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LE CAPITALISME. Tome 2, L'économie capitaliste
Baechler Jean
FOLIO
13,30 €
Épuisé
EAN :9782070328819
Etrange destin idéologique que celui du capitalisme au cours de ce dernier quart de siècle : d'objet d'opprobre, le voici devenu la panacée à tous les maux qui accablent l'humanité. Alors que beaucoup tenaient, il n'y a guère, la chronique de sa mort annoncée, tous les pays désormais rivalisent d'ardeur pour l'adopter. Or, deux problèmes posés par le capitalisme et qui ont été l'obsession de ces géants de la sociologie historique que furent Karl Marx et Max Weber attendent encore une réponse. Le premier problème est celui, plus directement historique, de la genèse du capitalisme : pourquoi ce régime nouveau de l'économique a-t-il émergé en Europe à partir d'une certaine date, et non pas en une autre civilisation ni à une autre époque ? A cette question répond le tome premier, Les origines. Un vaste tableau historique et comparatiste, qui conduit le lecteur de la Grèce antique à la Chine en passant par le Japon, l'Empire Inca et l'Europe médiévale, dessine les traits distinctifs du capitalisme et la spécificité politique de son origine européenne : l'émergence d'une civilisation de l'individu et de ses droits. Le deuxième problème est la place et la portée du capitalisme dans cette phase de l'histoire de l'humanité qu'il est convenu d'appeler la " modernité ". A cette question s'attache le deuxième volume, L'économie capitaliste, qui retrace les diverses conditions et modalités économiques de la mondialisation du capitalisme, indépendamment des conditions politiques de la démocratie européenne occidentale qui fut son berceau. Jean Baechler révèle combien l'émergence et l'internationalisation, le passé et l'avenir de ce régime économique spécifique sont indissociables et conduisent à une nécessaire réflexion sur notre âge moderne. Car le capitalisme, loin du sentiment d'évidence communément nourri, demeure, par nombre de ses aspects encore enigmatiques, un objet privilégié de la réflexion historique et sociologique.
Par nature, l'expertise s'adresse à des inexperts désireux d'obtenir des avis autorisés sur des sujets qui les concernent et les préoccupent. Le rapport qui lie les experts au grand public ne peut aboutir que si les uns inspirent et les autres font confiance. Or, ce lien semble aujourd'hui affaibli. Les raisons en sont multiples. Une succession d'accidents et de scandales, une frilosité exigeant des garanties toujours plus sûres, le sentiment que l'humanité se trouve au seuil de développements dont la maîtrise peut lui échapper, les assauts de l'idéologie antimoderne et de sa version actuelle écologiste, la toile informatique accessible à tous les excès de l'irrationalisme, tous ces facteurs et d'autres encore minent le capital de confiance que l'opinion publique place dans les experts. Cette situation ne saurait se prolonger et encore moins s'aggraver sans conséquences fâcheuses pour tous, car la complexité des affaires humaines et la multiplication des problèmes imposeront, qu'on le veuille ou non, de plus en plus d'expertises. Si les experts sont disqualifiés, le risque devient pressant de décisions irresponsables et d'orientations calamiteuses.
Du Grec de l'époque classique au Japonais de l'époque d'Edo, en passant par l'Occidental de la société contemporaine, l'humanité revêt de multiples visages et des identités très diverses. L'espèce humaine se distingue ainsi, dans le règne vivant, par sa nature, toujours virtuelle, qui s'actualise dans et par des formes culturelles particulières ; et l'actualisation culturelle de sa nature lui pose des problèmes dont dépend la survie, la perpétuation et la prospérité de ses représentants. L'homme est ainsi le résultat des efforts produits pour réaliser cette nature virtuelle. L'être humain est le produit de ses actions, ses factions ou ses cognitions et de celles de ses congénères. Etudier les moyens par lesquels l'homme se produit lui-même est donc d'une importance décisive. Telle est précisément la tâche que se donne Jean Baechler dans ce traité de philosophie. En découle une compréhension originale et neuve de la réalité humaine. A partir de la matière historique, Jean Baechler dévoile certaines énigmes propres à la nature humaine. L'analyse qu'il fait de l'agir, du faire et du connaître permet d'expliquer le règne humain avec une ampleur et une rigueur inédites : il devient possible de lui appliquer les démarches de la science.
Résumé : Une société n?est pas seulement un composé d?individus, de populations, de groupes et de réseaux, elle est aussi ce qui fait tenir le tout ensemble. En partant du concept durkheimien de solidarité sociale, Jean Baechler propose un examen des principes de cohésion et de cohérences des sociétés humaines ou morphologies. Un repérage empirique permet de construire un échantillon plausible d?une dizaine de morphologies : la bande, la tribu, la cité, les castes indiennes, les féodalités européennes et japonaise, le marché-centre chinois, la ville-capitale asiatique et la nation moderne. Leur analyse révèle la diversité des solutions trouvées par l?espèce humaine pour rendre effective sa grégarité. Deux chapitres sont ensuite consacrés aux dispositifs objectifs et aux dispositions subjectives mis en oeuvre par les diverses solutions. Les solidarités mécanique et organique repérées et analysées par Emile Durkheim dans la division du travail social en reçoivent un éclairage nouveau, pour porter le concept de morphologie et de culture. Cette délimitation conceptuelle permet de préciser davantage encore les personnalités respectives des diverses morphologies. Pour assurer leur fonction, elles doivent être simples, efficaces, souples et robustes. Des systèmes d?action sont ainsi définis, qui contribuent à expliquer leur invention anonyme dans les contextes divers rencontrés par l?espèce humaine, que la nation soit l?aboutissement de l?invention morphologique. Des indices convergents suggèrent, au contraire, que les sociétés européennes sont en passe d?inventer une solution inédite et révolutionnaire, en exploitant non plus les ressources de la solidarité humaine mais celles de la sociabilité.
Ce qui singularise l'homme dans l'ensemble du règne animal, c'est qu'il se sait libre. Pourtant, il n'a de cesse d'interroger cette liberté. C'est la singularité de l'homme qui dessine l'axe essentiel de toute réflexion éthique. Dans cette perspective, Jean Baechler propose une double analyse du devenir et de la destinée humaine d'une part, et de la vie heureuse d'autre part. Cette réflexion est double dans la mesure où elle concerne autant l'individu que la société qui l'englobe. Les objectifs de l'éthique - ces "fins dernières" - sont à la fois le bien-être individuel et le souci de vivre selon le bien dans une société donnée. En d'autres termes, l'éthique se propose de guider l'individu selon des principes gouvernant l'action humaine en fonction de son appartenance à un groupe social déterminé. Dès lors, l'éthique se scinde en devoirs d'état et en choix de vie (religieux ou séculiers). Les deux exigences, prescrites à tout individu, imposent à l'éthologie humaine de s'achever dans une éthique de la personne. Cet essai constitue la pierre angulaire de l'?uvre de Jean Baechler, qui cherche à comprendre les spécificités éthiques et sociales de l'homme par rapport au monde animal. Cette réflexion aussi novatrice qu'originale a pour ambition de renouveler fortement les recherches éthiques actuelles, en philosophie comme en sciences sociales.
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Quelle est la forme de l'Univers? Est-il courbe, refermé sur lui-même? Est-il en expansion? Vers quoi tend-il? L'espace serait-il "chiffonné" au point de créer des images fantômes des lointaines galaxies? Spécialiste des trous noirs et du big-bang, Jean-Pierre Luminet nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'Univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens. La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent ce parcours à la recherche des secrets de la beauté sidérale.
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.