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Marcelin Berthelot (1827-1907). Sciences et politique
Balcou Jean
PU RENNES
10,00 €
Épuisé
EAN :9782753509955
Quand Marcelin Berthelot meurt en 1907 il jouit d'une notoriété exceptionnelle qui le mènera au Panthéon. On honorait non seulement l'illustre chimiste mais l'homme public militant de ta science émancipatrice. Berthelot devenait une figure mythique de la Troisième République. Mais l'Histoire ne manquera pas d'écorner cette image un peu trop belle. Il revenait au colloque du centenaire de sa mort tenu les 22 et 23 septembre 2007 à Tréguier, patrie de Renan, le compagnon de route, d'éclairer le plus honnêtement possible la richesse d'une personnalité plus complexe qu'on ne croit. Sommités scientifiques et spécialistes des sciences humaines y ont conjugué leurs connaissances pour mieux comprendre Berthelot dans sa fonction de savant et son engagement de philosophe. Car l'un ne va pas sans l'autre. Des notions aussi importantes que scientisme, positivisme ou libre pensée ont ainsi été remises en perspective. L'esprit du moment et la relation à Renan ont éclairé bien des points. Les Actes que voici reviennent sur toutes ces questions qui sont toujours au coeur de tout débat sur les sciences, leur philosophie, leur histoire, et que l'exemple de Berthelot ne peut qu'alimenter. Mais c'est, en définitive, sous le double signe de " sciences et politique " comme nous le proposons ici que l'oeuvre et l'action de Berthelot se définiraient le mieux. Après avoir été mythifié puis démystifié ce grand esprit est à redécouvrir car les problèmes qu'il pose restent d'une urgente actualité.
Résumé : La Bretagne et la planète celtique, Jésus et l'Eglise, la chaire du Collège de France et l'exploration de l'Orient, le miracle grec, les grandes migrations culturelles, l'Europe et la nation, les élites et le peuple, tels sont les principaux terrains sur lesquels se développe et se bouscule à partir d'une documentation exemplaire cette biographie de Renan qui fit de la philologie la "science de l'esprit humain" (1823-1892). Un des géants du siècle, partageant avec Hugo et Dumas les plus gros tirages, réactionnaire et révolutionnaire, à brûler ou à adorer, provocant et visionnaire, prêtre de la raison et philosophe de l'incertain, avant tout penseur de la liberté, un et multiple, il est l'inclassable. Et, né des froides brumes de la mer, avec quel art il conduit sa barque et nous fait réagir ! Reste à redécouvrir un magicien de la langue : "Personne ne sut trouver de plus admirables sonorités, cela avec les mots de tout le monde" (Debussy).
Résumé : Naturellement ouverte sur le monde en même temps que préservée dans sa personnalité, la Bretagne, terre naturelle de légendes, est aux portes de l'Occident " une frontière intime de l'âme ", selon la belle expression de julien Gracq. Dans une étude originale, Jean Balcou explore le légendaire breton à travers ses lieux et ses héros - ici les lieux - pour en retrouver la singulière puissance. Les photographies de Jean Hervoche en sont l'illustration et l'épreuve dans le pur esprit de la légende qui nie le temps et affirme la permanence de son insurrectionnelle jeunesse, entre nostalgie et énergie.
Naturellement ouverte sur le monde en même temps que préservée dans sa personnalité, la Bretagne, terre naturelle de légendes, est aux portes de l'Occident "une frontière intime de l'âme", selon la belle expression de Julien Gracq. Dans une étude originale, Jean Balcou explore le légendaire breton à travers ses lieux et ses héros (ici les héros : Conan Mériadec, Arthur, la Tour d'Auvergne, Sainte Anne, Saint Guirec, Saint Mélar, Saint Yves, tristant et Iseut, Héloïse et Abélard, du Guesclin, Gilles de Rais dit Barbe Bleue, Marion du Faouët et d'autres encore) pour en retrouver la singulière puissance. Les photographies de Jean Hervoche en sont l'illustration et l'épreuve dans le pur esprit de la légende qui nie le temps et affirme la permanence de son insurrectionnelle jeunesse, entre nostalgie et énergie.
Comment la Bretagne devait-elle commémorer le centenaire de la loi de la Séparation des Eglises et de l'Etat ? En réunissant pour un colloque commun, sous l'égide du Comité Renan de Tréguier et en collaboration avec l'Institut culturel de Bretagne, les principaux chercheurs des universités de Rennes, Brest et Nantes. En imposant d'elle-même une spécificité où la langue bretonne, la question scolaire, la force de la religion et des traditions jouent un rôle essentiel. En creusant cette spécificité par l'inscription de l'événement dans la longue durée d'un avant et d'un après. En éclairant les travaux des historiens à la lumière de la littérature et des arts. En choisissant pour centre de la manifestation Tréguier, le berceau de Renan : Tréguier où l'inauguration tumultueuse de son monument sous la présidence d'Émile Combes fait date. Et la puissante pensée même de Renan amenait naturellement à l'internationalisation du débat. C'est pourquoi ce colloque fut à son tour un événement. C'est pourquoi aussi ces actes sont à considérer comme lieu de mémoire dont l'actualité fait toujours un lieu de leçon.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.