motivation et aux revues leur rôle décisif. Nous trouvons ici des analyses sur les premiers protagonistes du mouvement, Stanislavski, Copeau, Jouvet, sur les partisans plus récents, Vitez ou Chéreau, de même que l'on découvre des personnages moins connus venus de Grèce, Roumanie, Pologne ou République tchèque. A travers eux et leurs cités se dessine la géographie secrète du théâtre d'art. Des metteurs en scène contemporains interrogent la notion et affirment leur appartenance à cette voie qui n'a rien de paisible : Peter Stein et Anatoli Vassiliev, Jacques Lassalle,Yannis Kokkos et Stéphane Braunschweig. Un document exceptionnel pose son empreinte sur l'ensemble du volume : le dernier témoignage de Giorgio Strehler, le maître du théâtre d'art. Ce livre pourrait faire sienne la devise de Stanislavski : Veillez à ce que l'art se sente bien au théâtre.
La Cerisaie est une parabole. On le savait, mais ceci s'impose aujourd'hui plus que jamais. Les assimilations sont frappantes car, pareils aux "anciens maîtres", nous sommes nombreux à ne pas trouver de réponse aux questions de jadis, converties en aiguës questions actuelles : comment sauver le livre et les bibliothèques ? Que faire du théâtre et de ses salles ? Il y a beaucoup de "cerisaies" que l'on s'apprête à abattre. Que faire, quand les "nouveaux maîtres" arrivent ? Se retirer, s'allier, combattre les vainqueurs du millénaire qui débute ? Si, dans la Russie de 1904, La Cerisaie annonçait les écartèlements du siècle à venir, elle se trouve maintenant au carrefour d'un combat des valeurs. C'est dans la perspective de cette inquiétude actuelle qu'elle sera relue. "La Cerisaie invite aussi à déceler, ici et là, des aspects peu explorés, des détails inaperçus ou non interprétés, à même d'enrichir l'analyse grâce à des prélèvements ponctuels opérés sur le tissu du texte si souvent visité. Seuls les chefs-d'oeuvre permettent cette approche microscopique, apte à dévoiler des secrets dont la révélation prend le sens d'une signature discrète de la lecture proposée. "L'essai se consacre aussi à la saisie des réponses emblématiques avancées par les grandes mises en scène de La Cerisaie depuis plusieurs décennies. Elles nous confortent dans l'idée que tout grand texte à large ouverture permet un traitement prismatique rebelle à l'égard de ce mirage trompeur qu'est l'interprétation exemplaire. Le spectateur que je suis s'efforcera d'esquisser, dans le sens barthésien du terme, l'éventail de puncta scéniques repérés chez Strehler, Brook, Stein, Zadek ou Braunschveig... Récit personnel d'un témoin des Cerisaie qui ont dialogué avec l'esprit d'une époque et ont enregistré ses troubles. "L'essai se situera au croisement, affirmé comme subjectif, de ces trois directions. Une manière de rappeler le jeu d'échos suscités par cette oeuvre maîtresse érigée en figure symbolique de la séparation."
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»