Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Terres cuites et sociétés de l'Egypte ptolémaïque et romaine
Ballet Pascale
PICARD
42,00 €
Épuisé
EAN :9782708410510
A partir de la conquête d'Alexandre le Grand, la fabrication massive de terres cuites, au moyen du moulage, a véhiculé dans la vallée du Nil une grande variété de thèmes sociétaux et religieux sans équivalent dans le monde antique, du temps des royaumes hellénistiques à celui de l'Empire romain. D'Alexandrie à la porte de l'Afrique, la présence d'une société multiculturelle explique la diversité iconographique des terres cuites, dont l'imagerie s'enracine dans le fonds vernaculaire égyptien tout en bénéficiant d'apports grecs puis, dans une moindre mesure, romains. Ainsi, religion égyptienne et religion grecque se côtoient et s'entrecroisent, et la rencontre de leurs divinités, accompagnées de leurs zélateurs, génère un "corpus" de terres cuites unique en Méditerranée. A côté des dieux sont mis en scène hommes, femmes et enfants qui, égyptiens ou grecs, signifient ainsi la place accordée au domaine du quotidien. Ni catalogue de collections, ni monographie archéologique, ce livre restitue les réalités de la vie de mus les jours, de l'image idéalisée des jeunes filles mortes avant le mariage, les célèbres "femmes drapées", aux dieux obscènes, garants de la fertilité, grecs tout autant qu'égyptiens, des prêtres aux animaux sacrés et familiers. Grâce à la multiplicité de ces témoignages et par le prisme des figurines de terre cuite, on approche ainsi la société égyptienne dans sa diversité, ses dieux, son cadre de vie et ses activités. Se pencher sur la petite plastique de terre cuite permet enfin d'explorer et de convoquer d'autres supports et matériaux, le plâtre, la faïence, le métal, et de la confronter aux oeuvres prestigieuses qui prenaient place dans les sanctuaires et dans la maison des élites. Ce livre propose ainsi une réactualisation de nos connaissances grâce à de récentes découvertes archéologiques, comme celles d'Athribis, de Tell el-Herr et du Boubastéion d'Alexandrie, et ouvre la voie à de nouvelles interprétations.
Ballet Pascale ; Dieudonné-Glad Nadine ; Saliou Ca
La rue constitue un élément essentiel de la définition et de l'organisation de l'espace urbain. L'étude de sa genèse, de son aménagement et son devenir constitue une étape indispensable dans l'élaboration d'une réflexion sur l'art de bâtir les villes et sur les modalités de la transformation des paysages urbains à travers l'histoire. La rue est ici envisagée comme espace concret et comme espace construit, et il est proposé de réfléchir aux processus qui président à sa mise en place, à son évolution, à sa disparition ou au contraire à sa survie dans la longue durée. Pour définir un cadre chronologique pertinent, l'accent est mis sur la période du Haut Empire romain, mais l'ensemble de l'Antiquité est prise en compte, de l'Âge du Bronze à l'Antiquité Tardive. L'ouvrage est organisé en deux parties. La première partie, "Approches", constitue un ample prologue d'orientation méthodologique. La seconde partie, "Etudes de cas", recèle des histoires longues et courtes, de grands sites et d'établissements plus modestes, qui permettent d'enrichir le questionnement à l'aide d'exemples concrets, de l'Orient méditerranéen à la Gaule.
Edouard Lockroy figure parmi les grands oubliés de l'histoirecontemporaine. Voilà pourtant une destinée digne des plusgrands romans d'aventure: ce fils de comédien né en 1838commence par s'enrôler avec Alexandre Dumas dans lestroupes de Garibaldi qui bâtissent l'unité italienne. Il devientensuite secrétaire d'Ernest Renan qu'il accompagne dans sesvoyages d'Orient. De retour à Paris, il est journaliste auFigaro, s'engage à gauche, commande un bataillon qui défendParis pendant la guerre de 1870 et devient député de la IIIeRépublique. Elu populaire du XIe arrondissement, il serapproche dans les années 1880 des radicaux dont il devientune figure majeure. Il sera plusieurs fois ministre et deux foisvice-président de la Chambre des députés. Si aujourd'hui onl'appelle "l'oublié de la tour Eiffel", c'est qu'il a joué un rôlemajeur dans sa construction lors de son passage au ministèredu Commerce et de l'Industrie: sans son soutien décisif etconstant, le projet n'aurait pas abouti. Lockroy est donc bien le"deuxième père" de la tour Eiffel, mais cet aventurier estsurtout un fondateur de la République.
Ballet Pascale ; Poludnikiewicz Anna ; Zaza Khaled
Le cinquième volume des fouilles de Tebtynis, conduites par l'Institut de papyrologie de l'université de Milan et l'Institut français d'archéologie orientale, ouvre la série des études consacrées au mobilier de l'un des sites égyptiens les plus riches en matériel archéologique, du tournant de la conquête d'Alexandre le Grand jusqu'à la fin du IIe siècle après J-C. Au moyen d'une analyse typo-chronologique de la céramique et complétée par la présentation de quelques contextes clos, l'étude met en lumière la production des céramiques et des amphores dans l'oasis du Fayoum ainsi que les importations en provenance d'autres régions d'Égypte et de Méditerranée. On dispose enfin du premier catalogue systématique portant sur la céramique à l'échelle du Fayoum et de la province égyptienne. Dans cet ouvrage, sont soulignés, outre les grandes étapes de l'évolution du mobilier céramique, les rapports entre les mondes égyptien, grec et romain sur près de cinq siècles de consommation et, par voie de conséquence, les questions d'acculturation propres à l'Égypte hellénistique et impériale.
MARI: ville phare du Proche-Orient aux débuts de l'époque urbaine. C'est le premier exemple au monde qui donne l'image à la fois d'une ville nouvelle fondée à l'aube du IIIe millénaire et de ses métamorphoses au cours des douze siècles de son existence; le premier exemple d'une cité qui, pour exister dans un milieu désertique et remplir sa fonction - le contrôle d'un important trafic commercial entre les montagnes du Taurus et la plaine babylonienne -, doit entièrement aménager la région pour assurer sa survie et permettre les échanges par voie d'eau. Née vers 2900, elle s'installe, pour se protéger des inondations, derrière une digue circulaire qui commande le système défensif et toute l'organisation urbaine; elle développe rapidement des activités manufacturières qui lui assurent une position-clé dans l'essor de la métallurgie du cuivre et du bronze. Si l'histoire de ses démêlés avec les autres puissances orientales n'est qu'entrevue au milieu du IIIe millénaire (à l'époque d'Ebla) et assez bien connue pour les quarante dernières années de son histoire seulement, l'exploration archéologique, quant à elle, a mis en évidence l'existence de trois villes successives, fondées ou reconstruites après un abandon ou un désastre militaire, toutes trois représentatives d'une période caractéristique: l'essor et l'expansion de l'urbanisation au début du III millénaire, le premier empire mésopotamien connu au XXIVe siècle et le monde des cités rivales du début du IIe millénaire. C'est la modification des équilibres économiques et la montée en puissance de Babylone sous la conduite de Hammurabi qui entraîna au XVIIIe siècle la ruine définitive de la cité. Les palais et les temples, les maisons et les ateliers, les remparts et les rues ont révélé l'univers d'une des plus anciennes cités d'Orient dans toute sa complexité et sa diversité; mais c'est surtout l'homme oriental qui, réapparaissant sous de multiples facettes - artisan, artiste, architecte, urbaniste, entrepreneur, commerçant, soldat, croyant... -, exprime la maîtrise de son emprise sur le monde.
Le sujet est vaste et nouveau. Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, dits bronzes d'ameublement ou d'or moulu, sont de plus en plus recherchés et appréciés. Aucune étude d'ensemble n'a été écrite à leur propos et les sources publiées sont rares. Quelques articles, trois ou quatre monographies, des rassemblements d'images, un dictionnaire des bronziers limité aux lettres A-C, tout cela plus ou moins périmé, tel est le bilan. Il fallait un manuel. Le voici. Annoncé et attendu depuis de nombreuses années, ce livre résulte d'un long mûrissement du sujet, d'un travail approfondi, d'une solide expérience, d'une réunion unique de documents inédits, la plupart donnés en index. L'auteur eut la chance d'être pendant trente ans conservateur du département des objets d'art au Louvre, dont il a accru souvent avec éclat les très riches collections, en même temps qu'il en renouvelait la connaissance et l'étude. Par sa formation de chartiste et par son contact quotidien avec les ?uvres d'art, il a su allier l'érudition du savant et le flair de l'amateur. Ses travaux sur l'art décoratif de Paris et de Versailles au XVIIIe siècle nous ont valu des volumes sur le mobilier français, les collections royales, le château de Versailles, la manufacture de Sèvres, la manufacture de la Savonnerie, qui tous font autorité dans le monde des collectionneurs, des historiens et du commerce international. Le présent manuel s'inscrit dans la même lignée.
Enseignants et chercheurs en histoire médiévale ont en France une activité considérable et reconnue au plan international. En dehors des livres et des manuels qu'ils produisent, ils donnent une part importante des fruits de leurs recherches à des ouvrages collectifs, des périodiques et des encyclopédies. Il est donc nécessaire de procéder à un regroupement de leurs articles dispersés pour permettre à un large public de prendre connaissance de leurs résultats, de leurs hypothèses, et de leurs projets. La collection consacrée aux médiévistes français répond à cette préoccupation. Ici la personnalité du médiéviste dorme au livre toute sa cohérence. La Bible a été dans le haut Moyen Age le noyau de la création artistique, littéraire, intellectuelle. Or les historiens la négligeaient, la reléguant dans le champ de l'histoire ecclésiastique. Ce livre brasse les acquis récents et illustre deux thèses : la Bible il contribué aux fondations d'une communauté de culture en Europe ; aux mains des laïcs bien avant la Réforme du XVIe siècle, elle a été pour eux l'outil d'une conquête éthique et spirituelle. La Bible ainsi retrouve la place qui lui a trop longtemps été refusée.