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Administration et politique sous la Cinquième République. 2e édition revue et augmentée
Baecque Francis De ; Quermonne Jean-Louis
SCIENCES PO
15,50 €
Épuisé
EAN :9782724604733
Administration et politique : deux figures distinctes dessinent les relations possibles de ce couple. Ou bien il vit séparé, et il semble, à première vue, respecter la norme. Il n'engendre pas le besoin d'en parler, car l'on admet généralement que l'administration doit se tenir à l'écart de la politique. Ou bien il vit associé et, sous quelque forme qu'il cohabite, sa liaison soulève aussitôt la polémique. Il n'est pas sûr, de ce point de vue, que l'explication par "l'énarchie" rende compte au mieux du problème. L'analyse de la relation entre l'administration et la politique sous la Cinquième République requiert plus de nuances et plus de précisions. On peut alors constater que, durant cette période, une évidente politisation de la haute fonction publique est allée de pair avec une fonctionnarisation de la classe politique et que, si la Cinquième République n'a pas officiellement renié la règle de la séparation des "agents" et des "élus" , elle l'a souvent transgressée en pratique.
4e de couverture : « Une métamorphose de mon être, soit la vraie expérience de la transhumance. Le fait d'épuiser ma marche, et de demeurer pourtant au c?ur du mouvement, me transforme en profondeur. Mes pensées se perdent moins, je surplombe moins les choses. Je me focalise sur le troupeau qui avance devant moi. Je suis porté par sa puissance.» De juin à octobre, randonner dans les Alpes du Sud signifie marcher en altitude en compagnie des moutons, aujourd'hui encore plus de trois cent mille bêtes se retrouvent chaque année dans les alpages d'estive. Ce moutonnement des troupeaux accompagne le marcheur comme une respiration vivante de la montagne. Antoine de Baecque est parti sur les traces du parcours millénaire des bêtes et des hommes, cette transhumance traditionnelle disparue dans les années 1950. Il a cheminé sur les anciens sentiers de la transhumance par des voies oubliées serpentant au milieu d'un paysage que le passage des moutons a façonné. Il a inauguré la Routo, cet itinéraire de randonnée bientôt homologué GR qui chemine sur plusieurs centaines de kilomètres à travers les Alpes, entre la plaine de la Crau en Provence jusqu'au Piémont italien. Ce récit voyageur d'un parcours montagnard, d'une quête de la mémoire millénaire d'une transhumance accompagnant la mémoire intime du marcheur, raisonne comme un hommage au lien entre hommes et bêtes, au bonheur de reprendre le cours d'une vie vécue dans et par la nature.Notes Biographiques : Historien et marcheur, Antoine de Baecque a publié La Traversée des Alpes (Gallimard, 2014), Histoire de la marche (Perrin, 2016), Les Godillots, Manifeste pour une histoire marchée (Anamosa, 2017). Sa démarche est au centre d'un documentaire diffusé sur Arte, "Sur la route des bergers" (Zed). Il est professeur à l'École normale supérieure.
Marmion Jean-François ; Baecque Antoine de ; Caste
Une mauvaise fée aux mille visages s'est penchée sur le berceau de l'humanité : la connerie. Elle chemine avec nous, fidèle entre les fidèles, se réinventant au fil des siècles et des cultures. Elle fustige les différences, réduit en esclavage, attise la violence, cultive la cruauté, dévoie les avancées technologiques, trahit les espoirs politiques, gangrène les idéologies, et saccage la planète. Elle suivra notre espèce jusqu'à la tombe, et la creusera peut-être. Le pire, c'est que nous en sommes plus souvent les complices que les victimes ! Du Néolithique à nos jours, plus de trente historiens nous dévoilent la vérité nue et biscornue sur la connerie.
Le point sur ce qu'on entend aujourd'hui par la "mort du cinéma" celui-ci ne fait qu'un avec la cinéphilie, à laquelle il doit quelques vérités fondatrices, qui ont été subverties par l'irruption de la modernité. Une réflexion sur "l'après-mort du cinéma" : le temps de la mélancolie passé, nous entrons dans l'ère des mutations, qui sont d'ordre économique, technologique, perceptif ou symbolique. Un débat des auteurs avec Arnaud Desplechin, jeune réalisateur français, qui tire la leçon de ces bouleversements, aborde le prétendu "malaise du cinéma français" , les rapports des cinéastes à la critique, les nouvelles filiations... Antoine de BAECQUE est historien, critique de cinéma et membre du comité de rédaction des "Cahiers du cinéma" ; il a publié récemment Andreï Tarkovski (Editions des Cahiers du cinéma, 1989), Les Cahiers du cinéma. Histoire d'une revue (Editions des Cahiers du cinéma, 1991) et dirigé Le Cinéma des écrivains (Editions des Cahiers du cinéma, 1995). Thierry JOUSSE a été rédacteur en chef des "Cahiers du cinéma" de janvier 1991 à janvier 1996 ; collaborateur régulier au "Masque et la Plume" , il a entre autres publié John Cassavetes (Editions des Cahiers du cinéma, 1989).
Des pèlerinages aux randonnées, des drailles transhumantes aux manifestations politiques, il n'y aura guère eu d'interruption dans la pratique de la marche. La circulation pédestre fait l'homme. Elle est une activité constitutive de l'être humain. Pour en faire l'histoire, Antoine de Baecque part à la rencontre de toutes les formes de marches, et des hommes qui les pratiquent : les peuples et les métiers dont l'identité même semble nomade et pédestre, des Lapons aux Sioux, des colporteurs aux bergers ; les pèlerins, selon toutes les traditions, ceux qui remontent aux sources du Gange ou empruntent le Tôkaidô, comme les marcheurs de Compostelle et de La Mecque. Et si la marche a quasiment perdu ses professionnels, elle a inventé ses praticiens du week-end, ses usagers du temps libre, les randonneurs. Mais l'on chemine aussi en ville, depuis l'apparition des promenades urbaines du XVIIe jusqu'aux " manifs " les plus récentes. Qu'elle permette de mieux vivre, de survivre ou qu'elle soit le support incarné de revendications, la marche a une histoire. Antoine de Baecque, nourri aux sources les plus diverses, déploie ses talents d'historien et de conteur pour offrir un livre profondément original et vivant.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.