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Des amis
Baek Nam-Ryong ; Maurus Patrick ; Jung-hee Yang
ACTES SUD
22,20 €
Épuisé
EAN :9782742799336
Des amis est un roman de l?écrivain d?origine ouvrière Baek Nam-Ryong. En Corée, il a rencontré un vaste succès au Nord, en raison sans doute de sa tonalité critique, ainsi qu?au Sud, tant il appartient à une démarche littéraire inédite. C?est le premier roman nord-coréen traduit en français. Baek propose une vision en prisme de la société nord-coréenne à travers le divorce d?un couple formé par une cantatrice et un ouvrier, qui provoque réflexions et interrogations chez tous ceux qu?il concerne. Si le mot ?découverte? n?était pas galvaudé, il s?imposerait. Des amis est d?abord l?histoire d?un divorce, c?est-à-dire d?un acte social et non pas d?un problème de vie privée. Ici, il s?agit d?un héritage dans un pays où les problèmes de la famille élargie et du clan ont toujours été traités quasi publiquement. Lorsque Soon Hwi se présente devant le juge pour demander le divorce, elle sait qu?elle va provoquer un trouble, c?est-à-dire une faute sociale. Le travail du juge sera de peser le trouble provoqué par la dissension familiale contre celui qu?entraînerait un divorce. Ce faisant, son enquête va le mener à déterrer des injustices sociales. En cela le texte est politique, puisqu?il établit le diagnostic des problèmes et cherche à les expliquer selon une grille précise. Certaines pages de Des amis, très critiques contre les cadres, ont valu à Baek Nam-Ryong quelques déboires. Il s?en est sorti grâce à une intervention officielle, présentant au contraire son livre comme un modèle de critique constructive. Les dénonciations de l?arrivisme qu?il contient ne sont pas l?un des moindres intérêts de ce texte, qui ouvre une première fenêtre sur la vie quotidienne en rpdc (République populaire démocratique de Corée), via les vagues provoquées par la demande en divorce. La leçon est assez claire: il y a des voyous, des parasites et des lèche-bottes, mais le régime est fondamentalement bon. Les problèmes de la société sont explicables non par la société elle-même mais par ceux qui n?en respectent pas les règles. D?où l?hypocrisie dont font preuve les voyous pour échapper aux devoirs confiés par le Parti et s?approprier le travail des autres. On peut être en désaccord avec l?auteur, si d?aventure on estime en savoir assez sur son pays, mais lui-même insiste fortement sur les bienfaits du régime pour un écrivain comme lui, et il est persuadé qu?ailleurs, il n?aurait pas pu quitter sa condition pour se mettre à écrire.
Résumé : Pour tous ceux qui pensent que leur vie est en contradiction avec ce qu'ils ressentent vraiment à l'intérieur. Baek, une jeune coréenne, est constamment anxieuse, doutant d'elle-même, tout en étant aussi très critique envers les autres. Elle réussit certes à donner le change en cachant ses sentiments au travail et à ses amis. Mais cet effort est épuisant et l'empêche de nouer des relations profondes et sincères. Pourtant, alors qu'elle est profondément désespérée, elle éprouve l'envie de déguster du tteokbokki, sa street food préférée. Est-ce comme ça la vie ? Une extraordinaire aventure de connaissance de soi et de résilience. Un succès dans le monde entier. Vous aussi découvrez la mélodie inimitable de Baek ! Traduit de l'anglais par Julie Blanc
Résumé : Genre majeur en Corée, la nouvelle est certainement le meilleur chemin pour découvrir une littérature et un pays méconnus. Publiés au cours de la dernière décennie, les textes réunis dans cette anthologie mettent en perspective les aspects les plus intimes d'une société dont nous ne connaissons généralement que les succès les plus flatteurs - pour ne pas dire les plus trompeurs. Les auteurs représentés ici nous renvoient une image sans complaisance de leur monde comme il va. Le travail à la chaîne est stigmatisé avec un humour féroce dans La fabrique de conserves ; le quotidien éprouve durement les héros de Nocturne d'un chauffeur de taxi ; le foyer pèse de tout son poids dans La maison en Lego ; les liens familiaux se délitent dans Semailles ; les on-dit gangrènent une petite ville dans Rumeurs ; l'immigration est questionnée dans Bonne année à tous ; le couple vit l'enfer et se désagrège dans Mon mari, tandis qu'il chemine avec poésie vers la mort dans Neuf épisodes... Dix histoires qui sont autant de fenêtres sur la Corée d'aujourd'hui.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Salomon Thierry ; Jedliczka Marc ; Marignac Yves ;
Depuis toujours l'énergie sous-tend et structure l'histoire des sociétés humaines et celle des individus. Ceci est d'autant plus vrai aujourd'hui, dans nos sociétés mécanisées, industrielles, consommatrices de loisirs et de temps. Se chauffer, s?éclairer, se déplacer, faire fonctionner tous les appareils qui nous entourent: l'énergie est au c?ur de nos vies. Nous vivons encore l?illusion d?un monde aux ressources infinies. Pourtant, la fin prévisible des réserves disponibles, les bouleversements climatiques de jour en jour confirmés et Deep Water Horizon, Tchernobyl ou encore Fukushima, sont autant de signaux d?alerte, qui ne laissent plus la place au doute, quant à la nécessité de changer notre manière d?appréhender l?énergie aujourd?hui. En 2003, vingt-quatre ingénieurs engagés dans la recherche d?un avenir énergétique durable réalisaient le Scénario Négawatt, certainement la proposition la plus aboutie pour repenser la politique énergétique de la France. Ce travail repose sur une méthodologie rigoureuse constituée de trois piliers fondamentaux: la sobriété énergétique, l?efficacité énergétique, et le recours aux énergies renouvelables. Cette grille de lecture simple et efficace permet de repenser intégralement notre rapport à la consommation énergétique et d?envisager un futur positif, constitué d?énergies propres, où la société revoit tout à la fois sa manière de consommer et celle de produire l?énergie dont elle a besoin. A l?horizon 2050 ce scénario, qui a déjà été actualisé une première fois en 2006, prévoit de se passer totalement du nucléaire, de réduire la dépendance aux énergies fossiles, de développer les énergies renouvelables et de réduire considérablement les dépenses. Cet ouvrage présente, dans une approche pédagogique et intelligible par tous, la toute dernière actualisation de ce scénario. Un guide à la fois théorique et pratique destiné à tous ceux qui, par un changement de leur rapport à l?énergie, souhaitent contribuer à la préservation et au partage équitable des ressources naturelles. Ce « manifeste négaWatt » est aussi et surtout un appel à oser résister aux conformismes et aux habitudes, à s?engager, avec volonté et lucidité, vers un autre paysage énergétique.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Immigré coréen, Kim Junpyeong débarque à Osaka, au Japon, dans les années 1930, pendant la période d'occupation de la Corée. Brutal, cruel mais charismatique, il est hanté par la domination et l'argent. Ce colosse va plonger toute sa famille dans son obsession destructrice. Seul son fils, Seong-han - son sang et ses os -, parviendra à défier le monstre paternel puis à s'éloigner de sa funeste présence. Sa femme, Yi Yeong-hee, mère courage, n'aura de cesse de survivre et protéger ses enfants, aidée par ses voisines coréennes. Devenu un redoutable entrepreneur, Kim Junpyeong se condamne à la déchéance et à la solitude puisqu'il n'aime que ce qu'il a brisé. Sang et os retrace un drame sur soixante ans, celui d'un homme sans foi ni loi pris dans une page méconnue de l'histoire entre la Corée et le Japon.
Résumé : Si la Corée et sa culture commencent à être mieux connues en Occident, sa littérature, en revanche, reste encore largement ignorée. Situation paradoxale lorsqu'on sait que la Corée fut, avant l'époque contemporaine, un pays où l'art d'écrire était cultivé à un point rarement atteint ailleurs. L'amateur de belle littérature aussi bien que le spécialiste de littérature comparée y trouvent abondance de matériaux de qualité : poèmes en chinois et en coréen, récits légendaires, livres historiques, témoignages vécus, débats sur la nature du langage et de la littérature, nouvelles en chinois, romans en coréen, p'ansori. Cette production riche et variée est présentée ici au public français dans un ouvrage qui est un résumé, librement réécrit, adapté et complété par Daniel Bouchez, des quatre premiers volumes de l'Histoire générale de la littérature coréenne publiée en coréen par Cho Dong-il. Leur espoir est de contribuer ainsi à éclairer, d'une lumière venue de l'intérieur, le passé d'un pays qui suscite en France un intérêt croissant.
Yi Sun Shin est condamné à mort. Lors de la première bataille de l'armée coréenne face à l'envahisseur japonais, il a désobéi au roi pour sauver ses hommes. Nous sommes en 1592, et lorsque la défaite menace le royaume peu de temps après, seul Yi Sun Shin paraît en mesure d'éviter le pire. Sa condamnation est levée, et il est nommé commandant en chef de la flotte coréenne. La guerre sera longue, et se jouera essentiellement sur la mer. Yi est un stratège hors pair; les batailles navales qu'il mène - et gagne - sont un modèle d'intelligence. Elles n'en sont pas moins exemptes de cruauté, et le commandant nous décrit autant ses doutes et ses angoisses que la violence du sabre: les succès militaires de chaque côté se mesurent en nombre de têtes tranchées. Comment échapper à la cruauté quand on doit faire son devoir? Et comment oublier la mort de son propre fils, ou le parfum d'une femme aimée, dans la solitude du pouvoir? Ce récit d'un homme qui affronte une mort certaine, et qui s'interroge sans cesse sur le sens de sa vie, est d'une beauté et d'une poésie bouleversantes. Les pleurs du sabre - ce sabre qui vibre au moindre mouvement intérieur de son maître - répondent aux pleurs silencieux du héros, pour devenir chant...
Après une enfance rude mais enchantée auprès de ses grands-parents, à Wando, île du sud de la Corée (Je veux aller dans cette île, L'Asiathèque, 2013), le narrateur du présent livre, Le Phare, qui n'est autre que l'auteur, nous raconte son adolescence, plus difficile encore car il a fallu quitter l'île pour s'installer sur le continent dans un faubourg misérable, à la périphérie de Kwangju. Le père est absent et la mère lutte pied à pied pour faire vivre seule son jeune fils et ses deux filles, dont l'une est retardée mentale. Comme dans Je veux aller dans cette île, les tableaux se succèdent, dans une tonalité plus sombre, mais toujours empreints d'une grande humanité. Une galerie de personnages pittoresques et attachants s'anime sous nos yeux et ces récits de vie sont souvent très émouvants, notamment la mort de la grande soeur handicapée.