Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le dessin. La psychanalyse à l'ouvrage
Balbo Gabriel
HERMANN
30,15 €
Épuisé
EAN :9791037043818
Subversif du rapport au dessin pris comme illustratif fascinant, Gabriel Balbo, par une trame d'articles écrits sur cinquante ans de pratique psychanalytique avec les enfants, boucle une élaboration théorico-clinique sur le dessin, dont l'usage n'est pas de faire image, étalage, barrage à l'apparolage. L'association libre de l'enfant demeure la voie signifiante royale entre l'épatent visible et le lisible latent du désir, que l'enfant peut faire sien en (se) l'interprétant, sur le fil du langage du désir. Le dessin, comme le rêve élaboré par Freud, est une écriture qui attend sa lecture pour s'interpréter grâce au dessein du transfert tressé dans une cure, où la disparité subjective assure que du désir soit transféré et fasse écriture. Le dessin peut être une voie et un lieu de formation de l'inconscient, production à la trace et sur la trace du désir. Encore faut-il savoir la suivre pour mieux le lire, afin qu'il se dise. Les dessins d'enfants seraient-ils des dessins rêvés, voire des dessins de rêves ? "Par ses dessins, l'enfant exprime très bien qu'il rêve beaucoup, mais qu'il ne dispose pas encore des facilités de la langue pour dire ce qu'il rêve". Or le rêve n'est pas équivalent au dessin, tant manque au dernier l'intentionnalité discursive du premier. Cet ouvrage transmet une direction permettant de renoncer à la Tempête imaginaire, dont Shakespeare dirait qu'elle ne vise qu'à "empocher fallacieusement le dire" de l'Autre.
Jeune premier de théâtre classique et de cinéma dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, puis héros de péplums, de films de cape et d'épée, d'épouvante et de science-fiction en Italie, Espagne et Allemagne, Michel Lemoine (1922-2013) s'épanouit comme comédien, scénariste, réalisateur et producteur dans la France des années 1970, sous le signe de l'érotisme et de l'étrange. Parcours insolite et souvent marginal que celui de l'interprète de Sacha Guitry, Marcel L'Herbier, Antonio Margheriti, Mario Bava, José Benazeraf, Jess Franco, Robert Hossein, Jean-François Davy, mais aussi de ses propres films, notamment Les Désaxées, Les Chiennes, et Les Week-ends maléfiques du comte Zaroff, longtemps interdit par la censure. On trouvera dans cet ouvrage l'essentiel sur cette double carrière d'interprète et de réalisateur, des entretiens, une filmographie très complète, des extraits de scénarios inédits, des documents rares et de très nombreuses photos. Un régal pour les amateurs de cinéma bis, et un hommage à un homme de talent, créateur de séduisantes images, et qui méritait de sortir d'un injuste oubli.
Cet ouvrage se présente comme la suite de l'élaboration du concept et de la clinique du transitivisme que Gabriel Balbo et Jean Bergès ont initiée dans Jeu des places de la mère et de l'enfant*. Dès lors qu'il s'agit d'enfants autistes ou psychotiques. Ils mettent en évidence l'importance théorique et clinique de rapport décisif de Lacan qu'est le grand Autre. Ils soutiennent qu'on ne peut plus parler de psychose, d'autisme ou de défaillance cognitive chez l'enfant comme d'entités autonomes qui supposeraient une étiologie linéaire ou une causalité plurifactorielle, mais qu'il faut les considérer au contraire comme des modalités de réponses à des facteurs prédéterminés qui s'organisent de façon complexe, sur le mode d'une topologie en constante transformation autour de ce point d'arrimage et de repérage qu'est le grand Autre pour l'enfant, les parents, l'analyste et l'institution ; ils montrent comment s'articulent les fonctions, les places et les rapports réciproques du grand Autre avec les formations de l'inconscient découvertes par Freud, reprises par Lacan. Avec des enfants psychotiques et autistes, leur ambition est d'offrir des éléments propres à établir une direction de la cure qui tienne compte non seulement de la problématique de leur structure mais aussi du poids, des incidences, des articulations et des entraves cognitives qui ont précédé ou suivi leurs troubles, et ont longtemps été connotés du terme de "débilité". En soulignant ce qu'ont de dynamique et d'utile les transformations incessantes en jeu dans la clinique, les auteurs proposent une élaboration théorique rigoureuse qui incite les analystes à prendre la liberté de procéder et d'inventer à leur tour.
L'autisme, la psychose et le narcissisme sont-ils des champs cliniques qui ne se localisent qu'aux "grands" cas, ou peuvent-ils se repérer également dans le corps social le plus commun, dans une "petite" quotidienneté psychopathologique ? Cet abord fait considérer ces champs non plus seulement comme des "entités autonomes avec leur étiologie linéaire, mais comme des modalités de réponses à des facteurs prédéterminés qui s'organisent de façon complexe". Si l'autisme, la psychose ou le narcissisme sont signifiants de la folie de l'autre, quel objet, fonctionnel d'une jouissance, ne pourrait s'en extraire pour y mettre un terme et pour enfin permettre au sujet de se regarder et s'entendre autrement ? A ce propos, Gabriel Balbo a le souci de rappeler Lacan, qui qualifie les autistes de personnages plutôt verbeux. N'évoquait-il que ce que l'on croit ? Qui ne peut jamais s'identifier ces discours dont le fruit défendu, objet de jouissance, est de "préférer ne pas"? G. Balbo saluait le sublime de l'écrit d'Herman Melville, Bortleby le scribe, comme clinique de l'autisme. Pourrait-on qualifier l'autisme de "courant"? En effet, qui ne dis-court pas ? Gabriel Balbo, au travers d'articles éclairants, fait grand cas de ces trois champs cliniques, afin de nous en faire entendre autre chose. Aussi peut-on parvenir, grâce à cette transmission, à la chose Autre, relevant du discours psychanalytique et de sa théorisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.