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Les cités du théâtre d'art. De Stanislavski à Strehler
Banu Georges
THEATRALES
29,90 €
Épuisé
EAN :9782842600525
La quête d'un théâtre d'art traverse le siècle et, de Moscou à Paris et de Berlin à Milan, les grandes figures de la mise en scène se sont réclamées de cette notion aux contours flous et au contenu incertain. Certains des meilleurs spécialistes européens la précisent ici en dégageant les directions empruntées et les stratégies adoptées car, depuis les débuts, c'est toujours d'un combat à mener qu'il s'agit. A travers le continent, dans des contextes jamais les mêmes, le théâtre d'art s'est employé à accorder à la scène sa dimension artistique, au texte sa place première, à l'acteur sa dignité, à l'école sa motivation et aux revues leur rôle décisif. Nous trouvons ici des analyses sur les premiers protagonistes du mouvement, Stanislavski, Copeau, Jouvet, sur les partisans plus récents, Vitez ou Chéreau, de même que l'on découvre des personnages moins connus venus de Grèce, Roumanie, Pologne ou République tchèque. A travers eux et leurs cités se dessine la géographie secrète du théâtre d'art. Des metteurs en scène contemporains interrogent la notion et affirment leur appartenance à cette voie qui n'a rien de paisible : Peter Stein et Anatoli Vassiliev, Jacques Lassalle,Yannis Kokkos et Stéphane Braunschweig. Un document exceptionnel pose son empreinte sur l'ensemble du volume : le dernier témoignage de Giorgio Strehler, le maître du théâtre d'art. Ce livre pourrait faire sienne la devise de Stanislavski : Veillez à ce que l'art se sente bien au théâtre.
Tout homme de théâtre se confronte au défi de l'inaccompli, condition pour intégrer une équipe et parvenir au spectacle, somme des inaccomplissements individuels. Georges Banu examine ici ce paradoxe fondateur et témoigne également de ses propres inaccomplissements comme acteur, écrivain, professeur. Assumer l'inaccompli - accord préalable de quiconque se voue au théâtre.
L'acteur rend muet ou enthousiaste. Mais il rend également inapproprié tout discours programmatique autant qu'il interdit toute approche systématique. Pour Georges Banu, il ne s'agit pas de proposer une théorie globale, mais plutôt de formuler un modèle «mental», le modèle de «l'acteur insoumis» nourri des expériences biographiques et des données culturelles. Cet acteur, par-delà le rôle, révèle une identité de plateau, identité artistique dont le public saisit la dimension unique. Le livre de Georges Banu invite à faire «les voyages du comédien», en passant de l'acteur européen à l'acteur oriental, de l'acteur travesti à l'acteur étranger ou à l'acteur âgé. Il convoque et évoque certains des grands interprètes de notre temps, Gérard Philipe, Ryszard Cieslak, Sotigui Kouyaté, Yoshi Oida, André Wilms, Philippe Clévenot, Valérie Dréville, Hugues Quester, Marcel Iures... Ils représentent ces acteurs rares et singuliers qui vont «au-delà du rôle». Les voyages du comédien est né d'une fréquentation constante des salles et d'une passion pour l'acteur-poète. Livre d'un parcours de spectateur parvenu à son terme, spectateur ayant encore les yeux rivés sur l'acteur vivant qui, tout en interprétant un personnage, témoigne et se révèle depuis les plateaux de théâtre.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!
Grosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!