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Odön von Horvath
Baillet Florence
BELIN
17,70 €
Épuisé
EAN :9782701143835
Odön von Horvath (1901-1938) est un auteur majeur à (re)découvrir. Ecrivain de langue allemande au passeport hongrois, d'origine à la fois magyare, croate, allemande et tchèque, il témoigna du métissage culturel caractérisant l'Europe centrale et combattit sa vie durant toute forme de nationalisme. "Chroniqueur" de son temps, selon sa propre formule, il traversa la République de Weimar, vécut la montée du nazisme, s'exila, tout en posant un regard acéré et ironique sur son époque. D'où une oeuvre captivante, comprenant aussi bien des contes et des romans que des pièces de théâtre. Horvâah a su en particulier renouveler la tradition du théâtre populaire pour en développer une veine critique, qui n'a rien perdu de son actualité. Biographie de l'auteur Florence Baillet ancienne élève de l'ENS-Ulm, maître de conférences à l'université de Paris 8, est spécialiste du théâtre contemporain de langue allemande. Elle a déjà publié dans cette collection une monographie sur Heiner Müller.
Emmanuelle vouvoie ses parents, porte des jupes bleu marine, apprend les bonnes manières. Ses cousins s'appellent Maximilien, Hugues ou Gontran. Mais elle ne leur ressemble pas. Elle a été adoptée et ignore tout de ses origines. Jusqu'à ce que le pays de sa naissance resurgisse brutalement dans sa vie. Alors elle veut soudain savoir. Frénétiquement, elle sillonne une Colombie aussi violente qu'enchanteresse, en quête de sa mère biologique, dont elle ne connaît que le prénom. Une mère, etc. , est une histoire d'aujourd'hui. Une épopée pleine de rebondissements, une émouvante aventure à rebours. Celle d'une maternité qui se vit au pluriel. Et de ces enfants écartelés entre deux cultures, deux pays, deux passés, deux familles. Avec cette question, universelle, de l'amour filial.
Naufrage des utopies ", " mort de l'utopie ", tel est le diagnostic récurrent, voire irritant que dresse la critique théâtrale des deux Allemagnes à partir des années 1970, comme si l'utopie avait déserté la scène théâtrale allemande, comme si était trépassé un certain théâtre " politique ", susceptible de porter un regard critique sur la société qui l'entoure. Ce discours sur la " fin des utopies " ne revêtait évidemment pas la même signification en RDA et en RFA. À l'Est du Mur, il aurait exprimé les désillusions engendrées par la fossilisation du projet utopique dont témoignait le socialisme réel, notamment après la répression du Printemps de Prague en 1968 et l'affaire Biermann en 1976. A l'Ouest du Mur, où l'on n'assistait pas à l'effondrement d'une perspective utopique servant de fondement à tout un régime, le procès fait à l'utopie traduisait davantage (et traduit sans doute aujourd'hui encore) le sentiment plus diffus d'une longue et lente crise, ranimée par l'après-1968, lorsque furent déçus les rêves d'une autre société suscités par la contestation étudiante. Cet ouvrage est consacré à la critique des utopies telle qu'elle se manifeste, de manière différente, dans le théâtre de la RFA et dans celui de la RDA des années 1970 et 1980. Quatre pièces sont au cœur du propos : Hamlet-machine (1977) de Heiner Müller, Mercedes (1983) de Thomas Brasch, Grand et petit (1978) de Botho Strauss et Ni chair ni poisson (1980) de Franz Xaver Kroetz. Dans ce théâtre allemand contemporain, la question de l'utopie recoupe en effet les interrogations de l'écriture dramatique, à la jonction de l'esthétique et du politique.
Baillet Florence ; Losco-Lena Mireille ; Rykner Ar
Les pratiques scéniques contemporaines sont habitées par la dimension visuelle. Or, non seulement elles démultiplient les images sur la scène et n'ont de cesse de solliciter le regard du spectateur, mais elles vont parfois jusqu'à l'absorber, en particulier par le biais de dispositifs désormais nommés " immersifs ", lesquels semblent connaître un essor depuis les années 1990. Le présent ouvrage se propose par conséquent d'élargir la question de l'immersion au-delà des dispositifs explicitement immersifs et de faire l'hypothèse qu'elle permet d'interroger un large spectre de spectacles contemporains.
Le 21 juillet 1969, 450 millions de terriens entendent Neil Armstrong, chef de la mission Apollo 11, prononcer ces mots célèbres : " C'est un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité ". En tout, 12 hommes marcheront sur la Lune. Mais pour aller où ? Comment ? Et surtout pour quoi faire ? Avec quels moyens, quelles difficultés ? Si le contexte géopolitique et les considérations techniques des missions Apollo sont connus des amoureux de l'espace, ces explorations d'un grand intérêt historique, à la base de toutes les connaissances sur le Système solaire, restent largement méconnues du grand public, et même des spécialistes ! Rédigé dans un style clair et attrayant, et complété par une iconographie riche et des interviews des derniers protagonistes vivants, cet ouvrage permet au lecteur de marcher sur les traces des astronautes, comme s'il se trouvait avec eux sur le sol de notre satellite. Un véritable récit d'aventure pour découvrir ce que ces pionniers de la conquête spatiale ont vraiment accompli.
Steyer Jean-Sébastien ; Lehoucq Roland ; Mangin Lo
Il manquait une clef essentielle pour comprendre le monde de Tolkien : la science. On connaissait le formidable écrivain, créateur de mondes, inventeur de langues, on découvre le botaniste, le paléontologue, le géologue, le passionné d'archéologie et de chimie. En autodidacte des sciences, Tolkien a beaucoup observé et s'est posé mille et une questions sur la faune, la flore, les courants marins, les volcans. Voilà ce qui rend si crédibles ses univers imaginaires et ses créatures. 38 experts (archéologue, astrophysicien, philosophe, paléontologue, économiste, psychanalyste, volcanologue, botaniste, chimiste, médecin...) ont passé au tamis les nombreux romans, poésies et correspondances de Tolkien pour en dévoiler les racines scientifiques. Chaque chapitre est ainsi l'objet d'une découverte : le sens caché de l'Anneau qui corrompt, pourquoi les Hobbits ont de grands pieds, l'origine du peuple des Nains, les animaux qui ont inspiré ses dragons, un Ent est-il possible... Illustré par de superbes dessins inédits d'Arnaud Rafaelian, ce livre destiné aux fans de Tolkien, aux amoureux des sciences, et aux autres éclaire d'une lumière inédite cette oeuvre monde.
Depuis quelques années, un mouvement d'idées venu des Etats-Unis, qualifié de "Révolution transhumaniste", a pris un essor considérable. Demain, on vivra 200 ou 300 ans... et bien sûr en parfaite santé : l'immortalité n'est pas loin ! Ces prophéties s'appuient sur les avancées réelles de l'intelligence artificielle et de la recherche en biologie, en particulier dans le domaine du vieillissement, passant ainsi allègrement de l'homme préservé et/ou augmenté à un véritable homme dieu. Mais dès que l'on s'intéresse au cerveau, les données, particulièrement complexes, ne vont pas dans leur sens. Il existe une contradiction criante entre la jeunesse éternelle promise et la réalité actuelle, marquée en particulier par les échecs thérapeutiques répétés dans les maladies neurodégénératives. Forts de leur expérience et de leur autorité dans le domaine des neurosciences et du vieillissement, Danièle Tritsch et Jean Mariani dénoncent l'imposture du transhumanisme et ses excès ou délires, données scientifiques à l'appui. De façon accessible et vivante, avec de nombreux exemples de la vie quotidienne, ils démontrent que les efforts lents et soutenus de la recherche biologique et médicale - auxquels contribuera l'intelligence artificielle - restent la seule voie pour comprendre le fonctionnement du cerveau, le maintenir en bonne santé (cerveau préservé), le doter de capacités nouvelles (cerveau augmenté) et, dans un délai non prévisible, guérir ou stabiliser les maladies neurodégénératives (cerveau réparé). L'homme dieu, quant à lui, ne s'appuie sur rien de tangible.
Juillet 1940. Vichy, ville d'eaux et de villégiature, devient capitale de l'Etat français. Les somptueux palais se muent en bureaux du nouveau gouvernement et le Maréchal s'installe dans le luxueux Hôtel du Parc. Durant quatre années de guerre, les Vichyssois observent et attendent. Habitués à être au service de leurs hôtes, ils ne prennent que rarement position. Après la guerre, les récits se superposent, se complètent, et se contredisent parfois. Les commémorations se multiplient. La ville semble stigmatisée mais l'ostracisme est limité : le tourisme thermal connaît un regain fulgurant et la guerre n'est plus qu'un mauvais souvenir qu'il faut oublier ou, tout du moins, taire. Vichy reste à ce jour un non-lieu de mémoire et une anomalie dans le paysage mémoriel français de la Seconde Guerre mondiale. Audrey Mallet retrace toute l'histoire de cette capitale sans mémoire.