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Einar Schleef par-delà le théâtre. Mise en scène, écriture, peinture, photographie
Baillet Florence
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753547568
Le théâtre d?Einar Schleef (1944-2001) a longtemps fait scandale en RDA, en RFA et en Autriche, mais n?en est pas moins resté dans toutes les mémoires. Son oeuvre est marquée par l?histoire allemande dans toute sa complexité, et sa pratique artistique met à l?épreuve acteurs et spectateurs, physiquement. Chez Schleef, la matérialité des corps et de la langue est placée au premier plan, interrogeant de la sorte une certaine économie occidentale de la représentation. Ce volume réunit des contributions de chercheurs d?horizons variés afin d?aborder, à partir de la question de la matérialité, l?oeuvre de Schleef dans ses diverses dimensions. Non seulement ses mises en scène, ses pièces et ses textes sur le théâtre sont abordés, mais également des aspects moins connus, par exemple son roman, ses peintures et ses photographies, ainsi que les liens susceptibles de se tisser entre ses différents travaux artistiques.
La question du regard au théâtre revêt une actualité nouvelle face aux expérimentations multimédiales contemporaines, qui multiplient les images sur la scène. Notre ouvrage aborde le sujet en tirant un fil du XIXe siècle jusqu'à nos jours, pour réinscrire ce théâtre dans une histoire culturelle de la perception. A partir de La Boîte de Pandore de Frank Wedekind et de ses mises en scène par Peter Zadek ou Michael Thalheimer, il s'agirait de pointer, au coeur de la crise du drame et de la naissance de la mise en scène modernes, l'avènement d'une logique de l'image, insistant sur la part du corps dans le regard et sur la matérialité du sensible, sur la présence plutôt que sur la représentation.
Thomas Brasch (1945-2001) est l'auteur d'une oeuvre inclassable qui traverse les genres littéraires, les arts, les médias, et qui est à (re)découvrir. Fils d'un haut-fonctionnaire de la RDA, il s'est heurté à la censure du régime et son départ pour la RFA a été, un temps, sous le feu des projecteurs. Or, Thomas Brasch a toujours refusé d'être étiqueté, que ce soit comme écrivain est-allemand ou dissident de la RDA, comme auteur juif ou membre de la génération rock. Ses travaux artistiques (récits, poèmes, films, pièces de théâtre et traductions) sont façonnés pas une appréhension dialectique de l'histoire allemande et européenne- ainsi que de ses effets sur les biographies des individus : ils jouent avec l'intermédialité tout en entremêlant l'intime, le social et le politique. Première publication, en France, entièrement consacrée à Thomas Brasch, le présent volume donne à voir l'ampleur et la diversité de son oeuvre. Il met également en lumière la fonction de passeur entre les langues et les cultures qu'il assume à travers ses traductions et ses références intertextuelles multiples, à Heinrich Heine, à Bertolt Brecht, à Heiner Müller, à Tchekhov et à Shakespeare, mais aussi aux avant-gardes américaines ou russes. Les contributions réunies dans cet ouvrage s'appuient sur des matériaux d'archives inédits et permettent ainsi au lecteur d'entrer dans l'atelier de l'artiste.
Baillet Florence ; Losco-Lena Mireille ; Rykner Ar
Les pratiques scéniques contemporaines sont habitées par la dimension visuelle. Or, non seulement elles démultiplient les images sur la scène et n'ont de cesse de solliciter le regard du spectateur, mais elles vont parfois jusqu'à l'absorber, en particulier par le biais de dispositifs désormais nommés " immersifs ", lesquels semblent connaître un essor depuis les années 1990. Le présent ouvrage se propose par conséquent d'élargir la question de l'immersion au-delà des dispositifs explicitement immersifs et de faire l'hypothèse qu'elle permet d'interroger un large spectre de spectacles contemporains.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.