Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L' ECRITOIRE DE LACAN
BANOS ORELLANA
EPEL
24,00 €
Épuisé
EAN :9782908855647
Comment et pourquoi Jacques Lacan a-t-il conté sept versions différentes du cas de l'homme aux cervelles fraîches, aucune n'étant fidèle au récit d'Ernst Kris ? Pourquoi et pour qui s'est-il enfermé dans son écritoire, de mars à octobre 1966, introduisant des milliers de corrections à plus de cinq cents paragraphes de ses Écrits ? Pourquoi les écrits de Lacan sont-ils plus candides et prudents que les séminaires qui constituent leur point de départ ? Quel motif eut le " Retour à Freud " de faire la sourde oreille à l'endroit de certains livres de Freud ? Comment se fait-il que les théories postmodernes de l'écriture et de la lecture encouragent un abord de paragraphes de Lacan que la majorité de ses commentateurs passent sous silence ? Quelles sont les preuves que le Joyce dont parle Lacan dans son séminaire Le sinthome n'est pas l'écrivain irlandais James Joyce, et quelle est la raison de cette fiction lacanienne ? Quelles sont les trois raisons pour lesquelles la conférence peu amicale " Joyce le symptôme I " devrait devenir une lecture obligée des cours d'introduction à l'œuvre de Lacan ? Voilà, entre autres, quelques-unes des énigmes que déplie et discute Jorge Baños Orellana. Il souligne ainsi que les traces sinueuses d'un frayage publie ne doivent pas faire négliger que Lacan, s'éloignant à l'occasion des microphones, travaillait dans l'intimité concentrée de son écritoire. D'abord publié en Argentine, El escritorio de Lacan donna lieu à un débat public entre l'auteur et Jean Allouch. Jorge Baños Orellana a souhaité que ce débat figure dans l'édition française de son ouvrage.
Que se passe-t-il réellement aux frontières maritimes de l'Europe ? De la Mer Egée à la route Atlantique, en passant par la Méditerranée Centrale, la Manche Mer du Nord et même Mayotte, prenez la mer aux côtés d'un simple citoyen devenu, par conviction, sauveteur en mer. Un jour, passé 45 ans, Arnaud Banos se décide à agir en devenant sauveteur en mer. Lui qui n'était, jusque alors, qu'un modeste terrien, se met à sillonner les frontières maritimes de l'Europe. Il y affronte au fil de ses missions la brutalité de la mer mais aussi celle de l'Homme. Il y côtoie la misère et la détresse, ainsi que ce courage et cette volonté farouches qui animent souvent celles et ceux, naufragés et sauveteurs, qui se retrouvent au bord du monde, là où tout est possible, surtout le pire... mais aussi, parfois, le meilleur. Son récit se trouve enrichi par les témoignages de sa femme et de ses deux plus jeunes filles, qui partagent, à travers leur propre regard, l'impact de cette vie de sauveteur, entre de moments d'angoisse, de solidarité et de complicité. Les illustrations de Camille Martel, fondées sur ses recherches doctorales et sa formation au sauvetage en mer, ajoutent une touche de réalisme et d'émotion à ce récit. Arnaud Banos est directeur de recherche CNRS, en poste à l'Université Le Havre Normandie, et fellow de l'Institut Convergences Migrations. Il est également sauveteur en mer embarqué et formateur à la station SNSM du Havre et a participé, depuis 2019, à de nombreuses opérations de sauvetage en mer aux frontières maritimes de l'Europe, à bord de moyens aussi bien civils qu'étatiques. Camille Martel (Université Le Havre, fellow de l'Institut Convergences Migrations) rédige actuellement une thèse de géographie sur le sauvetage en mer à la frontière franco-britannique. Ses précédentes expériences associatives à la Cimade, l'Observatoire des Camps de Réfugiés et à SOS Méditerranée lui ont permis de mêler engagement, activité de recherche et pratique de dessin d'observation. Préface de Michel Bussi
Un hispanophone le premier affronte le problème posé par l'hermétisme de Lacan, le " Gongora de la psychanalyse ". Pour peu qu'il accepte de se prendre ludiquement pour un psychanalyste de Buenos Aires chez qui Lacan débarque et qui se surprend intéressé, le lecteur français de cette traduction d'El idioma de los lacanianos trouvera dans ce livre, au travers d'anecdotes savoureuses et de réactions cocasses à l'enseignement de Lacan, la description raisonnée des quatre figures majeures qui, selon Jorge Baños Orellana, caractérisent la transmission lacanienne (pas seulement en Argentine) : une réécriture kitsch produisant un Lacan à portée de tous, un jargon s 'attachant à mimer le style de Lacan, une glose s'employant à la résolution des énigmes et une réaction académique néo-classique. La conjugaison de ces quatre voies parvient-elle à transformer le frayage de Lacan en une " science normale ", au sens où l'entend Thomas Kuhn ? La passionnante et serrée discussion de ce point en conclusion de l'ouvrage a la valeur d'une leçon d'épistémologie dont l'enjeu est le statut même de la psychanalyse au regard de la science. Jean ALLOUCH
Les Oursino mènent une vie de famille discrète, dans le Sud de la France. Ils vivent comme les autres ou presque ? Mais, une notice rouge émise par Interpol à l'encontre du couple les désigne comme de dangereux criminels recherchés par la police française et indienne. Des années auparavant, ingénieurs en pétrochimie à la centrale nucléaire de Chennaï, ils ont tout abandonné pour sauver leur vie. Ils deviennent lanceurs d'alertes malgré eux et sont confrontés à la mafia indienne qui les traque afin de récupérer le dossier constitué par le couple, pointant du doigt l'organisation criminelle. Arriveront-ils à protéger leur famille ? Devront-ils fuir ou bien seront-ils obligés d'affronter la mafia ? Du Sud de la France à Chennaï, des côtes méditerranéennes aux paysages exotiques de l'Inde, le premier tome de ce polar vous entraîne dans la vie d'une famille en apparence sans histoire.
Alors qu'il entend dire l'essentiel de l'homme en tant qu'animal rationnel, le mot sujet sert aussi bien à désigner un cadavre en anatomie. De la liberté à la servitude, son spectre sémantique est si large qu'il frise l'homonymie. Le droit, la politique, la médecine, les lettres, les arts ne sauraient s'en passer. Sa carrière philosophique? Prestigieuse! Jacques Lacan en a fait d'emblée un leitmotiv de son enseignement. En lançant par la suite sa formule nouvelle d'un sujet représenté par un signifiant pour un autre signifiant, il ne lui a plus accordé identité ni réflexivité. Cette subversion, dont les étapes constitutives sont ici examinées, l'a placé dans de curieuses compagnies, tantôt avouées (Maine de Biran), tantôt inaperçues (averroïsme latin), parfois de circonstance (Foucault). En recoupant ces références disparates, le présent essai redonne à la trouvaille de Lacan son espace épistémique singulier. Et sa puissance d'appel.
Reçue comme allant de soi, immuable, quasi naturelle, et essentielle au lien social, l'hétérosexualité n'a guère jusque-là été questionnée. Aussi aura-t-il fallu le développement des recherches gay et lesbiennes pour qu'elle apparaisse enfin dans son étrangeté et sa portée normative. Il y a une histoire de l'hétérosexualité, une identité, un genre hétérosexuel non pas inné mais produit par un certain nombre de lieux et de pratiques dont Hétéros, pour la première fois en France, dresse un inventaire critique. Les sites et chats de rencontres, les danses enlacées (une singularité proprement occidentale), les manières de divorcer, l'autobiographie, la littérature " psy " sur le couple, les sciences sociales nord-américaines, les discours sur la sexualité postnatale, les changements sociaux et législatifs, l'armée, les prisons, les centres d'observation pour délinquants, voilà où se construit, non sans difficultés désormais, l'hétérosexualité.