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UN MONDE SANS SOUVERAINETE. Les Etats entre ruse et responsabilité
Badie Bertrand
FAYARD
32,55 €
Épuisé
EAN :9782213602936
A la recherche du nouvel ordre mondialAu Kossovo comme ailleurs, l'Etat disparaît au profit de la culture, de l'ethnie ou de la religion. Préparez--vous à la fin des frontières.La guerre du Kosovo est sans doute la meilleure illustration de la thèse développée par Bertrand Badie dans son dernier livre. Ce professeur de sciences politiques montre que la notion de souveraineté des Etats est en train de s'effacer, au profit d'un nouvel ordre international. La souveraineté n'était qu'une fiction, qui a été battue en brèche par l'internationalisation de l'économie et des entreprises, ainsi que par la construction européenne, explique l'auteur. L'ingérence dans les affaires d'autres pays, au nom d'une responsabilité commune devant certaines valeurs démocratiques, est maintenant parfaitement admise par les opinions nationales, comme le prouve le soutien massif des populations occidentales dans ce conflit des Balkans.Cette analyse historique est intéressante, bien que pénalisée par un style un peu compliqué. Mais le grand intérêt de ce livre est de mettre en lumière le caractère ambigu et complexe de ce nouveau monde sans souveraineté. En effet, si chacun s'accorde sur le principe d'ingérence et de responsabilité internationale, les modalités et les limites sont loin d'être claires. D'abord, parce que les interventions restent malgré tout liées aux intérêts particuliers et cyniques des Etats. Ensuite, parce que l'on assiste à l'émergence de nouvelles solidarités qui dépassent le cadre des frontières traditionnelles. Ces liens qui peuvent être culturels, religieux, ethniques, compliquent le jeu des relations internationales. Le panslavisme qui conduit une partie des Russes à se sentir solidaires des Serbes en est un exemple.De son côté, Justin Vaïsse, dans un article de Critique internationale, montre que l'Amérique elle-même a une position ambiguë au sein de ce nouvel ordre international. Les Etats-Unis veulent plus que jamais être les gendarmes du monde, mais ils ont renoncé à un internationalisme "wilsonien" (du nom du président Woodrow Wilson au pouvoir à la fin de la Première Guerre mondiale). Ce vieux rêve d'instaurer un ordre mondial démocratique en s'appuyant sur l'action des institutions internationales avait pourtant la faveur de l'équipe Clinton. Mais ces idées se sont rapidement évanouies, et l'Amérique pratique un internationalisme pragmatique, marqué surtout par des actions unilatérales peu soucieuses des institutions multilatérales. Les Etats-Unis n'ont--ils pas tourné le dos à l'ONU et rejeté la création de la Cour pénale internationale ? L'évolution du conflit au Kosovo dira quelle vision s'impose, celle des Américains partisans des coalitions ad hoc, ou celle des Européens qui cherchent à remettre l'ONU en selle. --Laurence Ville--
La puissance n'est plus ce qu'elle était. A mesure qu'elles s'affirment, les dominations essuient davantage de contestation qu'elles ne recueillent d'adhésion. Les Etats-Unis sont au centre du paradoxe. Jamais un Etat n'a, dans l'Histoire, accumulé autant de ressources de puissance; jamais pourtant il ne s'est révélé aussi peu capable de maîtriser les enjeux auxquels il doit faire face. Privés d'ennemis qui leur ressemblent et qui leur opposent une puissance crédible, les Etats-Unis doivent aujourd'hui affronter une nuisance qui change l'équation du jeu international, tout en étant redoutables et extrêmement difficiles à combattre. Derrière ces bouleversements stratégiques se cachent la fin des guerres d'autrefois, les formes nouvelles de violence et de conflit, mais surtout l'ouverture de la scène internationale aux individus et aux sociétés, c'est-à-dire à l'Autre, celui qu'on connaît mal ou qu'on choisit d'ignorer, qu'on accable d'humiliations faute de pouvoir le forger à son image. Badie signe une réflexion stimulante sur la fin de la bipolarité, les échecs du développement, la prolifération de formes nouvelles et disséminées de violence qui ont eu raison des certitudes de naguère.
Résumé : Quels sont les Etats qui protègent le mieux leurs citoyens dans le contexte international actuel ? Face à des menaces devenues globales, telles les pandémies, les crises environnementales, économiques, migratoires ou alimentaires, quelles puissances ont su rompre avec un passé révolu et développer des stratégies adaptées ? Les Etats-nations se sont construits, il y a quelques siècles, sur la gestion des peurs ancestrales (peur de mourir et de souffrir, peur de perdre sa liberté) et des risques nationaux. Ils se sont arrogé le monopole de la sécurité pour en faire un enjeu territorial et militaire, étroitement lié à la souveraineté nationale. Mais lorsque les risques changent de nature et de périmètre, qu'en est-il de l'ancien ordre international ? Le succès amorcé des puissances les plus agiles, qui - à l'instar de la Corée du Sud, de l'Allemagne et de quelques pays nordiques - savent tirer profit de la mondialisation tout en se protégeant de ses méfaits, ne nous invite-t-il pas à repenser la sacro-sainte sécurité internationale pour l'élargir à ses dimensions humaines ? Et, dès lors, n'est-ce pas tout l'ordre mondial qui est à revoir et à refonder ? Loin des discours souverainistes et des postures démagogiques, Bertrand Badie nous propose une réflexion profonde et sociale sur le thème si fondamental de la sécurité.
Les évènements récents du Moyen-Orient, d'Afghanistan, d'Irak ou de Géorgie le rappellent cruellement: nous n'en avons pas fini avec l'usage de la force au plan international, d'une puissance qui, au bout du compte, a toujours tendance à écraser les hommes et les peuples. Si l'on a pu Croire a la fin du XXe siècle a la disparition des blocs, à l'émergence dominante des démocraties ou d'un ordre international plus juste, force est de reconnaître que la désillusion nous habite désormais avec le retour des puissances et de ce qui en dérive mécaniquement: les guerres, le terrorisme, la tentation du cynisme... Refusant de céder à la résignation ambiante, Bertrand Badie propose un autre regard sur le monde. Comment faire pour la cause de l'homme puisse gagner? Au coeur de la complexité internationale, comment voir naître une exigence plus solidaire? Biographie de l'auteur Bertrand Badie est professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Paris. Il a publié notamment L'impuissance de la puissance et La démocratie des droits de l'homme, tous deux chez Fayard.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Résumé : L' Art de la guerre de Sun Tzu exerce toujours la même fascination sur nos contemporains. Est-ce parce qu'il s'agit du premier livre de stratégie écrit il y a 2 500 ans ? Peut-être, mais cela ne suffirait pas à expliquer son succès jamais démenti. Il contient surtout des leçons qui ont franchi le mur des siècles et qui restent pertinentes. Pascal Boniface, avec la clarté pédagogique qu'on lui connaît, nous offre une mise en perspective de L'Art de la guerre avec l'actuelle stratégie chinoise. Il démontre que lire Sun Tzu permet de comprendre la montée en puissance de la Chine qui paraît aujourd'hui irrésistible. Mais aussi que ses leçons sont désormais au service de tous ceux qui veulent se les approprier, y compris Donald Trump.
Résumé : Alors que la géopolitique est souvent considérée comme une discipline froide et complexe, Frédéric Encel démontre qu'on peut l'appréhender avec humanisme, simplicité et dynamisme. Construit autour de notions familières à chacun (" alimentation ", " complotisme ", " frontière ", " guerre ", " humour ", " islamisme ", " pétrole ", " religion ", " violence "...), ce dictionnaire original accorde aussi toute sa place à de grands acteurs géopolitiques à travers l'Histoire (Bonaparte, Churchill, De Gaulle, Staline...) et ambitionne de faire aimer cette matière en 200 entrées percutantes. Passionné depuis toujours par la géopolitique, l'auteur se fait l'avocat d'une démarche intellectuelle devant permettre aux diplomates d'anticiper les crises, aux entrepreneurs de bien évaluer les risques, et à tous les citoyens de mieux comprendre la complexité du monde.
En matière de relations internationales, que signifie être "réaliste" ou "libéral" ? L'Etat en reste-t-il le principal acteur ? Les démocraties sont-elles moins enclines à faire la guerre ? Ces questions et bien d'autres sont au coeur des théories des relations internationales, dont ce livre offre un panorama : réalisme, libéralisme, transnationalisme, constructivisme, marxisme, féminisme, postpositivisme, postcolonialisme, approches bureaucratiques, psychologiques et mixtes... Autant d'outils permettant de donner du sens à l'actualité.
Résumé : "On ne fait pas de bonne diplomatie sans bons déjeuners" , disait Talleyrand. De François I ?? à la COP 21, la France a reçu à sa table les grands du monde entier : Henri VIII, les Médicis, Churchill, Khrouchtchev, les Kennedy, Adenauer, le Shah d'Iran, Arafat ou encore la reine Elizabeth II. Des historiens de renom racontent, comme si on y était, chacun de ces repas diplomatiques qui ont marqué l'Histoire. Parallèlement, Thierry Marx, Yves Camdeborde, Ghislaine Arabian, Alain Passard et d'autres grands chefs d'aujourd'hui ont commenté les menus de ces banquets et réinventé les recettes des plats servis à l'époque. Un livre qui raconte sous un nouveau jour la passionnante histoire des relations de la France avec le monde tout en célébrant l'art de la gastronomie française.