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Erreurs avouées (au masculin)
Banon Tristane
ANNE CARRIERE
16,30 €
Épuisé
EAN :9782843372483
Un homme ne vaut que par ses échecs. Du moins pour ceux qu'il confesse. C'est un cliché d'affirmer que l'erreur est humaine mais c'est un péché que de ne pas en tirer des leçons. Seules les leçons font avancer, donc seuls les échecs permettent de progresser. Je n'échappe pas à la règle. Quand j'ai connu Tristane Banon, elle était en situation d'" échec professionnel ". Après une ou deux expériences malheureuses ou trop limitées, elle recherchait du travail. Loin de se lamenter sur son sort au centième CV sans réponse, elle a eu l'idée de ce livre. Et là, miraculeusement, toutes les portes se sont ouvertes. Tous les coeurs aussi. C'est à qui battait sa coulpe, confessait ses erreurs. Les personnages de ce livre l'ont fait sans fard, sans artifice, mais non sans courage. Qu'ils en soient remerciés. Tristane Banon a su les écouter, les accoucher. C'est sa grâce et c'est ce qui donne son charme à cet ouvrage. Lisez, méditez et continuez ensuite à commettre des erreurs ! Ce ne seront peut-être plus les mêmes."
Brugière Michel ; Banon Tristane ; Goguet Christin
Résumé : Refuser le malheur des hommes et donner vingt-cinq ans de sa vie à Médecins du Monde... C'est le choix qu'a fait Michel Brugière quand, las de la médecine de campagne, de la politique locale et de l'élevage de chèvres dans le Cantal, désespéré de la vacuité des choses et de son avenir qu'il voyait comme un livre bien construit, il décide de " monter " à Paris et de s'engager à Médecins du Monde. Parti pour une mission de six mois à Bamako, il y restera quatre ans. Suivront le Liberia, la Tanzanie, l'Afrique du Sud, le Cambodge, l'Angola, le Kosovo... autant de lieux de conflits, de famines, de pénuries, d'épidémies. Rapidement membre des instances dirigeantes de l'association, Michel Brugière sait et raconte mieux que tout autre les trente ans d'existence de Médecins du Monde. Il y a eu des polémiques, des stigmatisations... oui, mais il y a surtout eu des vies sauvées par milliers, des médecins formés dans des territoires oubliés de tous, des épidémies endiguées, des hommes, des femmes, des enfants soldats de 10 ans et des affamés par centaines, des rencontres. Passé, présent, et un avenir qu'il voit se profiler avec appréhension : Michel Brugière dit tout sur son engagement et celui que sera, il le sait, celui de ses successeurs.
Résumé : " Je suis une femme, je ne suis pas une victime, je l'ai été, ces choses-là passent. Quand le statut de victime tend à devenir une valeur ajoutée, un anoblissement que certaines veulent acquérir à tout prix comme on cherche à atteindre un statut social, je pense, au contraire, qu'héroïser la victime plutôt que de vouloir la respecter, c'est tuer la guerrière, assassiner la créatrice, valoriser la soumise, poser un interdit sur le fait que la femme soit l'égale de l'homme. Je ne dis pas que les femmes ne rencontrent pas, encore aujourd'hui, bien des maux qu'il faut vouloir guérir, je dis que les inscrire dans une guerre des sexes perpétuelle, en appelant à la rescousse le passé d'une société au sexisme systémique clairement établi, ne convient pas. La guerre des genres est un tango funeste qui conduira à sa perte notre égalité lumineuse. Apprendre à s'unir plutôt qu'à se désunir, avancer dans le même sens, ne fût-ce que par instinct de survie, est notre seule issue face aux combats qu'il nous reste à mener. Désormais que les lois de l'égalité existent, c'est à nous tous de réfléchir aux moyens de les faire appliquer, c'est à nous tous de nous éduquer. Et d'éduquer les autres. Bien des batailles féministes restent à mener, s'aliéner la moitié de l'humanité pour y parvenir est une hérésie. "
Flore Dubreuil se casse régulièrement ses jolies dents dans le monde des gens connus et savoure les purs moments de "vie facile" qui jalonnent son quotidien de galérienne. Les filles comme Flore ne savent pas vraiment où elles en sont et cherchent la meilleure manière de naviguer entre les fêtes au dom pérignon et les découverts bancaires sans attraper le mal de mer. Pourtant, elle ne dit pas grand-chose de sa vie qui va de travers. Elle sait bien que si elle raconte à ses amis du beau monde son assurance voiture qu'elle n'a pas payée depuis huit mois et l'huissier qui veut débarquer à la maison " avec frais de serrurier et cassage de porte " à sa charge, ils ne feront rien. Ces gens-là ne savent pas ce qu'est la vraie compassion, ils ne connaissent que la surface des choses et commencent toutes leurs phrases par "ma pauvre chérie", "mon c?ur " ou "ma belle", qui veulent simplement dire qu'ils ont oublié votre prénom.
Maman aussi, elle a envie de passer la soiréeavec moi.- Non, ta mère a envie d'être tranquille et toi, tu l'embêtes.- Tu mens, elle me l'a dit au téléphone.- Parce que tu l'embêtais, elle voulait se débarrasser de toi, c'est tout.- Tu mens, tu mens, tu mens!"Au fond, je savais déjà qu'Amira avait raison. Jecrois que j'avais déjà compris les hommes, lesretards qui deviennent des absences et les absences qui sont les bonheurs de ma mère. Je sais déjà qu'elle ne supporte pas d'être là, dans cetappartement, et ce uniquement parce que j'y suis.Ça aussi, elle me l'a dit. Ma mère ment à tout lemonde, sauf à moi. Flore grandit trop vite, Parce qu'elle n'a pas le choix. Sa mère n'est jamais là et son père s'est volatilisé le jour de sa naissance. Pour s'occuper d'elle, dans l'appartement cossu parisien, il y a Amira, "cent treize kilos de graisse, d'alcool, de tristesse aussi". Amira qui boit. Amira qui la bat. Et sa mère qui ne voit rien, qui ne veut pas savoir. Avec une justesse poignante, Tristane Banon restitue la douleur d'une petite fille dont le c?ur bat en secret tout près du sien.
Un roman fantastique proche du conte, à ranger avec les classiques tel le Magicien d'oz. Pour petits et grands, un véritable coup de cœur avec une certaine portée philosophique.
Résumé : Brillant universitaire âgé d'une quarantaine d'années, Léonard Courtillac voit, au mois de mars 2013, les catastrophes s'accumuler dans sa vie : sa fiancée, Melinda, le quitte brutalement, sans un mot d'explication ; un de ses meilleurs amis, Ludovic, est décapité et, à l'exception de la tête, son corps n'est pas retrouvé ; et voilà que son mentor et ami de toujours, Michel Garousset, est assassiné en plein Paris. En enquêtant sur ces faits dramatiques, Léonard va être amené à remonter dans le passé. A se pencher sur l'amitié indéfectible qui liait, depuis les années 1960, son père avec trois élèves et un surveillant du lycée Bugeaud, à Alger. A explorer les galeries souterraines qui courent sous le cimetière du Montparnasse. Et à se pencher sur le sort d'une relique fabuleuse et d'inestimables archives historiques, disparues depuis un millénaire. Un roman à suspense qui mêle habilement ésotérisme, alchimie et souterrains de Paris, pour résoudre une énigme captivante.
Résumé : Avec Féroces et La Chute des princes, Robert Goolrick a entamé un cycle autofictionnel qui a saisi lecteurs et critiques par sa beauté, son incandescence et sa lecture nostalgique et acerbe de l'histoire contemporaine des Etats-Unis. Ainsi passe la gloire du monde vient clore cette aventure littéraire. On y retrouve Rooney, l'avatar de l'auteur, et ses amis inoubliables, emportés par le siphon qu'est devenu leur pays déchiré par un tyran aux allures de clown orange cannibale. Un pays aussi clivé que durant la guerre de Sécession, nordistes et confédérés ayant été remplacés par les déplorables et les 1%. Rooney qui a perdu sa vie à tenter de rester parmi les derniers, se retrouve échoué, malade sans recours, miséreux sans excuse, avec pour seule consolation quelques rares souvenirs de joie, et portant la blessure ouverte d'une question trop douloureuse : " Quand on fait l'amour pour la dernière fois, sait-on que c'est la dernière ? " A l'occasion de funérailles, il convoque les fantômes du passé, part à la recherche des quelques fidèles qu'il connaît encore, témoins d'une autre vie, d'une autre Amérique. Ainsi passe la gloire du monde est le récit halluciné d'un blessé qui tente de trouver la sortie d'un champ de bataille. Le testament d'un grand auteur américain. Robert Goolrick est l'auteur d'Une femme simple et honnête, Féroces, Arrive un vagabond (Grand Prix des lectrices de Elle 2012), L'Enjoliveur, La Chute des princes (Prix Fitzgerald 2015), Après l'incendie. Ainsi passe la gloire du monde est un roman écrit par l'auteur uniquement pour la France, où il a trouvé une terre d'asile littéraire.
Résumé : Mal en point, la sexualité contemporaine ? Désenchantée, tout au moins. Perturbée par les questions soulevées par le mouvement MeToo, mais aussi par la baisse internationale de libido, les enjeux de pouvoir, les injonctions irréalistes. Avec pour résultat, une immense lassitude. La faute à qui, à quoi ? A une sexualité pensée comme une affaire d'orifices, à un imaginaire qui réduit les femmes à un vide à combler, alors qu'elles possèdent un sexe, pulsant, puissant. La première partie de cet essai, Sortir du trou, analyse comment l'Histoire, la culture et la psychanalyse ont réduit nos pratiques à peaux de chagrin. Mais parce qu'un pamphlet ne nous fera pas retrouver le chemin de la joie et du plaisir, la deuxième partie de ce livre, Lever la Tête, propose un ars erotica optimiste, pratique, ambitieux, centré sur la fantaisie et l'éthique. Au programme : une sexualité solaire, radieuse, à la portée de chacun. Une autre sexualité est po