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La Guinée a eu 55 ans. Et maintenant ?
Bah Thierno ; Fopa Robert
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343083377
J'ai lutté inlassablement contre le système de gouvernance par les "complots". J'ai assisté, révolté, impuissant et attristé, à l'enlisement de notre pays, la Guinée, dans une impasse profonde dans tous les domaines : moral, politique, économique, socioculturel. Au soir de ma vie, je consacre les forces qui me restent à témoigner sur le parcours de notre pays. J'ai dénoncé de façon incessante les odieux crimes politiques que les différents présidents, de Sékou Touré à Alpha Condé, ont ordonnés pour se maintenir à vie à la tête de la Guinée. J'ai écrit plusieurs livres que L'Harmattan et Karthala ont bien voulu éditer. Je dédie ce volume à la jeunesse guinéenne avec laquelle j'ai noué et entretenu des relations d'accompagnement, pour construire avec et pour elle, des structures de concertation dans les associations. Je lui fais confiance pour relever les défis de l'incapacité des dirigeants successifs, de 1958 à nos jours, pour construire un Etat "normal", démocratique, capable de protéger et de nourrir ses habitants. Vive la Guinée !
Les sources de l'histoire africaine ont longtemps fait polémique entre les historiens. Certains reconnaissent à la tradition orale une utilité certaine pour écrire une histoire scientifiquement crédible de l'Afrique alors que pour d'autres, seules les expériences du passé consignées par des textes écrits méritent l'attention savante des chercheurs. El Hadj Thierno Mamadou Bah ne s'inscrit pas dans cette polémique mais il peut en revanche être rangé parmi les pionniers d'une histoire écrite de l'Afrique. Le Fouta-Djallon, niché au c?ur de l'Afrique de l'ouest, fut le théâtre des grandes man?uvres qui ont précédé et suivi la pénétration européenne sur le continent africain. Pour l'historien contemporain, il est particulièrement intéressant d'apprécier le rapport de cet "évolué", fonctionnaire de l'administration coloniale française, aux évènements qui ont dessiné pour longtemps la carte de l'Afrique de l'ouest en particulier et de l'Afrique en général. Ce deuxième tome est aussi pour l'auteur l'occasion de méditer sur le déroulement d'une histoire qui a le mérite d'éclairer, sur la longue durée, certaines réalités de la Guinée contemporaine. Son Histoire du Fouta-Djallon est une brillante synthèse qui tire partie aussi bien des sources orales que des sources écrites.
Résumé : Depuis l'indépendance, trois présidents se sont succédé à la tête de la Guinée. Leur mauvaise gestion a plongé le pays dans un abîme sans fond. J'ai participé aux campagnes pour unir les Guinéens dans des structures de concertation centrées sur la subordination des intérêts personnels égoïstes à l'intérêt général et national. Nous n'avons pas réussi à créer un pôle d'union solide pour réorienter notre lutte vers des objectifs profitables aux populations. Le parti politique RPG humilie et divise les gens. Il vient les mains vides aux réunions convoquées par le FRAD (Front républicain pour l'alternance et la démocratie) pour faire obstruction. Il rançonne les "sans papiers" qui y adhèrent seulement pour obtenir une attestation servant à compléter leur dossier de demande de carte de séjour. Le PRP de Siradiou Diallo et l'UNR de Ba Mamadou, quant à eux, se sont affaiblis mutuellement en refusant toute unité d'action. Après la première élection présidentielle de 1993 légalisant, par la fraude, le régime militaire, l'UNR signe une déclaration politique avec le PUP, parti du pouvoir. Dans cette démarche, les deux partis, PUP et UNR, adoptent un programme politique qui pourrait, s'il est appliqué, sortir le pays de l'impasse dans laquelle il agonise depuis plus d'un demi-siècle. Cette nouvelle approche a pour but de réunir PUP, UNR et PRP qui représentent plus de 60 % des votes. Une telle orientation ouvre la voie à un changement concret profond. Un tel virage serait capable de mobiliser les populations pour remettre le pays sur les rails. Un tel soutien populaire permettrait de convoquer une conférence de réconciliation pour apurer le passif du PDG et les méfaits de la gestion des militaires. Les pressions ethniques et les intérêts personnels égoïstes ont tué dans l'oeuf cette tentative de débloquer le pays.
Sous une forme anodine, faite de scénettes et d'anecdotes toutes véridiques, l'auteur nous fait pénétrer dans le labyrinthe du Parti-Etat, huis clos étouffant dominé par le Chef Suprême... Pourtant, là plus qu'ailleurs, les femmes ont pris la parole et leur courage s'est avéré bénéfique. Ainsi nous sont contés le pourquoi et le comment d'une énorme faillite de cette Révolution, très tôt prévisible, et qui, comme l'Ogre de la fable, s'est nourrie de la chair de ses enfants, dans le silence complice de la Communauté Internationale...
Ces mémoires d'Ibrahima Bohel Kassa Diallo font revivre le quotidien d'un jeune Guinéen peul, très tôt orphelin de père, et la vie difficile auprès d'une mère qui dut élever six enfants. A travers ses souvenirs en Afrique puis en France, nous partageons aussi bien sa destinée personnelle, historique et politique (la décolonisation, la révolution, Sékou Touré) qu'associative, puisqu'il fut l'instigateur de multiples projets : associations d'entraide pour émigrés guinéens, pharmacie rurale, etc. , qui, s'ils n'ont pas tous eu le succès escompté, ont contribué à entretenir l'identité guinéenne à l'étranger et à aider les compatriotes en difficulté.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.