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Banlieue, banlieue, banlieue
Bertho Alain
SNEDIT LA DISPU
10,00 €
Épuisé
EAN :9782843030024
Avec quels yeux regarde-t-on la banlieue ? En posant cette question, Alain Bertho désigne la mutation des esprits qui a mené de la " banlieue rouge ", " Eden " des prolétaires, à la " banlieue ghetto ". Après un rapide survol historique, de l'explosion urbaine du XIXe siècle aux mégapoles d'aujourd'hui, Alain Bertho procède à la critique des catégories de la mode sociopolitique : exclusion, ethnicité, politique de la ville... Son travail fait apparaître, derrière les mots cent fois repris, un regard d'ordre qui construit peu à peu une pensée du social, des modèles de remplacement de la lutte de classes. Enfin, cet essai propose une nouvelle vision de la périphérie urbaine. La banlieue n'est pas le terrain d'une crise spécifique. Elle est par excellence le lieu où doivent surgir, à l'usage de la société entière, de nouveaux modes de vie commune !
Quels rapports l'homme entretient-il avec ses espaces ? Autour de cette question, un symposium du Collège de France a réuni en octobre 2003 des mathématiciens et des physiciens, des physiologistes et des psychologues, des anthropologues et des géographes, des historiens de l'art et de la religion, des architectes, un homme de théâtre et un astronaute. Ils montrent ici comment dans notre cerveau, notre langage et par nos actions s'élaborent nos concepts d'espace. lis décrivent comment les mythes organisent l'espace quotidien et les religions les espaces sacrés, comment l'architecture, l'urbanisme ou l'aménagement du territoire contribuent à structurer nos comportements, comment la perspective en peinture, la scène théâtrale ou le jardin paysager entretiennent l'illusion d'un espace entre réalité et utopie.
L'improbable est souvent considéré comme un vain exercice d'hypothèses oiseuses ou comme un supplément d'incertitude dans la culture occidentale, qui préfère le prévisible à l'incertain. Et pourtant... Que ce soit dans la recherche scientifique fondamentale ou dans l'invention artistique, dans la discussion philosophique ou dans l'évolution du vivant, l'improbable est cette source de liberté d'où peuvent jaillir idées, solutions ou événements nouveaux et imprévus. Autour d'Alain Berthoz et de Carlo Ossola, une dizaine de chercheurs d'envergure internationale abordent dans une approche multidisciplinaire les mystères et les ressorts de l'improbable, puissant facteur de créativité aux frontières du possible et de l'impossible. L'improbable au coeur de la création dans les sciences, les arts et dans la vie sociale !
Résumé : L'ordre d'abord ! Dès l'an I du millénaire, la mondialisation selon les puissants a révélé son nouveau visage : celui d'une guerre sans fin au service d'une domination globale. Face au désordre du monde ou des banlieues, la violence s'installe. non plus en tant que prolongement éventuel de la politique mais comme son remplacement. Le nouvel Etat de guerre ne s'oppose pas à la paix, dont il tend à dissoudre l'idée même: il s'oppose à la démocratie et à la liberté. Pour les théoriciens et les partisans affairés de cet ordre de bataille, toute réalité doit être interprétée selon le partage sans nuances entre Bons et Méchants. Bien et Mal. Démocratie et réseaux ou complices des réseaux du terrorisme... Pourtant. comprendre le monde, n'est-ce pas considérer ses promesses autant que ses conflits et ses dangers ? Le point de vue d'Alain Bertho. en repoussant ce nouveau manichéisme. donne un sens différent à la fuite mortifère dans la financiarisation de l'économie. à la crise des Étatsnations et à la logique militaro-policière caractéristiques de notre temps. Donner corps à un autre monde possible, qui, fragilement, se dessine ici et là - un monde d'humanité multiple et solidaire - tel est le projet auquel nous convie Alain Bertho, prolongeant ainsi les réflexions qu'il avait engagées dans Banlieue, banlieue, banlieue (1997) et Contre l'Etat, la politique (1999).
L'inhibition est une des plus importantes découvertes de l'évolution. Elle est présente, avec sa compagne la désinhibition, à tous les niveaux du vivant - moléculaire, cellulaire, social, culturel. Sans l'inhibition, nous ne pourrions pas agir, choisir, décider, apprendre, mémoriser ni oublier pour laisser la place à des mémoires nouvelles. Sans les multiples formes d'inhibition que notre cerveau utilise, nous ne pourrions pas être empathiques, tolérants, innovants ou créateurs. La méditation est impossible sans l'inhibition. Les perturbations du délicat équilibre entre excitation et inhibition sont à l'origine de maladies comme le Parkinson, l'épilepsie, les troubles de l'attention, l'impulsivité, etc. Mais l'inhibition a une autre face. Elle assure, par les lois et les règles morales, la paix sociale et la liberté. Cependant, le cerveau et les pratiques de l'homme ont perverti cette ressource merveilleuse par le mensonge, le déni, l'oppression, la censure, la dictature, les excès de normes et d'interdits, la culture de la haine. Ils étouffent nos capacités à comprendre les émotions d'autrui et alimentent la barbarie. Cet ouvrage d'un physiologiste suit les péripéties et les multiplications des fonctions inhibitrices, depuis la molécule jusqu'à la société et aux droits de l'homme. Il offre, dans le format d'un "atelier" d'idées et de découvertes scientifiques récentes, une nouvelle grille de lecture aux sciences biologiques et aux sciences humaines et sociales.
Roca i Escoda Marta ; Fassa Farinaz ; Lépinard Elé
Résumé : L'intersectionnalité est devenue en quelques années un concept incontournable, aussi bien en sciences sociales qu'au sein des luttes sociales, en particulier féministes. Forgée pour penser l'imbrication des rapports de domination, l'intersectionnalité constitue aujourd'hui un champ d'études et d'expérimentations théoriques foisonnant. Pour la première fois en France, des universitaires abordent ses multiples dimensions épistémologiques, théoriques et politiques , et les recherches récentes qu'elle a permis d'ouvrir dans des espaces aussi différents que la France, l'Amérique latine ou l'Europe de l'Est. Que peut nous offrir cette notion pour penser le genre, la théorie féministe et les mobilisations sociales aujourd'hui ? Comment contribuer à promouvoir un usage de l'intersectionnalité qui renforce son potentiel critique et "insurgé" , plutôt que figé sur des identités ? Réunissant des contributions qui s'appuient sur des enquêtes empiriques, cet ouvrage donne à voir la force d'un tel outil lorsqu'il s'agit d'éclairer des processus sociaux et politiques complexes. En offrant un regard à la fois rétrospectif et contemporain sur les enjeux politiques de la production d'un savoir intersectionnel, il a aussi pour ambition de montrer que l'intersectionnalité n'est pas seulement un agencement de critique théorique indispensable, mais aussi une plateforme à partir de laquelle construire des sujets politiques collectifs nécessaires au projet d'émancipation féministe.
Cukier Alexis ; Garo Isabelle ; Badiou Alain ; Bal
Cet ouvrage donne la parole à cinq philosophes marxistes français de renommée internationale - Alain Badiou, Etienne Balibar, Jacques Bidet, Michael Löwy, Lucien Sève - qui présentent l'évolution de leur rapport à Marx, à la philosophie et à la politique, depuis les années 1950 jusqu'à aujourd'hui. Dans ces entretiens, chacun à son tour, les auteurs ont répondu aux questions posées par deux philosophes de générations différentes, Alexis Cukier et Isabelle Garo comment avez-vous rencontré la pensée de Marx, et comment avez-vous commencé à en faire usage ? Dans quel contexte théorique et politique, pour répondre à quelle urgence et à quel problème, en rapport avec quels engagements militants ? Quelle a été l'évolution de votre conception du communisme et que devraient être une action ou une organisation politique communiste aujourd'hui ? Que retenez-vous d'essentiel de la pensée de Marx pour penser la période politique présente ? Au fil des réponses à ces questions, les auteurs analysent les rapports entre philosophie et politique, reviennent sur la trajectoire du marxisme en France et abordent la signification du communisme aujourd'hui. L'introduction, complétée d'une bibliographie étendue, présente les coordonnées théoriques et politiques complexes de ces trajectoires singulières, leurs convergences et leurs divergences, qui éclairent le renouvellement en cours de la philosophie marxiste ainsi que de l'engagement communiste.
Résumé : Les quartiers populaires proches des centres-villes sont aujourd'hui des espaces très convoités par des promoteurs ou des entrepreneurs comme par des aménageurs, qui planifient leur attractivité pour des catégories choisies de populations. Pour leurs habitants déjà là ou leurs usagers ordinaires, par contre, la pression sur les conditions de vie en ville se fait toujours plus forte. Pourtant, la transformation de ces quartiers en espaces plus distingués, plus exclusifs et plus lucratifs n'est pas toute tracée. A rebours des représentations lénifiantes d'un "renouveau urbain" unanimement vertueux, ce livre vise à remettre à l'avant-plan les rapports de domination qui sont à la racine des logiques de gentrification des quartiers populaires et les violences structurelles que celles-ci impliquent. Mais il s'attache aussi à révéler ce qui, en situation concrète, va à l'encontre de ces logiques, les déjoue ou leur résiste, remettant ainsi en question l'idée selon laquelle la gentrification serait un courant inéluctable auquel il serait vain de chercher à s'opposer. C'est ainsi à une repolitisation des questions urbaines que ce livre aspire à contribuer, à contre-courant du flot de discours qui les confondent avec des phénomènes quasi naturels ou les conçoivent comme des problèmes de management détachés de toute idée de conflictualité sociale.
Résumé : Comment l'école interprète-t-elle les facilités et les difficultés d'apprentissage des élèves ? Comment cette interprétation influence-t-elle leur scolarité et l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes ? Les résultats de l'enquête -menée pendant plusieurs années dans des écoles maternelles, pour l'essentiel - présentée dans ce livre permettent de répondre à ces questions. En croisant les regards sociologique et psychosocial, Mathias Millet et Jean-Claude Croizet décortiquent le quotidien des classes et révèlent comment les difficultés cognitives, pourtant nécessaires aux apprentissages, sont transformées en un problème. Ils montrent que ces premiers apprentissages scolaires sont aussi, pour les élèves, une première confrontation aux inégalités. L'étude met en évidence les logiques quotidiennes d'une violence symbolique par laquelle élèves comme enseignants se persuadent que les verdicts scolaires disent la valeur des individus. Elle montre comment ces élèves et ces enseignants développent, dès l'école maternelle, des interprétations qui personnalisent les "échecs" ou les "réussites" et, ce faisant, les détournent des apprentissages. Cet ouvrage contribue ainsi de manière décisive à l'analyse de la manière dont l'école réduit ou augmente les inégalités sociales.