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Europe Inc. Liaisons dangereuses entre institutions & milieux d'affaires européens
Balanya Belén ; Doherty Ann ; Hoedeman Olivier ; M
AGONE
19,40 €
Épuisé
EAN :9782910846244
Des lobbies ? Quels lobbies ? Eh bien, la Table Ronde des industriels européens, dont les 45 membres, PDG des plus importantes multinationales européennes, exercent une immense influence sur les décisions de la Commission européenne ; ou encore le Dialogue sur le commerce transatlantique, qui réunit dirigeants de grandes firmes des deux côtés de l'océan et responsables politiques nationaux et internationaux. Voulez-vous que nous parlions de Burson-Marsteller, compagnie de relations publiques dont l'accès aux dirigeants européens est réputé sans égal ? ou peut-être du réseau des transports européens déjà réalisé aux trois-quarts selon les indications des multinationales européennes ? Les auteurs de ce livre ont déchiré le rideau de soie qui protégeait les lobbies européens des regards curieux. Ou, pour choisir une autre image, as ont découvert sous des tonnes de broussailles et de camouflages un riche filon dont ils ont su extraire du métal pur. De ce métal, il faut s'empresser de fabriquer des balles qui portent, car " le conflit le plus important du XXIe siècle sera la bataille entre les entreprises géantes et la démocratie ". Sans information, la démocratie périclitera. Et, à travers les luttes contre l'Ami ou les OGM, les citoyens ont appris qu'ils ne peuvent compter sur les médias classiques pour être informés. Mais nous disposons d'un allié de taille, car les connaissances que nous fournit ce livre sont parfaitement étayées, incontestables et littéralement sans prix : elles nous permettent enfin de viser juste. Et il s'agit de rien moins que de prendre les armes pour construire la démocratie internationale que les multinationales redoutent et repoussent de toutes leurs forces. (SUSAN GEORGE Extrait de la préface)
Résumé : Amoureux d'images et d'animaux, ce livre ? actualisé et revu à l'occasion de cette réédition ? est fait pour vous ! Depuis des années, Erwan Balança sillonne littoral, forêts, montagnes, marais, lacs et rivières pour réaliser les plus belles photos d'animaux dans leur milieu naturel. Au cours de longs affûts et d'un minutieux travail de prospection sur le terrain, il a appris à connaître sur le bout des doigts les habitudes de nombreuses espèces et sait comment les photographier en tenant compte de la lumière, du décor, de la composition, de l'attitude du sujet, etc. Photographe chevronné autant que naturaliste passionné, il délivre dans ce guide de nombreux conseils de terrain pour apprendre à repérer les animaux, se trouver à la juste distance permettant la prise de vue et effectuer les bons réglages avec le bon matériel, afin de vous aider à réaliser des images vivantes et pleines d'impact.
Résumé : Cet ouvrage est une réédition revue, a l'iconographie presque totalement nouvelle, du Grand livre de la photo de nature paru en 2013 aux éditions Eyrolles. Depuis près de 25 ans qu'il vit proche de la nature afin d'en saisir les détails les plus authentiques, Erwan Balança s'est imposé comme une référence dans l'univers de la photographie animalière et de paysage. Dans cet ouvrage très Illustré, il partage ses astuces de terrain, ses méthodes éprouvées pour approcher au plus près les animaux craintifs ou trouver le meilleur point de vue pour magnifier un panorama, mais aussi sa connaissance du matériel spécifique et des techniques photo adaptées au milieu naturel. Cette "bible" du photographe de nature est ainsi un ouvrage à la fois pratique et esthétique, qui saura guider et inspirer les amoureux des grands espaces.
Balanya Belén ; Doherty Ann ; Hoedeman Olivier ; M
En 2004, le Conseil européen invitait tout naturellement Gehrard Cromme, PDG de Thyssenkrupp et président de la Table ronde des industriels européens (ERT) - lobby qui constitue depuis les années 1990 une des principales forces de la scène politique européenne. Dans son discours, il appelait de ses v?ux la concentration, entre les mains d'un " commissaire unique - tout dévoué à la concurrence totale sur des marchés libres -, des portefeuilles du marché intérieur, de l'industrie et de la recherche, capable d'accélérer au niveau européen mais aussi aux échelons nationaux la mise en ?uvre des décisions ". Et de conclure : " Il est temps de savoir à quel niveau d'excellence nous pouvons parvenir. Le marché mondial sera notre seul juge. " Le Conseil devrait procéder au printemps 2005 à l'évaluation de la stratégie de Lisbonne. Outre les recommandations de l'ERT, il pourra s'appuyer sur le rapport d'un " groupe de haut niveau " qui compte un responsable d'Unilever, le vice-président de Nokia, le directeur général de la Société européenne des satellites, et l'ancien président de la Confédération européenne des syndicats. Le rapport reprend à son compte la nécessité de tenir les objectifs et les délais fixés avant l'élargissement et la crise des valeurs technologiques, malgré ou peut-être à cause de l'opposition grandissante des citoyens qui découvrent les conséquences sociales et environnementales de cet agenda.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
Il n'y avait pourtant pas que le politique dans notre vie. "Le personnel est politique", comme les camarades féministes nous l'avaient fait comprendre, bon an mal an. En fait, alors que nous plongions la tête la première dans la dernière tentative de révolution communiste en Europe, c'est dans la sphère des relations interpersonnelles que nous étions en train de faire une révolution... Mais nous n'en avions pas vraiment conscience, pris comme nous l'étions dans des schémas anciens. Nous avions alors 20 ans, quelques-uns plus, d'autres moins. Et nous avions un désir débordant de mordre la vie, de plonger de tout notre corps dans une aventure enivrante, de profiter au maximum de tout ce que la vie pouvait nous offrir, ici, tout de suite, sans attendre ni le paradis céleste, ni le grand soir. "Qu'est-ce que vous voulez ?", nous demandait-on. On répondait : "Nous voulons tout !"
Résumé : Les machines ressemblent à d'étranges créatures qui aspirent les matières premières, les digèrent et les recrachent sous forme de produit fini. Le processus de production automatisé simplifie les tâches des ouvriers qui n'assurent plus aucune fonction importante dans la production. Ils sont plutôt au service des machines. Nous avons perdu la valeur que nous devrions avoir en tant qu'êtres humains, et nous sommes devenus une prolongation des machines, leur appendice, leur serviteur. J'ai souvent pensé que la machine était mon seigneur et maître et que je devais lui peigner les cheveux, tel un esclave. Il fallait que je passe le peigne ni trop vite ni trop lentement. Je devais peigner soigneusement et méthodiquement, afin de ne casser aucun cheveu, et le peigne ne devait pas tomber. Si je ne faisais pas bien, j'étais élagué. Foxconn est le plus grand fabricant du monde dans le domaine de l'électronique. Ses villes-usines, qui font travailler plus d'un million de Chinois, produisent iPhone, Kindle et autres PlayStation pour Apple, Sony, Google, Microsoft, Amazon, etc. En 2010, elles ont été le théâtre d'une série de suicides d'ouvriers qui ont rendu publiques des conditions d'exploitation fondées sur une organisation militarisée de la production, une taylorisation extrême, l'absence totale de protection sociale et une surveillance despotique jusque dans les dortoirs où vivent les ouvriers. Ce livre propose quelques éléments d'analyse du système Foxconn à partir du portrait que fait la sociologue Jenny Chan d'une ouvrière qui a survécu à sa tentative de suicide en 2010. Complété par le témoignage de Yang, un étudiant et ouvrier de fabrication à Chongqing, il retrace également le parcours de Xu Lizhi, jeune travailleur migrant chinois à Shenzen, qui s'est suicidé en 2014 après avoir laissé des poèmes sur le travail à la chaîne, dans "L'atelier, là où ma jeunesse est restée en plan".
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.