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Le rassemblement de la société civile guinéenne. Une union impossible ?
Bah Thierno ; Fopa Robert
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343085302
Depuis l'indépendance, trois présidents se sont succédé à la tête de la Guinée. Leur mauvaise gestion a plongé le pays dans un abîme sans fond. J'ai participé aux campagnes pour unir les Guinéens dans des structures de concertation centrées sur la subordination des intérêts personnels égoïstes à l'intérêt général et national. Nous n'avons pas réussi à créer un pôle d'union solide pour réorienter notre lutte vers des objectifs profitables aux populations. Le parti politique RPG humilie et divise les gens. Il vient les mains vides aux réunions convoquées par le FRAD (Front républicain pour l'alternance et la démocratie) pour faire obstruction. Il rançonne les "sans papiers" qui y adhèrent seulement pour obtenir une attestation servant à compléter leur dossier de demande de carte de séjour. Le PRP de Siradiou Diallo et l'UNR de Ba Mamadou, quant à eux, se sont affaiblis mutuellement en refusant toute unité d'action. Après la première élection présidentielle de 1993 légalisant, par la fraude, le régime militaire, l'UNR signe une déclaration politique avec le PUP, parti du pouvoir. Dans cette démarche, les deux partis, PUP et UNR, adoptent un programme politique qui pourrait, s'il est appliqué, sortir le pays de l'impasse dans laquelle il agonise depuis plus d'un demi-siècle. Cette nouvelle approche a pour but de réunir PUP, UNR et PRP qui représentent plus de 60 % des votes. Une telle orientation ouvre la voie à un changement concret profond. Un tel virage serait capable de mobiliser les populations pour remettre le pays sur les rails. Un tel soutien populaire permettrait de convoquer une conférence de réconciliation pour apurer le passif du PDG et les méfaits de la gestion des militaires. Les pressions ethniques et les intérêts personnels égoïstes ont tué dans l'oeuf cette tentative de débloquer le pays.
Des contributions africaines à la connaissance de l'histoire de l'Afrique noire, le présent volume de El Hadj Thierno Mamadou Bah mérite rétrospectivement d'être salué. L'initiative prise par l'auteur, en s'appuyant sur diverses sources, orales et écrites, de rassembler dans un texte la longue histoire de cette région phare de l'Afrique de l'ouest marque assurément les premiers pas d'une historiographie africaine moderne. Pour les différentes écoles d'histoire qui s'intéressent au passé du continent africain, cet ouvrage permet de prendre la mesure de l'évolution des connaissances historiographiques sur l'Afrique, depuis le choix des sujets d'étude et la collecte des données jusqu'à leur mise en récit.
Sous une forme anodine, faite de scénettes et d'anecdotes toutes véridiques, l'auteur nous fait pénétrer dans le labyrinthe du Parti-Etat, huis clos étouffant dominé par le Chef Suprême... Pourtant, là plus qu'ailleurs, les femmes ont pris la parole et leur courage s'est avéré bénéfique. Ainsi nous sont contés le pourquoi et le comment d'une énorme faillite de cette Révolution, très tôt prévisible, et qui, comme l'Ogre de la fable, s'est nourrie de la chair de ses enfants, dans le silence complice de la Communauté Internationale...
Conté était colonel de l'armée guinéenne, chef d'état-major de l'armée de terre à la mort du premier président de la République de Guinée. Il était l'officier le plus ancien dans le grade le plus élevé. De ce fait, il a été nommé ipso facto le 3 avril 1984, dès l'enterrement du premier président de la Guinée mort à Cleveland, USA. Ses compagnons d'armes diront plus tard qu'il a accepté cette fonction avec beaucoup de réticence, prétextant qu'il ne connaissait pas la politique. Dès ses premiers discours à la nation, après son installation à la tête de la Guinée, il déclare : "Nous sommes arrivés pauvres au pouvoir. Si vous nous voyez construire des villas et acheter des voitures, c'est que nous avons volé." Arrivé réellement au pouvoir à partir de 1990, après avoir placé ses hommes, il prend goût à l'argent. Il installe son régime dans le pillage illimité des richesses nationales, or, diamant, terrains de cultures et constructibles. Il favorise le détournement des devises en instituant l'impunité et en prenant "sa part" au passage. Ses ministres ne sont pas en reste dans ce festin et la course à leur enrichissement illicite et rapide. Ils savent que la durée de leur maintien au gouvernement dépasse rarement quatre ans. A la fin de sa vie, Transparency international a estimé à 450 millions de dollars la fortune qu'il avait accumulée.
Résumé : J'ai lutté inlassablement contre le système de gouvernance par les "complots". J'ai assisté, révolté, impuissant et attristé, à l'enlisement de notre pays, la Guinée, dans une impasse profonde dans tous les domaines : moral, politique, économique, socioculturel. Au soir de ma vie, je consacre les forces qui me restent à témoigner sur le parcours de notre pays. J'ai dénoncé de façon incessante les odieux crimes politiques que les différents présidents, de Sékou Touré à Alpha Condé, ont ordonnés pour se maintenir à vie à la tête de la Guinée. J'ai écrit plusieurs livres que L'Harmattan et Karthala ont bien voulu éditer. Je dédie ce volume à la jeunesse guinéenne avec laquelle j'ai noué et entretenu des relations d'accompagnement, pour construire avec et pour elle, des structures de concertation dans les associations. Je lui fais confiance pour relever les défis de l'incapacité des dirigeants successifs, de 1958 à nos jours, pour construire un Etat "normal", démocratique, capable de protéger et de nourrir ses habitants. Vive la Guinée !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.