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La République coloniale. Essai sur une utopie
Bancel Nicolas ; Blanchard Pascal ; Vergès Françoi
ALBIN MICHEL
18,20 €
Épuisé
EAN :9782226136817
La " République coloniale "... Cette figure étrange, hybride, un peu monstrueuse, puisqu'elle rassemble deux visions opposées, résume l'utopie d'un Empire républicain, d'un impérialisme démocratique, d'une " plus grande France ". Pendant près d'un siècle, la République sera en guerre, militairement et juridiquement, pour maintenir son autorité sur des dizaines de millions d'indigènes. En même temps, la République colonise par générosité, par bonté. " Il y a pour les races supérieures un droit, parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le droit de civiliser les races inférieures ", déclare Jules Ferry devant la Chambre des députés, le 28 juillet 1885. Les rêves d'une douceur de la colonisation, d'une mission civilisatrice accompagneront ainsi les massacres, l'exploitation brutale, le déni du droit. L'étude de la participation active et dévouée des républicains à l'aventure coloniale - construction juridique, culturelle et politique de l'Empire - permet de mettre en lumière les effets de cette utopie sur la culture, la politique et le droit en ce début de XXIe siècle. Cet essai, qui décrit l'intime intrication entre " République " et " colonisation ", ouvre des pistes de réflexion neuves pour comprendre pourquoi la colonisation fut en grande partie oeuvre républicaine, en quoi elle a renforcé la République elle-même, et comment ce " couple maudit " engendre toujours des situations de crises.
Bancel Nicolas ; Blanchard Pascal ; Boëtsch Gilles
Les "zoos humains", symboles oubliés de l'histoire contemporaine, ont été totalement refoulés de notre mémoire collective. Ces exhibitions de "sauvages", aussi bien des "exotiques" que des "monstres", ont pourtant été, en Europe, aux Etats-Unis et au Japon, une étape majeure du passage progressif d'un racisme scientifique à un racisme populaire. Au carrefour du discours savant, des cultures de masse et de l'intérêt des puissances coloniales, ces exhibitions ont touché un peu moins d'un milliard et demi de visiteurs depuis l'exhibition en Europe de la Vénus hottentote, au début du XIXe siècle. Ces exhibitions, peuplées d'êtres difformes et de personnes en provenance des espaces coloniaux d'Afrique, d'Amérique, d'Océanie ou d'Asie, comme appartenant à un univers de l'anormalité, disparaîtront progressivement avec les années 1930, mais elles avaient fait alors leur oeuvre: bâtir deux humanités. Véritable synthèse et ouvrage de référence sur la question, rassemblant les meilleurs spécialistes internationaux, cette nouvelle édition de Zoos humains. Au temps des exhibitions humaines (La Découverte, 2002) est entièrement refondue et largement complétée. Fruit de plus de dix ans de recherches, elle paraît à l'occasion de l'exposition "Exhibitions: l'invention du sauvage", organisée au musée du Quai Branly à Paris.
Bancel Nicolas ; Bencharif Léla ; Blanchard Pascal
Les régions Rhône-Alpes et Auvergne, de Lyon à Vichy, de Saint-Etienne à Grenoble, de Valence à Clermont-Ferrand, et jusqu'en Saône-et-Loire, ont entretenu - et entretiennent encore - une relation unique avec ces voyageurs, travailleurs, artistes, soldats et rapatriés venus des Suds. Depuis la fin du XIXe siècle, Lyon a été une Capitale des outre-mers qui a rivalisé avec Bordeaux et Marseille et joué un rôle majeur dans l'entreprise coloniale ou en Extrême-Orient. Le temps des expositions coloniales et ethnographiques accompagne l'entrée dans le XXe siècle et inaugure un flux continu vers la métropole. Cette présence est alors marquée par l'arrivée d'hommes et de femmes venus des quatre coins du monde : travailleurs et étudiants chinois, familles et réfugiés arméniens, soldats et étudiants d'Afrique noire, militaires, travailleurs et militants du Maghreb, recrutés indochinois et rapatriés vietnamiens ou d'Algérie... Ce livre est aussi l'histoire d'un regard posé sur ces centaines de milliers de migrants qui sont aujourd'hui une composante essentielle de l'identité locale, mais il est aussi une sorte d'album de famille qui invite à un voyage dans la mémoire. Car, toutes les identités se croisent, tous les paradoxes prennent forme, tous les engagements s'affirment, tous les rêves s'annoncent dans ce récit, riche d'une histoire sans équivalent en métropole. A travers les centaines d'images exceptionnelles et inédites rassemblées dans cet ouvrage, on a le sentiment que ces régions traversées par le Rhône, la Loire et l'Allier sont un espace unique ouvert sur les cultures du monde. . . Pascal Blanchard, historien, spécialiste du fait colonial et des immigrations des outre-mers en France, est chercheur associé au CNRS (GDR 2322/Anthropologie des représentations du corps). Nicolas BANCEL, historien, spécialiste en histoire de la colonisation, des questions post-coloniales et des pratiques corporelles, est professeur à l'université de Strasbourg-II, détaché à l'université de Lausanne (UNIL-ISSEP). Léla BENCHARIF, docteur en géographie sociale et urbaine, spécialiste de l'histoire et des présences issues de l'immigration en France, travaille sur le champ de la politique de la ville au sein de l'Institut des études régionales et des patrimoines (IREP).
L'histoire coloniale et postcoloniale fait aujourd'hui débat dans la société française, comme en témoignent les polémiques sur la torture en Algérie, la place de l'histoire coloniale dans le récit national ou la question spécifique des immigrations postcoloniales. Or, l'objet des Postcolonial Studies, c'est précisément de relire l'histoire coloniale et postcoloniale en cherchant à saisir comment la colonisation a profondément affecté les sociétés colonisées, mais aussi les anciennes métropoles et, au-delà, l'ensemble de l'Occident. Comment s'enracine le racisme colonial, dans les colonies et dans les métropoles, et quelles en sont les conséquences contemporaines ? Les rapports géopolitiques et économiques, déjà inégaux durant la colonisation, se reproduisent-ils ? Comment la " rencontre coloniale " a-t-elle provoqué, au-delà de la domination, le métissage des cultures et bouleversé l'identité des hommes ? Nicolas Bancel propose d'explorer, parmi d'autres, ces questions, en s'appuyant sur des exemples concrets, tout en éclairant les idées développées par les Postcolonial Studies.
Bancel Nicolas ; Blanchard Pascal ; Lemaire Sandri
Près d'un demi-siècle après la fin de son empire, la France demeure hantée par son passé colonial. Pourquoi une telle situation, alors que les autres sociétés postcoloniales en Occident travaillent à assumer leur histoire outre-mer? Pour répondre à cette question, Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire ont décidé d'ausculter les prolongements contemporains de ce passé à travers les différentes expressions de la fracture coloniale qui traverse aujourd'hui la société française. Ils ont réuni, dans cette perspective, les contributions originales de spécialistes de diverses disciplines, qui interrogent les mille manières dont les héritages coloniaux font aujourd'hui sentir leurs effets: relations intercommunautaires, ghettoïsation des banlieues, difficultés et blocages de l'intégration, manipulation des mémoires, conception de l'histoire nationale, politique étrangère, action humanitaire, place des Dom-Tom dans l'imaginaire national ou débats sur la laïcité et l'islam de France... Les auteurs montrent que la situation contemporaine n'est pas une reproduction à l'identique du "temps des colonies": elle est faite de métissages et de croisements entre des pratiques issues de la colonisation et des enjeux contemporains. Pour la première fois, un ouvrage accessible traite de la société française comme société postcoloniale et ouvre des pistes de réflexion neuves.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,