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La péninsule Ibérique au Moyen Age
Baloup Daniel ; Boissellier Stéphane ; Denjean Cla
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782868478511
Depuis quelques années, les étudiants des universités françaises disposent de plusieurs manuels consacrés au Moyen Âge ibérique. Mais il manquait un recueil de documents traduits, présentés et accompagnés d'un appareil bibliographique suffisant pour en entreprendre le commentaire. Ce livre prétend donc combler une lacune. Il s'adresse, en priorité, aux étudiants des premier et deuxième cycles d'histoire, d'espagnol et de portugais. Ses auteurs, spécialistes de la péninsule Ibérique au Moyen Âge, ont sélectionné des textes qui permettent d'approcher les grands thèmes qui font la singularité de cette histoire sans égale: la Reconquête, l'occupation et l'exploitation des terres prises aux musulmans, la coexistence des trois religions, la persécution de la minorité juive, les judéo-convers et l'Inquisition, l'expansion outre-mer... Leur choix s'est parfois porté sur des documents très connus, très souvent cités mais encore inaccessibles en français. Ils ont aussi voulu livrer au lecteur des textes rares, directement tirés des archives. Car leur ouvrage, au-delà de sa fonction pédagogique, est également une invitation à la recherche. Par la découverte d'un patrimoine documentaire exceptionnel, ils espèrent nourrir la curiosité et, pourquoi pas, susciter des vocations. Le lecteur qui désire aller plus loin dans la connaissance des sources médiévales ibériques trouvera au début du livre un exposé succinct mais détaillé sur les instruments de travail qui pourront accompagner ses premiers pas dans l'exploitation de la documentation des Couronnes de Castille et d'Aragon et du royaume de Portugal. La Péninsule Ibérique au Moyen Âge a donc, pour le moins, vocation à renouveler le fonds des documents qui sont habituellement utilisés comme supports pour l'exercice de commentaire de texte. Il peut aussi servir d'introduction à un domaine d'investigation fascinant qui demeure pourtant trop peu mis en valeur dans les programmes de l'enseignement supérieur.
Ce deuxième volume de la série DETROIT permet de réexaminer les structures politiques et administratives développées durant l'Antiquité et le Moyen Age dans le bassin occidental de la Méditerranée. Le détroit de Gibraltar est le produit d'une longue construction historique, comme en témoignent ses appellations successives, du détroit de Gadès à la " montagne de Tariq ". Cet espace a en effet été progressivement façonné par les pouvoirs qui l'ont dominé, aussi bien à l'aide d'acteurs (gouverneurs, délégués militaires ou civils) que de territoires (cités, ports, arsenaux). Quoique le choix d'une administration propre intégrant ses deux rives ait été l'exception, les constructions impériales qui se sont succédé en Extrême Occident ont porté une attention particulière à cet espace de limites, conceptualisé autant comme charnière que comme frontière. Ce deuxième ouvrage collectif issu des travaux de l'ANR DETROIT questionne ainsi le rôle du Détroit dans la construction des empires dans la longue durée, de la domination punique jusqu'à la chute de Grenade.
Est-il possible d'évaluer les conséquences de l'enseignement religieux sur l'imaginaire et sur les comportements des Castillans à la fin du Moyen Âge ? Pour répondre à cette difficile question, les textes réunis dans ce volume ont exploré trois domaines dans lesquels il semblait possible de suivre la réception des leçons de l'Église : le développement de nouvelles dévotions (à la Trinité, au sang du Christ), l'adoption de pratiques ou de comportements préconisés par le clergé (la confession, le respect des lieux consacrés) et les attitudes a l'égard de la communauté juive et des judéo-convertis. Ces textes font apparaître, parmi d'autres acquis, l'importance du substrat intellectuel sur lequel l'enseignement religieux vient se greffer, la participation de la pastorale chrétienne à la construction des identités collectives et la fragilité du monopole que l'Église prétendait exercer sur la diffusion de la doctrine. Sur un terrain encore assez peu exploré, le présent ouvrage vient poser des jalons à partir desquels la recherche historique peut espérer parvenir à une meilleure compréhension de la vie religieuse des laïcs entre le XIIIe et le Xve siècle.
L'histoire de la Méditerranée médiévale, zone partagée entre l'Afrique, l'Asie et l'Europe, est faite de phases d'expansion ou de repli qui charrient à travers l'espace les marqueurs d'identités hétérogènes. Ce vaste espace est alors caractérisé par la diversité, le métissage, l'inextinguible capacité d'invention, mais aussi les affrontements et le refus de la différence. Les auteurs ont souhaité mettre en lumière la grande diversité des mondes méditerranéens, au-delà de l'idée fantasmée d'un ensemble géographique et humain qui pourrait, au Moyen Age, se réduire à l'opposition entre Chrétienté et Islam. Ils ont choisi de présenter une succession d'études de cas consacrées à des thèmes trop peu traités, éclairant des questions touchant aux sociétés, aux territoires et aux faits culturels. L'ouvrage propose des documents, souvent inédits, et des synthèses thématiques permettent de replacer les études de cas dans une perspective large et assurent la cohérence de l'ensemble.
La Reconquête, qui a confronté la Chrétienté et l'Islam en péninsule Ibérique au Moyen Age, a trop souvent été réduite à l'effort obstiné des puissances chrétiennes hispaniques pour débarrasser leur sol de la présence musulmane. En réalité, cet épisode historique doit plutôt être regardé comme la matrice d'un modèle de relations entre ces deux entités construit par tâtonnements, au gré de circonstances souvent changeantes. Si le projet de récupération des terres de l'ancien royaume wisigothique est très tôt formulé (dès la fin du IXe siècle), la question du modèle politique et social sur lequel fonder leur puissance restaurée demeure ouverte jusqu'à l'aboutissement de cette entreprise, à la fin du XVe siècle, et même un peu au-delà. Cet ouvrage suit ce parcours incertain en montrant comment les catégories et les pratiques qui articulent ensuite la relation entre Chrétienté et Islam s'élaborent, non sans hésitations. Les phénomènes décrits s'inscrivent dans un contexte spécifique (la péninsule Ibérique) mais aussi dans la prise en compte de tendances qui se manifestent à l'échelle de l'Occident latin et du monde musulman.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.