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Propos intempestifs sur l'eucharistie
Bagot Jean-Pierre
CERF
15,40 €
Épuisé
EAN :9782204079792
Jésus a appelé ses disciples à partager le pain et le vin en faisant mémoire de lui. Ce geste renvoyait manifestement à la façon dont, tout au long de sa vie publique, il avait partagé le repas avec tous, même avec les exclus de la société et de la communauté religieuse officielle. Il annonçait par là le " repas messianique ", grand rassemblement de l'humanité dans le royaume à venir. Ce partage constituait un tel bouleversement de la tradition, si spontanée en l'homme, de ne partager le repas qu'avec les proches, qu'on pouvait parler d'une véritable descente du ciel sur la terre. Mais il y a là plus qu'une simple question de nourriture. Le geste eucharistique hérité du Christ dit la découverte de la fraternité humaine, en l'absence de laquelle personne ne peut vraiment vivre. " L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ", dit l'évangile. Et quelle que soit la forme de cette parole, elle dit toujours l'amour. Jean-Pierre Bagot relit quelques textes récents du magistère sur l'eucharistie. Il dialogue aussi avec la tradition, qui ne saurait être simplement lettre morte. Surtout, il met en lumière une responsabilité qui incombe à tous ceux qui célèbrent l'eucharistie : à la lumière de l'évangile, découvrir et proposer le sens eucharistique de gestes humains en lesquels nous trouvons les germes d'un monde nouveau où s'effondrent les frontières et les exclusions, d'un monde où travaille l'Esprit. Un monde à bâtir aujourd'hui.
Résumé : La Bretagne est terre de fidélité chrétienne, mais aussi terre de rebelles : Chateaubriand, Lamennais, Jean Sulivan ou Xavier Grall l'ont illustrée en leur temps. C'est dans ce sillage que Jean-Pierre Bagot, engagé depuis des années dans le débat sur le langage de la foi et l'avenir du christianisme, la pédagogie biblique et l'ouverture de l'Eglise au monde, a l'audace de lancer au pape des appels fondés sur son expérience et sa réflexion pastorale. Face aux pesanteurs d'un appareil ecclésiastique bridant la liberté et la créativité évangéliques, il se fait l'avocat d'une mutation profonde du catholicisme romain : que les responsables de l'Eglise renoncent enfin à certaines pratiques cyniques du pouvoir, à leur langage dogmatisant et moralisant qui accable et enferme les croyants au lieu de les libérer de leurs peurs, et osent enfin prendre le risque de parler de Jésus en termes d'homme. Docteur en philosophie, polyglotte, grand voyageur, habitué à travailler avec des grandes instances internationales, mais en même temps homme de terrain, ce prêtre se veut avant tout pédagogue et " communicateur ". D'où l'extraordinaire variété de son ?uvre littéraire, où il n'attribue pas moins d'importance à ses traductions - il est l'introducteur en France de Drewermann, mais aussi de Jyoti Sahi, peintre indien - ou à une présentation de la Bible pour les enfants qu'aux ouvrages plus prestigieux (missel Emmaüs, Bible de Jérusalem avec guide de lecture...) ou plus personnels (Le risque de la Bible, Dire Dieu enfin...). Lancé par quelqu'un qui se veut simple carrefour dans l'Eglise, son appel rejoint aussi bien celui du cardinal Martini que celui des grands théologiens de notre époque.
Jésus de Nazareth a laissé dans l'histoire des hommes une trace indélébile. En forme de point d'interrogation: qu'ont vu ceux et celles qui l'ont croisé sur les chemins de Palestine? Un homme. Quelques-uns se sont mis à sa suite. Ils se sont laissé interroger par le mystère de cet homme. Jésus sollicitait cette démarche: "Pour vous, qui suis-je?" Jean-Pierre Bagot, à son tour, se risque a la réponse. Disons plutôt: se laisse interroger. Il raconte: "Un de mes premiers souvenirs d'enfant est celui d'une image de pietà qui me bouleversait et devant laquelle je ne cessais d'interroger ma mère: pourquoi cet homme couronné d'épines dans les bras de sa mère"? Je voulais comprendre. Proche du terme de ma vie, je continue à m'interroger: qui donc es-tu, Jésus? Es-tu celui auquel je rêve de parler du fond du c?ur, sans voile. sans masque, celui qui me révélera à moi-même? Es-tu vraiment vivant, présent, agissant au cour de ma vie d'homme, ou n'es-tu qu'illusion, projection de mes attentes d'homme qu'angoissent la perception de ses limites et la perspective de sa mort? C'est sur fond de cette question que je me suis ouvert au drame du monde. Je voulais m'assurer que ma question avait un sens (...) Toujours, dans mes rencontres, mes lectures, mes écrits, mes voyages, j'ai cherché. "Jean-Pierre Bagot partage ici sa culture, son érudition, la vivacité de son intelligence, son sens de la vie. Sa démarche est rigoureuse, son essai tonique. Son goût du questionnement et du dialogue est contagieux. Au lecteur, à son tour, de se laisser entraîner..."
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.