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J'ai oublié de la tuer
Banon Tristane
ANNE CARRIERE
15,30 €
Épuisé
EAN :9782843372841
Maman aussi, elle a envie de passer la soiréeavec moi.- Non, ta mère a envie d'être tranquille et toi, tu l'embêtes.- Tu mens, elle me l'a dit au téléphone.- Parce que tu l'embêtais, elle voulait se débarrasser de toi, c'est tout.- Tu mens, tu mens, tu mens!"Au fond, je savais déjà qu'Amira avait raison. Jecrois que j'avais déjà compris les hommes, lesretards qui deviennent des absences et les absences qui sont les bonheurs de ma mère. Je sais déjà qu'elle ne supporte pas d'être là, dans cetappartement, et ce uniquement parce que j'y suis.Ça aussi, elle me l'a dit. Ma mère ment à tout lemonde, sauf à moi. Flore grandit trop vite, Parce qu'elle n'a pas le choix. Sa mère n'est jamais là et son père s'est volatilisé le jour de sa naissance. Pour s'occuper d'elle, dans l'appartement cossu parisien, il y a Amira, "cent treize kilos de graisse, d'alcool, de tristesse aussi". Amira qui boit. Amira qui la bat. Et sa mère qui ne voit rien, qui ne veut pas savoir. Avec une justesse poignante, Tristane Banon restitue la douleur d'une petite fille dont le c?ur bat en secret tout près du sien.
Née en 1979, journaliste diplômée de l?ESJ de Paris, Tristane Banon a déjà publié trois romans: J?ai oublié de la tuer et Trapéziste (chez Anne Carrière); Daddy Frénésie (chez Plon). Elle est aussi l?auteur du Bal des hypocrites, son journal de l?affaire DSK publié en 2011 au Diable Vauvert. Après avoir collaboré avec différents journaux (Paris Match, Le Figaro et Atlantico) ainsi qu?à des émissions sur France Inter (« Les affranchis », « Microfictions »), elle est aujourd?hui chroniqueuse culturelle dans l?émission « Ça balance à Paris » (Paris Première).
Flore Dubreuil se casse régulièrement ses jolies dents dans le monde des gens connus et savoure les purs moments de "vie facile" qui jalonnent son quotidien de galérienne. Les filles comme Flore ne savent pas vraiment où elles en sont et cherchent la meilleure manière de naviguer entre les fêtes au dom pérignon et les découverts bancaires sans attraper le mal de mer. Pourtant, elle ne dit pas grand-chose de sa vie qui va de travers. Elle sait bien que si elle raconte à ses amis du beau monde son assurance voiture qu'elle n'a pas payée depuis huit mois et l'huissier qui veut débarquer à la maison " avec frais de serrurier et cassage de porte " à sa charge, ils ne feront rien. Ces gens-là ne savent pas ce qu'est la vraie compassion, ils ne connaissent que la surface des choses et commencent toutes leurs phrases par "ma pauvre chérie", "mon c?ur " ou "ma belle", qui veulent simplement dire qu'ils ont oublié votre prénom.
Il reste toujours quelque chose de l'enfance, toujours..." Ces mots de Marguerite Duras sont un avertissement. Car de l'enfance, il ne reste parfois que la violence. En France, chaque semaine, un enfant meurt sous les coups de ses parents, et 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année. Peut-être plus. Face à ce constat glaçant, la Ciivise (Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), créée en 2021, devait incarner l'espoir et le changement. Mais derrière les promesses et les discours, que s'est-il vraiment passé ? Cette enquête révèle les coulisses d'une institution en crise, prisonnière des egos et des postures médiatiques. De la présidence controversée du juge Edouard Durand au lynchage de la pédiatre Caroline Rey-Salmon, en passant par les témoignages bouleversants de diverses victimes, ce livre lève le voile sur un combat essentiel, sacrifié sur l'autel du spectaculaire. Au terme d'une année d'investigation, et de plus de trente entretiens avec des acteurs de terrain, Tristane Banon propose une analyse sans concession du système français de protection de l'enfance. Et trace les contours d'une solution ambitieuse : la création d'un ministère de l'Enfance de plein exercice.
Résumé : 3 heures du matin. Assis dans un fauteuil sous le rond de lumière d'un abat-jour, un homme de 50 ans donne le biberon à son nourrisson de 3 mois. Entre eux : un demi-siècle et 96 kilos de différence. D'un côté un homme mûr, encore tout étourdi de cette paternité tardive. Revigoré par cette vie naissante, mais mesurant combien la sienne sera balisée désormais, et projeté brutalement dans un avenir lointain : il aura 80 ans quand cet enfant en aura 30. Confiant dans l'espoir qu'incarne ce petit être, mais terrifié aussi à l'idée de le jeter dans le bain d'un monde angoissant. Perplexe devant cette posture de papa poule, lui qui, encore célibataire quelques mois plus tôt, biberonnait à sa façon dans le monde de la nuit. Fier de cet enracinement patriarcal mais triste à l'idée de renoncer en grande partie, par cette sédentarisation même, aux voyages, à l'imprévu, à l'aventure. De l'autre, minuscule dans les bras de son père, un bébé qui a la vie devant lui ; qui tète goulûment entre deux endormissements ; qui gigote dans son body, gazouille et grogne, comme enivré, d'autant plus assoiffé de vie qu'il est né " en état de mort apparente " et a été " récupéré à M7 " ? c'est-à-dire après 7 minutes de massages cardiaques. Dans ce dialogue silencieux, qui commence à l'heure bien réelle d'un biberon pour s'achever dans une intemporalité imaginaire, s'expriment tous les paradoxes d'une confrontation entre un nouveau-né et un père encore jeune, mais déjà avancé dans la vie, et tous les enjeux et questionnements qu'un tel événement peut impliquer. Une drôle de fable à découvrir, en somme. Une comptine qui, entre l'anecdotique et l'onirique, l'humour et la poésie, pose un regard sur le monde et le redoutable bonheur d'être père.
Résumé : Mal en point, la sexualité contemporaine ? Désenchantée, tout au moins. Perturbée par les questions soulevées par le mouvement MeToo, mais aussi par la baisse internationale de libido, les enjeux de pouvoir, les injonctions irréalistes. Avec pour résultat, une immense lassitude. La faute à qui, à quoi ? A une sexualité pensée comme une affaire d'orifices, à un imaginaire qui réduit les femmes à un vide à combler, alors qu'elles possèdent un sexe, pulsant, puissant. La première partie de cet essai, Sortir du trou, analyse comment l'Histoire, la culture et la psychanalyse ont réduit nos pratiques à peaux de chagrin. Mais parce qu'un pamphlet ne nous fera pas retrouver le chemin de la joie et du plaisir, la deuxième partie de ce livre, Lever la Tête, propose un ars erotica optimiste, pratique, ambitieux, centré sur la fantaisie et l'éthique. Au programme : une sexualité solaire, radieuse, à la portée de chacun. Une autre sexualité est po
Résumé : Avec Féroces et La Chute des princes, Robert Goolrick a entamé un cycle autofictionnel qui a saisi lecteurs et critiques par sa beauté, son incandescence et sa lecture nostalgique et acerbe de l'histoire contemporaine des Etats-Unis. Ainsi passe la gloire du monde vient clore cette aventure littéraire. On y retrouve Rooney, l'avatar de l'auteur, et ses amis inoubliables, emportés par le siphon qu'est devenu leur pays déchiré par un tyran aux allures de clown orange cannibale. Un pays aussi clivé que durant la guerre de Sécession, nordistes et confédérés ayant été remplacés par les déplorables et les 1%. Rooney qui a perdu sa vie à tenter de rester parmi les derniers, se retrouve échoué, malade sans recours, miséreux sans excuse, avec pour seule consolation quelques rares souvenirs de joie, et portant la blessure ouverte d'une question trop douloureuse : " Quand on fait l'amour pour la dernière fois, sait-on que c'est la dernière ? " A l'occasion de funérailles, il convoque les fantômes du passé, part à la recherche des quelques fidèles qu'il connaît encore, témoins d'une autre vie, d'une autre Amérique. Ainsi passe la gloire du monde est le récit halluciné d'un blessé qui tente de trouver la sortie d'un champ de bataille. Le testament d'un grand auteur américain. Robert Goolrick est l'auteur d'Une femme simple et honnête, Féroces, Arrive un vagabond (Grand Prix des lectrices de Elle 2012), L'Enjoliveur, La Chute des princes (Prix Fitzgerald 2015), Après l'incendie. Ainsi passe la gloire du monde est un roman écrit par l'auteur uniquement pour la France, où il a trouvé une terre d'asile littéraire.
Résumé : Brillant universitaire âgé d'une quarantaine d'années, Léonard Courtillac voit, au mois de mars 2013, les catastrophes s'accumuler dans sa vie : sa fiancée, Melinda, le quitte brutalement, sans un mot d'explication ; un de ses meilleurs amis, Ludovic, est décapité et, à l'exception de la tête, son corps n'est pas retrouvé ; et voilà que son mentor et ami de toujours, Michel Garousset, est assassiné en plein Paris. En enquêtant sur ces faits dramatiques, Léonard va être amené à remonter dans le passé. A se pencher sur l'amitié indéfectible qui liait, depuis les années 1960, son père avec trois élèves et un surveillant du lycée Bugeaud, à Alger. A explorer les galeries souterraines qui courent sous le cimetière du Montparnasse. Et à se pencher sur le sort d'une relique fabuleuse et d'inestimables archives historiques, disparues depuis un millénaire. Un roman à suspense qui mêle habilement ésotérisme, alchimie et souterrains de Paris, pour résoudre une énigme captivante.