Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Entrelacs. La lettre et le sens dans l'exégèse juive
Banon David
CERF
43,00 €
Épuisé
EAN :9782204085182
Semblables aux ailes des chérubins sur le propitiatoire, la lettre et le sens sont entrelacés dans l'exégèse juive de la Bible. Insécables, inséparables. Le rapport exégétique au Livre n'est pas conçu comme une abolition, une invalidation ou une transgression de la lettre. Au contraire, il y a une valorisation de la lettre en ce qu'elle porte le sens, en ce qu'elle est signifiante. Et si"transgression"il y a, elle est normée, réglée. C'est la lettre qui norme la quête. Comme le récit biblique constitue la matière première de l'investigation, la lecture est une pratique qui consiste à faire accueil à la densité de la lettre hébraïque, aux points-voyelles, aux accents conjonctifs-disjonctifs, au verset, au discours, au texte. C'est au cours de la lecture que les versets se chargent de références, se gonflent d'allusions, disent plus que ce que nous croyons leur faire dire, font sens." D. B. Biographie de l'auteur David Banon est professeur des Universités. Il est directeur du Département d'études hébraïques et juives de l'université Marc-Bloch de Strasbourg et professeur invité à l'université de Lausanne. Il a écrit entre autres La Lecture infinie (Ed. du Seuil, 1987) et Le Midrach (PUF, 1995).
Quelles ont été les orientations de l'Ecole de pensée juive de Paris ? Ses traits caractéristiques ? Ses objectifs ? Ses domaines de recherche ? Qui en étaient les maîtres ? Qu'ont-ils transmis ? Les champs qu'ils ont labourés et semés ont-ils donné des fruits ? Les chemins qu'ils ont ouverts ont-ils été élargis ou délaissés et recouverts de ronces, de sorte que plus personne ne s'y aventure ? Cet ouvrage vise à dégager l'esprit de la pensée juive de langue française telle qu'elle s'exprimait dans la seconde moitié du XXe siècle et à le présenter dans ses articulations majeures. On découvrira alors autour du noyau fondateur, une pépinière de penseurs lesquels n'ont pas hésité à porter la voix de la pensée juive au sein de la cité et au coeur de la philosophie occidentale qui s'en est trouvée parfois débordée, le plus souvent fécondée.
Que signifie se tenir debout devant Dieu? C'est tenter de se hisser de la sphère de l'humain vers la sphère du divin, c'est tisser un rapport avec Dieu. Comment? En accomplissant son devoir religieux, autrement dit en appliquant la Loi et les commandements. Se tenir debout devant Dieu signifie donc Le servir, ce service n'ayant d'autre signification que le service lui-même - et rien d'autre. La tâche est elle-même le but, et l'on ne trouve dans le noyau que ce que l'on a déjà découvert dans l'écorce. La tâche à accomplir est donc infinie. Car l'être humain ne pourra jamais savoir si sa propre action atteint son objectif, s'il parvient au but. Seule le regarde la tâche qui lui incombe, le "résultat" et le "succès" de son action échappent à son savoir tout comme lui échappent aussi l'essence de Dieu et Son nom. Leibovitz illustre ce "sans fin", ce "sans répit" de la relation à Dieu par le service interminable de Yom Kippour Biographie de l'auteur Yechayahou Leibovitz était considéré comme "l'enfant terrible" de la société israélienne tant par ses détracteurs que par ses admirateurs. Il ne laissait personne indifférent, que ce soit lors de ses prises de position politiques ou dans ses ouvrages de philosophie traitant des questions religieuses en rapport avec la société, l'État ou la modernité
Connu comme le fondateur du hassidisme, celui qu'on surnomme le Baal Shem Tov, le " maître du Bon Nom ", ne cesse de fasciner. Qui était-il : un mystique détenteur de secrets ? Un réformateur religieux venu valoriser la foi simple des humbles contre l'érudition talmudique ? Un annonciateur du messie ? Un guérisseur, voire un chamane pratiquant la transe, inspiré par des traditions préchrétiennes des Carpates ? A-t-il seulement fondé un nouveau mouvement, ou la légende a-t-elle dépassé l'histoire ? Jean Baumgarten, sans doute le plus éminent spécialiste français du hassidisme, nous invite à le suivre dans sa recherche du " vrai " Baal Shem Tov. A la fois portrait spirituel et plongée dans la sociologie religieuse des Juifs polonais du milieu du xviiie siècle, cet ouvrage nous livre la synthèse des travaux les plus récents sur cette figure majeure dont se réclament les " amis de Dieu " bien au-delà du monde juif.
Résumé : On prétend parfois que l'" homme occidental " serait le seul être humain pouvant vivre sans mythes. Il n'en est rien. A l'aune d'une lecture inédite de l'Ancien Testament, Ron Naiweld nous plonge dans ce grand mythe, support de la rencontre, fondatrice pour l'Occident, de la Bible et de la philosophie. Contre le récit traditionnel d'un dieu créateur unique et tout-puissant, sa lecture fait émerger une autre histoire. Son héros est un dieu motivé par le désir d'être reconnu comme tel par les hommes. Avec le temps et au contact des empires assyrien, babylonien et perse, le dieu développe son intelligence politique. Il apprend la puissance du peuple, l'utilité de l'ordre impérial et, de sa rencontre avec la pensée grecque, l'intérêt de l'idée monothéiste. Mais c'est avec saint Paul qu'il assouvit pleinement son désir. En suivant pas à pas l'histoire de ce dieu, cet essai fascinant montre comment, à force de torsions, de relectures, d'appropriations, le mythe d'un peuple marginal dans la fabrique culturelle du monde ancien est devenu l'un des mythes fondateurs de la civilisation occidentale. Comment Yahvé est devenu Dieu.
Présentation de l'éditeur Pédagogique, ce guide de référence propose une lecture guidée de la Torah : il délivre l'histoire, les mots-clés, les grands récits et la philosophie de ce texte fondateur. Vivant, il repose sur de nombreuses citations et il décrit la position de la Torah sur les principales questions de société. Une approche nouvelle, qui introduit avec précision à la connaissance et à la compréhension de nos références culturelles communes.
Résumé : Pour le judaïsme, la première question n'est pas "Qui est Dieu ?" mais "Comment Dieu se révèle-t-il aux hommes ?" Cette interrogation fondamentale, les maîtres y répondent de façon surprenante : Dieu s'est révélé dans un Livre. La tâche primordiale de l'homme est dès lors de lire, d'étudier, de commenter, d'interpréter, de transmettre... Car c'est en interprétant que l'homme peut restituer l'infini du sens et l'Infini de Dieu. Les traces de ce dialogue entre les hommes et Dieu sont déposées dans le Talmud, qui se présente comme un commentaire de la Bible, rédigé entre le IIe siècle avant J.-C. et le VIe siècle après J.-C. Une prodigieuse rhapsodie de lectures et d'interprétations, toujours formulée au coeur de discussions entre les maîtres, où s'énonce une éthique de la relation à l'autre homme. Depuis quinze siècles, le Talmud est la véritable Bible du peuple juif ; passage obligé de toute interprétation des Ecritures, à la fois sur le plan du droit (halakha) et de la philosophie (aggada), réflexion décisive pour les règles de vie et référence incontournable pour l'intelligence de la Révélation.