Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La guerre et les femmes
Baechler Jean ; Trévisi Marion
HERMANN
42,65 €
Épuisé
EAN :9782705695910
On a longtemps considéré que la guerre n'était qu'une affaire d'hommes, car, jusqu'à peu, la force musculaire était essentielle à la victoire. Ce partage fondamental a pesé de manière exclusive sur le dimorphisme social entre les genres. Si les femmes ont rarement joué un rôle direct dans les guerres, elles en ont été en revanche les victimes et les auxiliaires. Le rapt, le viol et l'esclavage étaient ? et sont encore ? leur lot commun, et le deuil des mères, des épouses, des soeurs et des filles est une souffrance universelle. Par le passé, des cantinières, des vivandières et des infirmières, mais aussi des prostituées, ont été plus directement mêlées aux opérations militaires ; seules quelques rares femmes, telle Jeanne d'Arc, ont pris une part active, voire prépondérante à la guerre, lors de sièges de ville, d'opérations de résistance, de guérillas ou de terrorisme. Ce n'est qu'au XXe siècle, où la mutation technique a aboli le privilège de la force masculine, qu'on a vu l'incorporation de femmes jusque dans les unités combattantes. Ainsi, de l'Antiquité à l'époque contemporaine, quels sont donc la place, le rôle et le sort des femmes en cas de conflit armé ?
Tout existant est contingent. Or, s'il n'y avait que du contingent, il n'y aurait rien. Donc le contingent implique l'absolu. L'exister est nécessaire, mais les existants contingents pourraient ne pas exister. La proposition ouvre sur une alternative fondamentale. Une branche est celle du Devenir, où l'absolu est le devenir perpétuel et le contingent l'ensemble en devenir de devenants éphémères. L'autre branche est celle de l'Etre, où l'exister nécessaire est ontologiquement séparé des existants contingents, selon deux modes radicalement distincts. Dans le mode contingent, l'Etre est transcendant aux étants et le Créateur de créatures. Dans le mode nécessaire, l'Etre inhabite des étants transitoires. L'Etre peut être conçu comme transcendant ou immanent. La métaphysique du Devenir fonde en raison une fin dernière, le bonheur, gagné par la voie séculière des sagesses. Celle de l'Etre la définit comme béatitude, poursuivie par la voie numineuse des religions. La science de l'éthique peut dès lors prendre appui sur le Devenir, au fondement des sagesses de la Chine, de l'Inde, de la Grèce, et sur l'Etre.
Extrait de l'introduction:Soit une espèce animale - en l'occurrence Homo sapiens sapiens -, à qui les contingences intelligibles de l'histoire du vivant ont fait franchir un seuil de complexité neuronale, telle que ses représentants, ne trouvant plus inscrits dans leur génome les comportements indispensables à la survie, peuvent être déclarés libres, au sens où ils ne sont pas programmés génétiquement pour devenir ce qu'ils sont. L'espèce humaine présente cette particularité remarquable que sa nature est virtuelle et ses actualisations culturelles. La nature humaine est une matrice de virtualités, dont l'avènement dans le réel exige des cultures et des histoires. L'humanité est apte au langage, mais les humains doivent apprendre à parler des langues particulières dans des milieux culturellement définis. L'humanité est une espèce grégaire, mais ses représentants doivent inventer les groupes, les réseaux et les morphologies qui les cimentent en sociétés. Aussi bien, les conditions neuronales et biologiques des virtualités proprement anthropiques ne doivent pas être comprises comme des causes, mais comme des conditions de possibilité. Le cerveau ne produit pas la pensée comme le pancréas l'insuline, mais la pensée demeure dans un état virtuel, tant qu'un organe aussi complexe que le cerveau humain n'est pas apparu, qui puisse lui servir de canal. Une sonate est maintenue dans un état virtuel, jusqu'à ce qu'un piano la fasse entrer dans la réalité sonore.
Résumé : Etrange destin idéologique que celui du capitalisme au cours de ce dernier quart de siècle : d'objet d'opprobre, le voici devenu la panacée à tous les maux qui accablent l'humanité. Alors que beaucoup tenaient, il n'y a guère, la chronique de sa mort annoncée, tous les pays désormais rivalisent d'ardeur pour l'adopter. Or, deux problèmes posés par le capitalisme et qui ont été l'obsession de ces géants de la sociologie historique que furent Karl Marx et Max Weber attendent encore une réponse. Le premier problème est celui, plus directement historique, de la genèse du capitalisme : pourquoi ce régime nouveau de l'économique a-t-il émergé en Europe à partir d'une certaine date, et non pas en une autre civilisation ni à une autre époque ? A cette question répond le tome premier, Les origines. Un vaste tableau historique et comparatiste, qui conduit le lecteur de la Grèce antique à la Chine en passant par le Japon, l'Empire Inca et l'Europe médiévale, dessine les traits distinctifs du capitalisme et la spécificité politique de son origine européenne : l'émergence d'une civilisation de l'individu et de ses droits. Le deuxième problème est la place et la portée du capitalisme dans cette phase de l'histoire de l'humanité qu'il est convenu d'appeler la " modernité ". A cette question s'attache le deuxième volume, L'économie capitaliste, qui retrace les diverses conditions et modalités économiques de la mondialisation du capitalisme, indépendamment des conditions politiques de la démocratie européenne occidentale qui fut son berceau. Jean Baechler révèle combien l'émergence et l'internationalisation, le passé et l'avenir de ce régime économique spécifique sont indissociables et conduisent à une nécessaire réflexion sur notre âge moderne. Car le capitalisme, loin du sentiment d'évidence communément nourri, demeure, par nombre de ses aspects encore enigmatiques, un objet privilégié de la réflexion historique et sociologique.
Ce qui singularise l'homme dans l'ensemble du règne animal, c'est qu'il se sait libre. Pourtant, il n'a de cesse d'interroger cette liberté. C'est la singularité de l'homme qui dessine l'axe essentiel de toute réflexion éthique. Dans cette perspective, Jean Baechler propose une double analyse du devenir et de la destinée humaine d'une part, et de la vie heureuse d'autre part. Cette réflexion est double dans la mesure où elle concerne autant l'individu que la société qui l'englobe. Les objectifs de l'éthique - ces "fins dernières" - sont à la fois le bien-être individuel et le souci de vivre selon le bien dans une société donnée. En d'autres termes, l'éthique se propose de guider l'individu selon des principes gouvernant l'action humaine en fonction de son appartenance à un groupe social déterminé. Dès lors, l'éthique se scinde en devoirs d'état et en choix de vie (religieux ou séculiers). Les deux exigences, prescrites à tout individu, imposent à l'éthologie humaine de s'achever dans une éthique de la personne. Cet essai constitue la pierre angulaire de l'?uvre de Jean Baechler, qui cherche à comprendre les spécificités éthiques et sociales de l'homme par rapport au monde animal. Cette réflexion aussi novatrice qu'originale a pour ambition de renouveler fortement les recherches éthiques actuelles, en philosophie comme en sciences sociales.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.