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Autisme, psychose et narcissisme. La psychanalyse à l'ouvrage
Balbo Gabriel
HERMANN
25,10 €
Épuisé
EAN :9791037043832
L'autisme, la psychose et le narcissisme sont-ils des champs cliniques qui ne se localisent qu'aux "grands" cas, ou peuvent-ils se repérer également dans le corps social le plus commun, dans une "petite" quotidienneté psychopathologique ? Cet abord fait considérer ces champs non plus seulement comme des "entités autonomes avec leur étiologie linéaire, mais comme des modalités de réponses à des facteurs prédéterminés qui s'organisent de façon complexe". Si l'autisme, la psychose ou le narcissisme sont signifiants de la folie de l'autre, quel objet, fonctionnel d'une jouissance, ne pourrait s'en extraire pour y mettre un terme et pour enfin permettre au sujet de se regarder et s'entendre autrement ? A ce propos, Gabriel Balbo a le souci de rappeler Lacan, qui qualifie les autistes de personnages plutôt verbeux. N'évoquait-il que ce que l'on croit ? Qui ne peut jamais s'identifier ces discours dont le fruit défendu, objet de jouissance, est de "préférer ne pas"? G. Balbo saluait le sublime de l'écrit d'Herman Melville, Bortleby le scribe, comme clinique de l'autisme. Pourrait-on qualifier l'autisme de "courant"? En effet, qui ne dis-court pas ? Gabriel Balbo, au travers d'articles éclairants, fait grand cas de ces trois champs cliniques, afin de nous en faire entendre autre chose. Aussi peut-on parvenir, grâce à cette transmission, à la chose Autre, relevant du discours psychanalytique et de sa théorisation.
Le transitivisme est un terme d'origine psychiatrique, élaboré dans le cadre de travaux sur la psychose. Jean Bergès et Gabriel Balbo, psychanalystes d'enfants, se proposent de redéfinir cette notion dans une perspective psychanalytique, à partir de la théorie de Lacan. De quoi s'agit-il ? Du phénomène à la fois banal et capital où la mère, dans l'échange avec l'enfant, fait chez celui-ci l'hypothèse d'un savoir à partir de sa propre expérience corporelle : "Attention, tu vas te faire mal !". À travers son discours, elle lui transmet cette hypothèse qui permettra à l'enfant d'accéder à une demande et, ultérieurement, à son désir. Ce livre permet de comprendre comment se structure un enfant. Il s'efforce d'articuler de manière très systématique la notion de transitivisme aux thèmes et aux concepts plus classiques de la tradition psychanalytique. Il offre un regard neuf pour aider les thérapeutes à orienter leur travail auprès d'enfants et pour renouveler les idées de tous ceux qui s'intéressent à la relation mère-enfant. --Emilio Balturi
Cet ouvrage se présente comme la suite de l'élaboration du concept et de la clinique du transitivisme que Gabriel Balbo et Jean Bergès ont initiée dans Jeu des places de la mère et de l'enfant*. Dès lors qu'il s'agit d'enfants autistes ou psychotiques. Ils mettent en évidence l'importance théorique et clinique de rapport décisif de Lacan qu'est le grand Autre. Ils soutiennent qu'on ne peut plus parler de psychose, d'autisme ou de défaillance cognitive chez l'enfant comme d'entités autonomes qui supposeraient une étiologie linéaire ou une causalité plurifactorielle, mais qu'il faut les considérer au contraire comme des modalités de réponses à des facteurs prédéterminés qui s'organisent de façon complexe, sur le mode d'une topologie en constante transformation autour de ce point d'arrimage et de repérage qu'est le grand Autre pour l'enfant, les parents, l'analyste et l'institution ; ils montrent comment s'articulent les fonctions, les places et les rapports réciproques du grand Autre avec les formations de l'inconscient découvertes par Freud, reprises par Lacan. Avec des enfants psychotiques et autistes, leur ambition est d'offrir des éléments propres à établir une direction de la cure qui tienne compte non seulement de la problématique de leur structure mais aussi du poids, des incidences, des articulations et des entraves cognitives qui ont précédé ou suivi leurs troubles, et ont longtemps été connotés du terme de "débilité". En soulignant ce qu'ont de dynamique et d'utile les transformations incessantes en jeu dans la clinique, les auteurs proposent une élaboration théorique rigoureuse qui incite les analystes à prendre la liberté de procéder et d'inventer à leur tour.
Subversif du rapport au dessin pris comme illustratif fascinant, Gabriel Balbo, par une trame d'articles écrits sur cinquante ans de pratique psychanalytique avec les enfants, boucle une élaboration théorico-clinique sur le dessin, dont l'usage n'est pas de faire image, étalage, barrage à l'apparolage. L'association libre de l'enfant demeure la voie signifiante royale entre l'épatent visible et le lisible latent du désir, que l'enfant peut faire sien en (se) l'interprétant, sur le fil du langage du désir. Le dessin, comme le rêve élaboré par Freud, est une écriture qui attend sa lecture pour s'interpréter grâce au dessein du transfert tressé dans une cure, où la disparité subjective assure que du désir soit transféré et fasse écriture. Le dessin peut être une voie et un lieu de formation de l'inconscient, production à la trace et sur la trace du désir. Encore faut-il savoir la suivre pour mieux le lire, afin qu'il se dise. Les dessins d'enfants seraient-ils des dessins rêvés, voire des dessins de rêves ? "Par ses dessins, l'enfant exprime très bien qu'il rêve beaucoup, mais qu'il ne dispose pas encore des facilités de la langue pour dire ce qu'il rêve". Or le rêve n'est pas équivalent au dessin, tant manque au dernier l'intentionnalité discursive du premier. Cet ouvrage transmet une direction permettant de renoncer à la Tempête imaginaire, dont Shakespeare dirait qu'elle ne vise qu'à "empocher fallacieusement le dire" de l'Autre.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.