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Renégat
Baladi Alex
HOOCHIE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782916049267
Les vagues naissent, enflent et s'abîment dans les tréfonds de la mémoire d'un pirate captif. Afin de laisser une trace, celui-ci a accepté de témoigner de sa vie passée auprès d'un gentilhomme écrivain. C'est sous cet angle que Baladi, pour son premier livre chez The Hoochie Coochie, choisit d'aborder la piraterie. Inspiré de l'Histoire générale des plus fameux pyrates de Daniel Defoe, Renégat ne se borne aucunement à l'épopée costumée, tant son auteur se joue allègrement des mythes en réalisant un vrai récit d'aventure qui est aussi un essai sur l'honnêteté et le témoignage. Il rétablit ici le pirate dans sa dignité historique : celle du marin prolétaire dressé contre les lois iniques de la marine marchande des XVIIe et XVIIIe siècles.
Résumé : Lorsqu'Alex Baladi a envoyé sa première contribution à la revue L'Eprouvette, il ne pensait pas un jour faire des pages de bande dessinée pour parler du medium lui-même. Il s'est pris au jeu, livrant parmi les meilleures contributions de la revue étant venues d'un praticien. Les trois histoires de L'Eprouvette sont ici continuées dans un ensemble qui forme l'une des réflexions les plus pertinentes d'un auteur de bande dessinée sur son moyen d'expression, et qui prouve à quel point Baladi maîtrise ce langage sur le bout des doigts.
Cinq ans après Baby, Alex Baladi reprend à L'Association sa veine fantasmatique, angoissante et hallucinée. Cosy dresse, en plusieurs chapitres, une fresque muette autour d'un personnage mort vivant. Baladi excelle à mettre en scène fantasmes morbides, évocations de l'horreur, dans une pantomime ingénieuse qui n'oublie jamais l'interrogation politique. A chaque page, Cosy démontre la virtuosité créatrice de son auteur, qui, d'une façon toujours personnelle, sait renouveler l'art de la bande dessinée sans jamais tomber dans la facilité.
Le deuxième volet de la série spéciale Mon Lapin est dirigé par Alex Baladi. Celui-ci convoque ici les auteurs avec qui il anime La Fabrique de Fanzines, (Andréas Kündig, Benjamin Novello et Yves Levasseur), ainsi que quelques nouveaux venus issus de la petite édition (Gérald Auclin, Oriane Lassus et Charles Papier), afin de réaliser un numéro qui, derrière sa magnifique couverture en papier découpé, abrite des préoccupations politiques majeures. Mazen Kerbaj y résume les conflits du Proche-Orient en quelques bandes jouissives, tandis que Gautier Ducatez témoigne d'un pogrom ordinaire dans un train SNCF. Alex Baladi nous offre quelques pages flamboyantes sur les conséquences de la conquête napoléonienne en Egypte. Cette deuxième mouture de Mon Lapin ose enfin parler de politique et le fait avec talent.
La mort, un moment difficile qui n?arrive qu?une fois dans la vie. Sauf pour Benny. Et donc: Benny est mort. Quelle déception. Benny est hyper déçu par la mort: comment aurait-il pu imaginer que la mort, c?était un truc aussi nul? En attendant le tunnel ? celui avec la lumière au bout ? Benny entend des voix, car on discute au-dessus de sa tombe. Benny est désormais une icône de la révolution ? mais qu?est-ce qu?une révolution, quand elle devient un argument commercial, ou le sujet d?un blockbuster? Et peut-on attaquer le système depuis l?intérieur? se demande un étrange trio en conciliabule dans le cimetière.En parallèle, on suit Morgane Néville, l?écrivaine de science-fiction (et avatar de l?auteur?), qui poursuit un Benny apparemment toujours bien vivant?Benny, c?est le jouet le plus fou que s?offre ponctuellement Baladi, ce grand bidouilleur de forme, qui trouve dans ce personnage un peu pathétique un magnifique vaisseau pour aborder bien des sujets. Ici: la page blanche, la culture populaire, la récupération des idéaux, et bien d?autres choses, dont, encore et toujours, la quête de l?amour. Le monde se divise en deux: ceux qui lisent Benny, et ceux qui ne le lisent pas; ceux qui savent, et les autres? les pauvres!Bah, tant pis pour eux?
Syrie, 303 après Jésus-Christ. Trois brigands réduits en esclavage fomentent une tentative d'évasion qu'ils déguisent en rébellion servile. C'est ainsi que commence une épopée burlesque à travers un Empire romain déliquescent. Dans un monde oscillant entre paganisme et chrétienté primitive, nos trois fuyards auront toutes les peines du monde à se tenir éloignés de la galère autant que de l'arène, des légions romaines autant que des hordes germaines.
Deuxième ouvrage d'une trilogie sur l'enfermement, Revanche est une suite indirecte de Renégat paru en 2012 chez The Hoochie Coochie. Il ne s'agit néanmoins pas d'une série dans son acception classique et les personnages autant que l'époque n'ont rien de commun. Demeure le style - le récit de genre - qui permettait à l'auteur de revisiter les aventures de pirates dans le premier ouvrage, le western dans le livre présent. Un homme emprisonné dans des circonstances peu claires, va faire le récit de sa vie à son geôlier, amenant un éclairage personnel sur les zones d'ombre de la loi où réside malgré tout la justice réelle. Pendant ce temps, une enquête autour du meurtre présumé commis par notre héros et un braquage inopiné vont secouer la vie de cette bourgade du far-west américain. Contrairementà Renégat, récit exclusivement écrit au masculin, Revanche réintroduit des figures féminines propres à l'univers de Baladi : non conventionnelles, fortes, puissantes et actives au coeur du récit.
Todd le Géant et son frère Ned le Grand, vivent paisiblement loin de tout, jusqu'au jour où quelqu'un vole l'intégralité des biens de Todd, à savoir : son slip. Il décide donc d'aller le chercher et de se venger. En parallèle atterrit sur Terre un être étrange, ? 3 r, bien décidé à vider le monde de ses énergies. Rattrapé par son destin, Todd va progressivement mettre de côté la recherche de son bien, et se préparer à sauver le monde. Il sera aidé dans sa tâche de son frère Ned, du sémillant Capitaine au passé trouble, du Chat - en réalité une femelle - qu'on comprend difficilement, de Ringo, la chouette qui se transforme en mycose à la nuit tombée, et du prudent Athanasius, qui garde toujours la tête froide. Todd le Géant s'est fait voler son slip est le cinquième ouvrage d'Alex Chauvel. Ce récit fantastique de plus de mille pages et de 6001 cases met en scène une galerie de personnages plongés malgré eux dans une aventure qui ne manquera pas de bouleverser leur monde... Et d'autres encore. Et c'est souvent au plus fort de la péripétie, lorsque tout vacille, que le récit épique se mue en quête métaphysique. Si Todd le Géant s'est fait voler son slip use de la recette classique et ingénieuse dont sont faites les meilleures épopées, il est originalement servi par un dessin figuratif et minimaliste, donnant aux protagonistes une représentation graphique dans laquelle coexiste en permanence le totem et l'icône.
Pré-publié dans l'inénarrable Dame Pipi Comix l'édition définitive de Victor Anthracite a tout du récit classique : une narration sans faille, un découpage rigoureux et des dialogues ciselés. Pourtant, les aspérités sont bien là et on commence déjà à parler d'un travail "anti-Hergéen" à propos de la série de Gérald Auclin. Car si le découpage et la narration empruntent beaucoup au Maître, les renversements sont quasi-constants : la ligne claire est brisée au lieu d'être lisse, le personnage est bien plus victime que héros, et le noir et blanc tranché des aplats ne laisse décidément pas de place à la couleur. Mais le coeur du sujet n'est pas là. Victor Anthracite parviendra-t-il à enrayer l'imminente pullulation de cafards orchestrée par un oligarque misanthrope ? Seule la lecture vous le dira...