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Le retour du cinéma
Baecque Antoine de ; Jousse Thierry
HACHETTE LITT.
10,20 €
Épuisé
EAN :9782012352018
Le point sur ce qu'on entend aujourd'hui par la "mort du cinéma" celui-ci ne fait qu'un avec la cinéphilie, à laquelle il doit quelques vérités fondatrices, qui ont été subverties par l'irruption de la modernité. Une réflexion sur "l'après-mort du cinéma" : le temps de la mélancolie passé, nous entrons dans l'ère des mutations, qui sont d'ordre économique, technologique, perceptif ou symbolique. Un débat des auteurs avec Arnaud Desplechin, jeune réalisateur français, qui tire la leçon de ces bouleversements, aborde le prétendu "malaise du cinéma français" , les rapports des cinéastes à la critique, les nouvelles filiations... Antoine de BAECQUE est historien, critique de cinéma et membre du comité de rédaction des "Cahiers du cinéma" ; il a publié récemment Andreï Tarkovski (Editions des Cahiers du cinéma, 1989), Les Cahiers du cinéma. Histoire d'une revue (Editions des Cahiers du cinéma, 1991) et dirigé Le Cinéma des écrivains (Editions des Cahiers du cinéma, 1995). Thierry JOUSSE a été rédacteur en chef des "Cahiers du cinéma" de janvier 1991 à janvier 1996 ; collaborateur régulier au "Masque et la Plume" , il a entre autres publié John Cassavetes (Editions des Cahiers du cinéma, 1989).
Résumé : " Le fait d'épuiser ma marche, et de demeurer pourtant au coeur du mouvement, me transforme en profondeur. Mes pensées se perdent moins, je surplombe moins les choses. Je me focalise sur le troupeau qui avance devant moi. Je suis porté par sa puissance. " De juin à octobre, randonner dans les Alpes du Sud signifie marcher en compagnie des moutons : aujourd'hui encore plus de trois cent mille bêtes se retrouvent chaque année dans les alpages d'estive. Antoine de Baecque est parti sur les traces du parcours millénaire des bêtes et des hommes, cette transhumance traditionnelle disparue dans les années 1950. Il a cheminé sur les anciens sentiers de la transhumance par des voies oubliées, serpentant au milieu d'un paysage que le passage des moutons a façonné. Il a inauguré la Routo, cet itinéraire de randonnée bientôt homologué GR qui chemine sur plusieurs centaines de kilomètres à travers les Alpes, de la plaine de Crau en Provence jusqu'au Piémont italien. Ce récit voyageur d'un parcours montagnard, où la quête de la mémoire d'une transhumance millénaire accompagne la mémoire intime du marcheur, résonne comme un hommage au lien entre hommes et bêtes.
En septembre 1947, la Semaine d'art réunissait en Avignon une exposition de peinture, des concerts et trois créations dramatiques dirigées par Jean Vilar. Sans le savoir naissait un Festival. Car, au fil des années, l'expérience fut reconduite, favorisée par la municipalité et la population de la Cité des Papes. La Cour d'honneur de son palais fut promue temple du théâtre, la troupe de Vilar devint le TNP et Avignon le rendez-vous culturel de tous les étés. Puis Vilar lui-même invita d'autres compagnies, d'autres disciplines, d'autres publics, à mêler leur enthousiasme au bouillonnement du Festival. Du cloître des Carmes à la Chartreuse de Villeneuve, le site offrit d'autres lieux tout aussi historiques. Le festival «off» prit d'assaut les moindres coins de rue. Entouré de Gérard Philipe, de Maurice Béjart, de jeunes metteurs en scène, Vilar canalisait l'énergie de cette «foire». Trois directeurs, depuis sa mort, ont continué et amplifié ses efforts pour que la fête continue.
Résumé : Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo déambulant sur les Champs-Elysées dans A bout de souffle, Jean-Pierre Léaud fuyant son enfance délinquante sur une plage de Normandie dans Les Quatre Cents Coups : autant d'images qui incarnent la mythologie de la Nouvelle Vague. La liberté scandaleuse de Brigitte Bardot dans Et Dieu créa la femme avait ouvert la voie en 1956. Entre 1959 et 1962, de jeunes cinéastes - François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Eric Rohmer... - changent le visage du cinéma français. Ils imposent à l'écran, stylisés, des gestes, des attitudes, des apparences, des manières d'être, d'aimer, dans lesquels se reconnaissent d'emblée les spectateurs de leur génération. Mouvement de cinéma, mouvement de jeunesse : c'est ce moment unique de l'histoire culturelle française que retrace et analyse Antoine de Baecque.
L'histoire a toujours fasciné le cinéma. En témoigne, depuis les origines, l'attirance des metteurs en scène pour les reconstitutions historiques. Très vite, également, elle s'est invitée dans les images, transformant les films en archives visuelles du XXe siècle. Ces deux mouvements - l'histoire reconstituée et l'histoire surgissant à l'écran - manifestent la rencontre du cinéma et de l'histoire: le cinéma donne une forme à l'histoire, laquelle, en retour, y inscrit son empreinte comme sur une plaque sensible. Le septième art aurait-il une dimension historique intrinsèque? La réponse d'Antoine de Baecque est sans équivoque: "La forme cinématographique est de part en part historique, et le cinéaste, doté de son outil, l'histoire-caméra, un historien privilégié." Le cinéma moderne d'après la Seconde Guerre mondiale incarne l'irruption de cet "âge de l'histoire" dans la vision des films. Il fournit à lui seul toute la matière de ce livre: les ?uvres des années 1950, confrontées en regards caméra au traumatisme de la mort de masse; celles de la Nouvelle Vague, quand le style se fait trace du mal-être de la jeunesse sur fond de guerre d'Algérie; les films "démodernes" du cinéma russe d'après le communisme; le cinéma hollywoodien contemporain, où se reflètent les fictions maîtresses du 11-Septembre. S'y ajoutent les mises en forme de Sacha Guitry, filmant l'histoire de France en son château, de Jean-Luc Godard, qui fait resurgir l'histoire dans la mémoire muséale du siècle, et de Peter Watkins, qui la traque comme un reporter de guerre.
Si l'on se souvient que le ministère de la Santé a été créé en 1930 seulement et qu'à l'origine les hôpitaux servaient davantage à exécuter des mesures de police qu'à assister les indigents, on voit se dessiner une vie quotidienne des hôpitaux au XIXe siècle qui n'a guère de rapport avec celle que nous leur connaissons aujourd'hui. Etrange siècle qui débute par l'entassement des malades dans les salles communes, au mépris de l'hygiène la plus élémentaire, et se termine par les découvertes de Pasteur. Car c'est dans les hôpitaux du siècle dernier que s'opère la grande révolution médicale, non sans soubresauts, et il reviendra aux nouveaux médecins, et plus encore aux nouveaux chirurgiens, de transformer ces lieux de charité en laboratoires modernes de la science. Parallèlement, l'hôpital va assurer de plus en plus la fonction d'enseignement de la médecine et, grâce à la création des concours d'internat et d'externat, garantir aux malades la compétence de leurs médecins. Juristes, anciens élèves de l'Ecole nationale de la Santé publique, Serge Borsa et Claude-René Michel appartiennent l'un et l'autre à l'administration hospitalière de la région marseillaise, ce qui leur a permis d'accéder à de nombreuses archives jusque-là inexploitées.
De 1840 à 1940, l'Eglise a multiplié les efforts pour conquérir, ou reconquérir, un milieu social qui lui échappait. Pierre Pierrard montre pourquoi en partant d'une série d'interrogations fondamentales. De quelle Eglise s'agit-il ? De quels ouvriers ? Pour quelle société? Il part d'une constatation : l'indifférence envers la religion du monde ouvrier. Pour y pallier, les politiques les plus contradictoires se succéderont, de l'amorce d'un socialisme chrétien aux patronages contre-révolutionnaires, de l'Ordre moral à l'encyclique Rerum Novarum. Ce siècle, marqué par une formidable mutation technologique et sociologique et secoué par deux guerres mondiales, suscite une nouvelle réflexion des chrétiens sur les problèmes économiques, sociaux et missionnaires. Avec lucidité et scrupule, Pierre Pierrard en décrit, pour la première fois, la genèse.
Bégaudeau François ; Sebban Michaël ; Paviot Chris
Remix est un rendez-vous régulier de "combats d'écrivains": les nouvelles des uns y sont "remixées" par les autres, comme des morceaux de hip-hop ou de musique électronique. Chacune des cinq nouvelles originales est remixéee deux fois, par deux écrivains différents. Le résultat: quinze textes inédits où les romanciers contemporains se volent leurs histoires, leurs ambiances ou leurs styles. Et finalement, nous parlent d'eux comme jamais. Affrontements générationnels, stylistiques, idéologiques... Remix est un petit laboratoire de littérature contemporaine et bien plus que cela: une aventure humaine.
Je voudrais leur dire qu'être chanteur c'est accepter de vivre avec le vide au c?ur, un manque, un sentiment d'abandon que rien, pas même le succès, surtout pas le succès, ne peut combler." Une rockstar et son crime. Alex frôle la gloire, il finira vendeur dans le garage de son père. Alex frôle l'amour, il tuera Nina. Trop pure, ou trop cruelle pour lui, elle ne jouera plus Tchekhov. Les témoins se succèdent à la barre. Pour retrouver Alex, le juger ou le perdre. Entendre Ses adieux à la vie, à ce père qui n'a pas su l'aimer. Deux autres longues nouvelles, Volley-ball et Trafics, explorent le même thème. À l'heure de perdre son père, Thomas comprend enfin qu'il l'avait mal jugé: ce qu'il avait pris pour de la lâcheté n'était que le courage dont il manque lui-même aujourd'hui. Abandonné à sa naissance, Simon part à la rencontre du frère qu'il n'a pas connu. Comment vivre lorsqu'on ne sait pas aimer?