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Douce Nuit
Baladi Alex
ATRABILE
8,00 €
Épuisé
EAN :9782889230983
La mort, un moment difficile qui n?arrive qu?une fois dans la vie. Sauf pour Benny. Et donc: Benny est mort. Quelle déception. Benny est hyper déçu par la mort: comment aurait-il pu imaginer que la mort, c?était un truc aussi nul? En attendant le tunnel ? celui avec la lumière au bout ? Benny entend des voix, car on discute au-dessus de sa tombe. Benny est désormais une icône de la révolution ? mais qu?est-ce qu?une révolution, quand elle devient un argument commercial, ou le sujet d?un blockbuster? Et peut-on attaquer le système depuis l?intérieur? se demande un étrange trio en conciliabule dans le cimetière.En parallèle, on suit Morgane Néville, l?écrivaine de science-fiction (et avatar de l?auteur?), qui poursuit un Benny apparemment toujours bien vivant?Benny, c?est le jouet le plus fou que s?offre ponctuellement Baladi, ce grand bidouilleur de forme, qui trouve dans ce personnage un peu pathétique un magnifique vaisseau pour aborder bien des sujets. Ici: la page blanche, la culture populaire, la récupération des idéaux, et bien d?autres choses, dont, encore et toujours, la quête de l?amour. Le monde se divise en deux: ceux qui lisent Benny, et ceux qui ne le lisent pas; ceux qui savent, et les autres? les pauvres!Bah, tant pis pour eux?
Résumé : Lorsqu'Alex Baladi a envoyé sa première contribution à la revue L'Eprouvette, il ne pensait pas un jour faire des pages de bande dessinée pour parler du medium lui-même. Il s'est pris au jeu, livrant parmi les meilleures contributions de la revue étant venues d'un praticien. Les trois histoires de L'Eprouvette sont ici continuées dans un ensemble qui forme l'une des réflexions les plus pertinentes d'un auteur de bande dessinée sur son moyen d'expression, et qui prouve à quel point Baladi maîtrise ce langage sur le bout des doigts.
Résumé : Dans ce nouveau Patte de Mouche, on retrouve Tania, Nestor et Ratiba, déjà mis en scène par Alex Baladi dans Histoire de la balafre et L'Irrationnel & un café. Tania et Ratiba décident d'aller voir une vieille tireuse de cartes à l'accent genevois indéchiffrable. La magie des cartes opère, mais pas comme elles s'y attendaient...
Tombé en catatonie, Benny semble au bout du bout du rouleau. Après des années de bonheur avec l'être aimé, le voilà seul, abandonné. Ô Benny, les signes avant-coureurs étaient là : ces appels qui restent sans réponse, ces absences qui s'allongent. Benny en souffre ; pour les amoureux comme pour les chiens, le temps se multiplie par sept... Mais voilà Benny désormais seul, véritable portrait du désespoir amoureux. Un... deux... deux et demi... Impossible de sortir de ce lit ! Et si la solution, pour s'en tirer, c'était la colère ? La même qui gronde dans la rue et qui fait dresser des barrières. Alors, à cause d'un geste dont il ne mesure pas la conséquence (un lancer de brique qui va coûter la vie à sept flics) voilà Benny propulsé icône d'une révolution en cours. La répression est sanglante, tout autant que la révolte, et bientôt ce sont les corps de centaines de Benny Adam qui jonchent le sol... "A partir de là tout est à recommencer, la page est blanche, les cases sont vides". Sur les 200 pages de Vives Voix, Baladi joue, expérimente et s'amuse, et surtout, dans un tour de passe-passe bluffant, mélange radiographie du désespoir amoureux, commentaire social et réflexion politique. Sacré Benny, sacré Baladi.
Johnnychrist : derrière ce nom, plein de promesses, se cache le nouveau projet de Moolinex et Aurélie William Levaux, un livre réalisé à plusieurs mains, un travail singulier et sans réel équivalent. Car dans ce grand format tout en couleurs, Aurélie William Levaux et Moolinex se sont comme fondus en une troisième personne, le Johnnychrist du titre, artiste inclassable et personnalité borderline, et inventeur d'un mouvement (dont il semble être le seul membre), le PRISME. Ce personnage complexe, dans la peau duquel se sont glissés les deux auteurs (et dont le livre dresse un portrait en creux), produit alors une oeuvre flirtant perpétuellement avec le ringard et le beau, le mauvais goût et la recherche. Perclues d'obsessions et de visions affolantes, les images offertes ici font parfois rire, mettent aussi mal à l'aise, et, par leur étrange radicalité, obligent toujours le lecteur à prendre position - car en allant loin, très loin, repoussant dans ses derniers retranchements des notions comme le goût, alors, comme par magie, Johnnychrist touche au beau. "L'art c'est beau disait Alphonse Daudet, Et il a pas tort, dit Johnnychrist par l'intermédiaire du PRISME".
Frederik Peeters est un animal insaisissable, et comme le prouve son parcours, jamais où on pourrait l'attendre ; Saccage, son nouveau livre, le démontre une fois encore. Saccage, voilà un ouvrage qui défie toute forme de définition, de classification : entre livre d'images et bande dessinée, Saccage dépeint une épopée pleine de tourments, celle d'un homme (prophète ? héraut de l'apocalypse ? ) qui traverse un monde dément, chaotique, baroque, où toute la folie ? et l'histoire ? de l'homme semble se télescoper, se mélanger, pour former un magma empli de visions fantasmagoriques, juxtaposant alors écho d'un enfer bien trop terrestre, jeu de références, et fresque prémonitoire. Fable d'anticipation, allégorie hallucinée, Saccage se lit comme un poème graphique en forme de constat pour le moins amer, et présente un monde en pleine déliquescence, sidérant comme un massacre, effrayant comme un cauchemar ? mais Saccage est bien plus qu'un délire visuel, c'est une véritable oeuvre coup-de-poing, incroyablement habitée par un artiste au sommet de son art, et les dessins sans texte (mais pas "muets"! ) de Frederik Peeters donne alors bien plus à lire que nombre de romans ou d'essais. Dans une bibliographie où le changement et le renouvellement font quasiment office de règle, Saccage pousse le bouchon encore un peu plus loin, et ce livre unique (carrément ! ), joyau torturé et incandescent, marquera, à coup sûr, les esprits de tous les lecteurs qui oseront s'y aventurer.
On avait découvert Mathilde Van Gheluwe en 2016 grâce à Pendant que le loup n'y est pas, en collaboration avec Valentine Gallardo. Elle revient seule aujourd'hui, sans quitter complètement le monde de l'enfance, avec Funky Town, et confirme ainsi tout l'étendu de son talent. Funky Town se lit comme un conte moderne - et comme tous les contes, se prêtent à plusieurs niveaux de lecture - où l'on suit la jeune Lele, enfant solitaire et écrivain en herbe, qui chaque jour s'enfonce dans la forêt pour rendre visite à Baba Yaga la mystérieuse, et ramener alors une potion vitale à sa chère et imposante mère. Se faisant, elle traverse les rues de Funky Town, étonnante ville dont les habitants semblent voués à un hédonisme chaotique. Petit à petit, il apparaît que Lele pourrait vivre dans le plus complet des mensonges. Evoquant le folklore et les contes russes comme source d'inspiration, mais également Walthéry, Moebius, le Roi et l'Oiseau ou encore Ghost in the Shell, Mathilde Van Gheluwe fait feu de tout bois pour créer une oeuvre aux mille facettes, tour à tour drôle et cruelle, inquiétante et tendre, mais surtout belle, par ses ambitions comme sa réalisation.