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Musica cubana
Balen Noël
FAYARD
26,95 €
Épuisé
EAN :9782213622323
Cajoleuses ou revendicatrices, acidulées ou languides, les musiques de Cuba invitent toujours au mouvement des corps et à l'exaltation des sens. Cha-cha-cha, boléro, rumba, guaracha, mambo, danzôn, son cubano, salsa ou guajira, il existe plus d'une vingtaine de styles qui, fatalement, ont irrigué toutes les musiques du monde. Des Caraïbes à l'Amérique du Nord, de l'Europe à l'Afrique, il est désormais impossible d'ignorer les sonorités généreuses et sensuelles de la grande île. Qu'elles soient fermentées à La Havane ou digérées à New York, elles ont rarement connu un tel succès sur la planète. Leur rayonnement est amené à perdurer et ne sera plus réduit à un phénomène de mode comme ce fut parfois le cas le long de leur histoire. Les musiques d'extraction cubaine sont peuplées d'envolées fugaces et d'écoles fondatrices, de traditions et de ruptures, de divas et de héros, de personnages rocambolesques, d'innovateurs ou de suiveurs. Dérouler le fil de cette saga, c'est puiser aux racines d'une culture forte, intacte, sans cesse régénérée.Au-delà de leur influence, de leurs apports rythmiques et de leurs mélodies éternelles, il s'agit surtout d'un art de vivre, et parfois de survivre, d'aimer et d'être aimé, de réconcilier le corps et l'esprit.
Face A - Face B, gravées au scalpel, partition littéraire, manuscrit musical, opéra-musette ou symphonie-bastringue, croches assassines et mots sanglants, jazz ou tango, recto-verso... Un disque noir que l'on feuillette pour les nuits blanches.Avec une grande virtuosité, l'écrivain et musicien Noël Balen surprend par son aptitude à créer des situations sinistres et cruelles. Son recueil est une gamme de nouvelles noires, brutales et tendres, orchestrées dans un violent crescendo. La musique accompagne en contrepoint une écriture épurée et implacable.
Le fils du révérend Thomas Jones n'aurait jamais dû passer devant le Brown Sugar. Quelques notes de piano au relent de soufre suffisent parfois à changer une vie. Par touches pudiques, mais sans craindre de révéler son destin froissé, cet enfant du Mississipi évoque sa découverte d'un monde où Dieu et le diable jouent la même musique. La planche à frissons, refuge miraculeux pour se dérober aux foudres paternelles, suffira-t-elle à son salut? Des sermons austères du Sud profond jusqu'aux beuglants moites de Memphis, en passant par les terres sanglantes de l'Europe ou les vertiges illusoires de New York, le destin de ce musicien noir est un long chemin de croix, pavé d'espérances et de déceptions, d'égarements et d'états de grâce, d'amitiés fragiles et de secrets partagés.
Des premiers esclaves africains aux dernières fulgurances électroniques, en passant par les prêcheurs de spirituals, les cris du Delta, les 78 tours écorchés, les nuits vaporeuses de Harlem, les hors-la-loi de la 52e Rue, les microsillons légendaires, les nonchalances ouatées de la côte ouest, les rebelles de Newport ou les scansions cuivrées du funk, cette grande saga du jazz est une invitation au voyage. Dans le sillage de l?histoire et au gré des courants ? gospel, blues, ragtime, stride, new orleans, boogie, swing, be-bop, cool, hard-bop, free jazz, fusion, M?base, rythm?n blues, soul, funk, rap? ? tous les personnages héroïques de la musique afro-américaine sont embarqués à bord de cet ouvrage de référence.
La collection "Petite philosophie du voyage" invite Noël Balen, écrivain, à conter la maturation du raisin, l'élaboration du vin, la perpétuation des savoir-faire, les innombrables mythes ou valeurs, le partage et l'ivresse de cette culture ancestrale qui, ennoblissant les terroirs, témoigne depuis des millénaires du labeur et de l'ingéniosité de l'homme.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.