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Pris aux mots. De l'origine du langage à l'origine des langues
Bancel Pierre ; Langaney André
EXILS
29,00 €
Épuisé
EAN :9782914823333
Le problème de l'origine du langage humain est parfois considéré comme le problème scientifique le plus difficile à résoudre. En effet, ses manifestations et leurs effets semblent si éloignés de tous les autres modes de communication connus dans le monde vivant que retracer son évolution à partir d'un système analogue à celui de nos cousins primates ou d'autres animaux a été jusqu'ici une difficulté insurmontable. Cependant, de grandes avancées se sont produites en archéologie, en paléoanthropologie et en génétique des populations, ainsi que, malgré la réticence de nombreux linguistes, dans le domaine des plus anciennes familles de langues. Les récents travaux sur l'acquisition du langage par les enfants ont également acquis une finesse de grain incomparable avec ce qui en était compris il y a à peine une quarantaine d'années. Pierre Bancel s'appuie sur ces avancées et sur ses propres travaux pour proposer un parcours qui remonte d'abord une protolangue unique, puis encore plus loin de nous, qui explique comment les humains, contrairement aux autres primates leurs cousins, ont pu développer un langage articulé.
Ce livre amorce la réflexion sur les institutions et les droits fondamentaux d'une Grande Fédération de communes autonomes, auto-administrées et autogérées. Il pose une condition : le monde nouveau se prépare bien avant la Révolution. C'est de cela dont il est question par la démonstration de quatre théorèmes qui composent les quatre parties du livre : â' Croire que l'Etat peut ne pas être dominateur est comme croire que le Capital peut ne pas être profiteur. â' Sans un mouvement réunissant celles et ceux qui se retrouvent dans la démocratie directe, la commune et le fédéralisme des autonomies, un autre futur sans Etat ni Capital est impossible. â' Faute d'avoir pensé les institutions de la société à venir, la révolution créatrice est vouée à l'échec. â' Faute d'avoir défini les droits et libertés de la société à venir, la révolution émancipatrice est vouée à l'échec. Rien n'est tranché. Tout est à discuter.
Résumé : La Maison de l'artisanat a? Colmar, la Scop Alsace... mais aussi les magasins Leclerc, le Crédit mutuel et bien d'autres comptent parmi ces sociétés que l'on appelle " coopératives " et qui jalonnent le territoire français. Quelles sont les spécificités de ces entreprises ? Et, a? l'ère de la domination des multinationales, quelle importance accorder a? ce modèle économique ultra-territorialise? qu'est le schéma coopératif ? Dans un contexte de mondialisation économique et financière, les coopératives s'avèrent un garde-fou contre la volatilité? des capitaux et des emplois, affirme Pierre Liret en s'appuyant sur des entretiens menés dans de nombreuses Scop. Et, en ancrant une activité économique et sociale sur un territoire, le modèle coopératif concilie projet professionnel et projet de vie. Cet essai, nourri d'entretiens et d'exemples concrets, propose une réflexion approfondie sur le modèle économique des Scop, qu'il défend tout en identifiant ses limites.
Niklas Luhmann est le plus grand sociologue allemand de la fin du XX e siècle, à la hauteur d'un Jürgen Habermas en philosophie, avec lequel d'ailleurs il n'a cessé de dialoguer. La société de la société, sa grande Å?uvre, présente la synthèse la plus accomplie de ses travaux sur la théorie des systèmes, la communication, les médias, l'évolution de la société et les sémantiques par lesquelles la société cherche à se décrire. Avec une radicalité et une originalité inégalées, Luhmann propose une théorie systémique de la société, seule capable selon lui d'appréhender la très haute complexité de la société moderne. Il définit celle-ci comme une société fonctionnellement différenciée en sous-systèmes, obéissant chacun à une logique propre (le droit, la politique, l'économie, l'art, la religion). Mondialisée, la société moderne n'est plus gouvernable à partir d'un sommet ou d'un centre et Luhmann montre comment cette société est exposée à des risques, notamment environnementaux.
50 écrivains répondent à la question. Ce questionnaire fait suite en quelque sorte à deux initiatives précédentes, les surréalistes en 1919 demandant "Pourquoi écrivez-vous" à une centaine d'écrivains français, et le journal Libération renouvelant l'expérience en 1988 (auprès de 400 écrivains étrangers et français). Une enquête nécessaire alors que le numérique et la vidéo accaparent petits et grands... En supplément, "Papiers" fera une liste exclusive des "30 livres de littérature à lire pour comprendre le monde contemporain". Egalement au sommaire de ce numéro : les souvenirs de Jane Birkin sur sa jeunesse et Gainsbourg ; la masterclasse du dessinateur BD et cinéaste Ryad Sattouf ; comment vivre alors que la fin du monde est annoncée (tentative d'explication de la "collapsologie") ; la féminisation de la langue française ; restituer les oeuvres d'art à l'Afrique (et à l'Asie).
Paris est le paradis d'un personnage fantasque qu'on appelle le flâneur. " Avec érudition, l'écrivain polonais Krzysztof Rutkowski devient ce flâneur pour observer la scène littéraire et artistique parisienne, des libertins jusqu'aux postmodernes. A la recherche de ses compatriotes Mickiewicz et Gombrowicz, il entraîne le lecteur dans un parcours ironique à travers passages, labyrinthes et autres réseaux intellectuels qui ont fait - et peut-être font encore - de Paris une construction unique au monde. Aux côtés de Walter Benjamin, il décrypte les grandes mythologies de la capitale : l'absinthe, les cafés, les maisons closes, les bains-douches... mais son regard se fait plus critique lorsqu'il aborde l'avenir : " et si par hasard Mlle Utopie frappait à nouveau aux portes de la ville ? Hélas, personne n'a encore attrapé par les cheveux la nouvelle demoiselle Utopie en cette fin de siècle. On ne trouve pas d'idées nouvelles à Paris. Il semble que ce ne soit pas mieux au Mexique. En est-il de même à Cracovie ? "
Et si Bill Gates cessait d?être seul à occuper toute la scène et à représenter avec sa marque l?avènement de la société de l?information ? Au prototype du marchand bouffeur de parts de marché, un jeune philosophe oppose le hacker, citoyen partageur.Les premiers hackers ont adopté le nom dans les années 60, et si le mot a désigné les fouteurs de bordel depuis les années 80, c?est qu?il a été vidé de son sens. Au départ, les programmateurs fous furieux d?informatique oeuvrant au MIT, le Massachusetts Institute of Technology, l?utilisaient pour désigner un passionné, «un expert ou un enthousiaste de toute nature». Ni professionnel, ni commerçant. Cette définition, même limitée à l?informatique, sous-entend une conception du travail particulière. Opposée à celle du protestant Max Weber, qui souhaitait une vie rythmée par le travail pour chacun, elle place comme priorités le bien fait à la communauté et le partage gratuit des connaissances, comme dans les académies grecques. Voyous piqueurs de numéros de cartes de crédit et d?intrusion sauvage sont appelés «crackers». Les vrais hackers se battent pour la liberté de la toile et son usage démocratique. C?est un duo finlandais qui nous aide à modifier notre perception : Linus Torvald, inventeur de Linux, a signé la préface du livre et Pekka Himanen, philosophe de 27 ans, enseignant à Berkeley, a observé les moteurs des membres de la caste. Passion, jeu, plaisir et partage, les ingrédients de son livre lui ont valu une traduction en dix langues. Pas mal, pour un essayiste voltairien. --Luc Biecq -- Urbuz.com