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Rhapsodie pour le théâtre. Court traité philosophique
Badiou Alain
PUF
13,00 €
Épuisé
EAN :9782130628576
Rhapsodie pour le théâtre" est un des textes les plus curieux d'Alain Badiou. Comptant à la fois parmi ceux touchant au plus intime de son inlassable activité (Badiou a été acteur de théâtre et a publié plusieurs pièces, montées par les plus prestigieux metteurs en scène), en même temps qu'au plus urgent de sa pensée (le lien entre politique et représentation, entre Etat et événement, etc.), ce "court traité philosophique" est un plaidoyer inattendu pour un art dont nous avions oublié la fraîcheur et la puissance. Organisé en quatre-vingt-neuf sections numérotées comme des aphorismes, il déploie, avec l'implacable rigueur et l'impeccable clarté qu'on connaît à l'?uvre de Badiou, un véritable "système du théâtre" en explorant les enjeux esthétiques aussi bien que politiques, pédagogiques aussi bien qu'ontologiques, pour le monde d'aujourd'hui comme celui de demain. Publié une première fois de manière confidentielle en 1990, il est aujourd'hui rendu enfin lisible à tous, dans une édition revue, actualisée, corrigée, et bénéficiant d'une préface inédite de Badiou lui-même.
II y a vingt ans, mon premier Manifeste pour la philosophie s'élevait contre l'annonce, partout répandue, de la "fin" de la philosophie. A cette problématique de la fin, je proposais de substituer le mot d'ordre: "un pas de plus". La situation a bien changé. Si la philosophie était à l'époque menacée dans son existence, on pourrait soutenir aujourd'hui qu'elle est tout aussi menacée, mais pour une raison inverse: elle est dotée d'une existence artificielle excessive. Singulièrement en France, la "philosophie" est partout. Elle sert de raison sociale à différents paladins médiatiques. Elle anime des cafés et des officines de remise en forme. Elle a ses magazines et ses gourous. Elle est universellement convoquée, des banques aux grandes commissions d'Etat, pour dire l'éthique, le droit et le devoir. Tout le point est que par "philosophie" on entend désormais ce qui en est le plus antique ennemi: la morale conservatrice. Mon second manifeste tente donc de démoraliser la philosophie, d'inverser le verdict qui la livre à la vacuité de "philosophies" aussi omniprésentes que serves. Il renoue avec ce qui, de quelques vérités éternelles, peut illuminer l'action. Illumination qui porte la philosophie bien au-delà de la figure de l'homme et de ses "droits", bien au-delà de tout moralisme, là où, dans l'éclaircie de l'Idée, la vie devient tout autre chose que la survie.
Voici la réédition, augmentée d'une longue préface, d'un livre publié en 1969 et devenu introuvable depuis trente ans. Il transcrit deux conférences prévues à l'époque dans un contexte à la fois dense et mondain : le cours de philosophie pour scientifiques organisé par Louis Althusser. La première conférence eut bien lieu, en 1968, à la fin du mois d'avril. Deux semaines plus tard, c'était le début de Mai 68, celui-là même auquel notre actuel Président ordonne qu'on mette fin une fois pour toutes . Nous, jeunes philosophes, sommes alors passés brutalement des raffinements formels de la théorie pure à l'activisme politique le plus radical. Nous servions les structures, il a fallu, et avec quelle détermination, servir le peuple. La deuxième conférence fut annulée. Entre 1960 et 1968, nous étions en effet structuralistes , et nous avions une grande dévotion pour la science, que nous opposions à l'idéologie. Il est vraiment paradoxal que depuis, on ait jugé que nous nagions en pleine idéologie, et qu'on ait appelé à la fin des idéologies . On verra tout le contraire dans ce livre: une grande rigueur instruite concernant la logique contemporaine, un grand mépris pour les à peu près de l'idéologie, et une ambition rationnelle qui s'étend à tous les domaines de la pensée active, politique comprise. La vérité saute toujours par-dessus les étapes obligées. C'est parce qu'il est vraiment de son temps - le début des années soixante - que ce petit livre peut être du nôtre. Écrite aujourd'hui, la préface, racontant l'histoire de nos pensées depuis presque un demi-siècle, tente de montrer la pertinence de cette réédition. Pour les idées profondes, quarante ans, ce n'est que le temps raisonnable d'une latence, pendant laquelle mûrissent les conditions nouvelles de leur efficacité.
Il n'y a d'éthique que des vérités. Ou plus précisément : il n'y a que l'éthique des processus de vérité, du labeur qui fait advenir en ce monde quelques vérités. L'éthique doit se prendre au sens supposé par Lacan quand il parle, s'opposant ainsi à Kant et au motif d'une morale générale, d'éthique de la psychanalyse. L'éthique n'existe pas. Il n'y a que l'éthique-de (de la politique, de l'amour, de la science, de l'art).
Résumé : Les esprits éclairés aiment à se moquer de Donald Trump. Il serait le symbole d'une forme de stupidité politique qui n'attendrait que le réveil des gens de bonne volonté pour s'évanouir comme un mauvais rêve. Mais rien n'est plus faux. Plutôt qu'un symbole, Trump est un symptôme : celui de la disparition progressive de la politique dans un gigantesque processus d'unification, où les camps en apparence les plus hostiles se tiennent en réalité la main. Pour en finir avec Trump, c'est cette disparition qu'il convient de combattre, en restaurant les possibilités d'une opposition qui résiste au consensus fondamental de notre temps. Ce consensus porte un nom : capitalisme démocratique. Son opposition aussi : idée du communisme. Toute la difficulté tient donc dans la façon dont Trump et ses semblables rendent chaque jour plus impossible de la rendre effective - au moment même où nous en avons le plus besoin.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.